Coucou à tous ! Joyeux Noël un peu en retard ! J'ai ENFIN fini mon chapitre, comme je pars demain en vacances je voulais absolument le publier avant, donc voilà...

 

Chapitre 22: Couples en série... 

 

Appartement des filles, chambre d’Agathe

Je m’éveille seule dans mon lit, Harry est parti je ne sais où.  Je m’étire longuement avant de me lever. Il doit être dans la cuisine.  Je m’approche et je distingue trois voix, trois hommes qui sont en train de discuter : Mark, Erik et Harry. Je m’arrête dans le couloir sans me faire voir, j’ai envie d’écouter ce qu’ils disent.

-          … profité hier soir les gars ? (Harry)

-          Ah bah ça c’est clair (Erik)

-          En même temps ça va faire quatre mois que je l’avais pas vu, c’est beaucoup trop… (Mark)

-          T’es trop chou mon cœur (Erik) et toi Harry t’en es où avec Agathe ?

Je ne veux pas entendre la suite, il est temps que je me montre. J’entre dans la pièce au moment où Harry s’apprête à répondre. Il lève la tête, me regarde, sourit et viens me rejoindre. Il glisse ses doigts dans le creux de mon dos et m’embrasse doucement. Je me laisse faire, c’est agréable, et ça m’a manqué même si son absence n’a duré que quatre jours. Je vais ensuite faire la bise à Mark et serrer Erik dans mes bras. Harry m’a préparé mon petit déjeuner et je n’ai plus qu’à m’installer à table.

Appartement des garçons, chambre de Niall

Quel bonheur de pouvoir observer Perola qui dort. J’effleure du bout des doigts son ventre. On commence à sentir le bébé bouger par moment. Notre petite fille. Elle sera magnifique.

-          Mmmmh ? Niall arrête ça chatouille…

-          Désolé mon cœur je voulais pas te réveiller…

-          C’est pas grave. De toute façon on risque d’avoir une journée chargée.

-          Sûrement. J’ai le droit à un bisou avant de me lever ? Je vais nous chercher le petit déjeuner.

-          Viens-là !

Elle pose ses deux mains dans ma nuque et me fait basculer vers elle. Instinctivement nos lèvres se trouvent, nos langues se mêlent. C’est agréable.

Appartement des garçons, cuisine

Perrie est installée à table, en train d’engloutir des céréales et du lait, on est rentrés à deux heures et demie du matin et on s’est endormis, morts de fatigue.  Je suis en train de me préparer une grande tasse de café, ça m’aidera à me tenir éveillé. Louis et Eleanor arrivent, main dans la main, souriants. Je ne sais pas comment ils font pour sourire tout le temps comme ça. Mais ça fait plaisir à voir. Je fais un rapide câlin aux deux qui s’installent à table. J’ouvre le placard et en sort deux bols ainsi que leur paquet de céréales, avec leur nom marqué dessus. On est obligés de marquer le nom de chacun sur les paquets de céréales sinon c’est le bordel et chacun gueule le matin en ne trouvant pas son paquet. Les amoureux se servent leur petit-déjeuner et commencent à manger en silence. Le moins qu’on puisse dire c’est que c’est calme ce matin dans la cuisine.

-          SALUUUUT !

Ah ça c’est sûrement Niall ! Je me retourne et aperçois le blondinet entrer dans la cuisine. Je le serre rapidement dans mes bras comme tous les matins et il se met à préparer un plateau pour son petit-déjeuner mais sûrement aussi pour celui de Perola.

-          Niall ?

-          Ouais ?

-          Pourquoi tu voulais pas nous le dire pour le non-avortement de Perola ?

Niall arrête de trancher la brioche qu’il était en train de trancher et lève les yeux vers moi. Il ne semble pas savoir quoi répondre. Pourtant je veux savoir…

On a tous levé la tête de notre bol. Mais quelle mouche a piqué Zayn ? Si Niall nous a caché la grossesse de Perola c’est qu’il a ses raisons.

-          Je… euh…, commence Niall, je crois que j’avais peur d’être jugé.

-          Jugé ? Mais pourquoi ?

Niall est complètement déstabilisé par les questions de Zayn et je le comprends.

-          J’avais peur que tout le monde se dise que je suis trop jeune pour devenir papa. Et comme j’étais moi-même pas très sûr, je me sentais pas prêt à être père j’ai préféré vous le cacher pour éviter de me faire charrier et pour éviter les questions embarrassantes.

-          Au fait, reprend Zayn, tu nous as pas dit… fille ou garçon ?

Niall fait un immense sourire et prend son temps avant de répondre.

-          C’est une petite fille…

Le sourire de Niall fait plaisir à voir. Il va être papa, c’est vraiment génial pour lui… Zayn lui fait un gros câlin et Niall continue à préparer le petit déjeuner pour lui et sa belle en silence.

-          Bonjour tout le monde ? bien dormi ?

Karen entre dans la pièce et viens nous faire la bise à tous, Geoff la suit de près en faisant de même. Ils ont l’air assez reposés et tant mieux, ils risquent de devoir aider Liam beaucoup ces prochains jours.

Chambre d’Amy, maternité de l’hôpital de Londres

C’est notre fils qui nous a réveillés ce matin, à sept heures tapantes. J’ai sursauté en l’entendant pleurer et je me suis cassé la gueule de la chaise où je dormais. Le bruit conjugué aux pleurs de notre enfant a réveillé Amy. Elle donne maintenant le sein au bébé tout en m’observant. J’aurais un bleu sur les fesses c’est tout, plus de peur que de mal. La nuit a été courte, mais ça a été la plus belle de toute ma vie. Notre fils est si mignon…

-          Ça va Liam ?

La douce voix d’Amy me sort de ma rêverie.

-          Oui mon cœur, ça va.

Je l’embrasse furtivement puis je prends notre fils dans mes bras puisqu’il a fini son petit déjeuner. J’ai faim moi aussi, mais il passe avant moi. Il babille joyeusement, il n’a pas l’air décidé à se rendormir.

-          Donne-le moi et va nous chercher un truc à boire et à manger aussi s’il-te-plaît. Je ne suis pas sûre que le plateau repas soit très à mon goût.

-          Je vais aller voir ça. Et quand je reviens faudra sérieusement qu’on réfléchisse à lui donner un prénom.

-          C’est prévu, dit-elle en souriant

Je l’embrasse longuement avant de descendre direction la cafétéria.

J’ai faim. Je suis fatiguée aussi, la nuit a été très courte. Et puis j’ai hâte d’être fixée sur la véritable identité du père de mon enfant. J’espère qu’il est de Liam, je l’espère du fond du cœur, mais quelque chose tout au fond de moi doute de cela. Et j’ai peur de savoir. Mais il faut que je le sache. Je refuse d’élever mon enfant en ayant des doutes sur sa paternité. Mais quoiqu’il arrive pour moi Liam est le père de mon fils, celui qui l’élèvera toute sa vie durant, celui qui ira courir avec lui quand il sera ado, qui jouera au foot avec lui, celui qui l’emmènera se goinfrer au fast-food pendant que je les attendrai à la maison…

Magasin de puériculture, centre-ville de Londres

-          Bon Agathe tu te décides ? On prend le nounours ou l’éléphant ?

-          Je sais pas choisir, ils sont trop chou tous les deux…

-          Alors on prend les deux, dis-je en souriant

-          Trop cool !

Elle me sourit et me vole un baiser. On a décidé d’aller acheter une peluche pour le fils de Liam et Amy, mais on a galéré à trouver un magasin qui soit ouvert à à peine huit heures du matin. Heureusement on a trouvé. Mark et Erik sont venus avec nous et ont porté leur choix sur un petit ouistiti. Je sens que leur fils va avoir une véritable ménagerie… Enfin bon. Nous payons et sortons. L’hôpital est à une petite vingtaine de minutes à pied, ça nous fera du bien de prendre l’air. Erik est en train de nous raconter comment ses parents ont réagi à l’annonce de la naissance de leur petit-fils. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils n’ont pas été tolérants.

Appartement des garçons, chambre de Niall

Perola m’attend, assise sur le lit, elle caresse doucement son ventre.

-          Je sais pas ce qu’elle a aujourd’hui mais elle arrête pas de gigoter. Elle doit être contente de pouvoir entendre la voix de son père.

-          C’est possible. Allez à table !

Je pose le plateau sur le lit et vais m’assoir juste dans le dos de ma petite-amie. J’enroule mes bras autour de sa taille, je pose les deux mains bien à plat sur son ventre. Effectivement notre fille bouge plutôt pas mal. C’est assez nouveau pour moi ces sensations. Il y a deux mois quand je suis rentré une semaine dans ma famille pour voir Perola entre autres elle ne bougeait pas encore. Et dire que dans moins de trois mois elle sera là, avec nous.  J’ai hâte maintenant. J’ai envie de la tenir dans mes bras, envie de la voir, envie de la cajoler.  Perola mange comme une morfale, un peu tout et n’importe quoi mais Greg m’avait prévenu, elle a des envies très bizarres, des envies de femme enceinte.

Cafétéria de l’hôpital

J’ai pris un thé pour Amy et un café pour moi, et je lui ai aussi pris une barre chocolatée, je sais qu’elle adore ça. Je remonte tranquillement quand j’aperçois une silhouette familière dans l’escalier.

-          Nicola ?

Ma sœur se retourne et me sourit.

-          C’est cool que tu sois là. Comment ça se fait que tu passes aussi tôt ?

-          J’ai une demi-journée de repos alors je suis passée tôt pour avoir le temps de rentrer à la maison après.

-          Pas de souci. T’as eu les parents au téléphone ?

-          Non.

-          Alors tu sais pas que c’est un petit garçon ?

-          C’est vrai ? Mais c’est trop bien ! Tu m’as toujours dit que tu voulais un fils…

-          Ouais sauf que je ne pensais pas qu’il arriverait comme ça.

-          Tu m’étonnes !!

Elle rigole au moment où on arrive devant la porte de la chambre d’Amy. Je lui fais signe d’entrer parce que j’ai les mains occupées par les gobelets.

-          Salut, dit ma sœur en rentrant dans la chambre

-          Hey… salut ! répond ma femme

Notre fils est de nouveau dans son berceau en train de dormir, et ma femme serre longuement ma sœur dans ses bras.

-          Liam ? Faudrait aller changer notre fils, me dit Amy, l’infirmière a proposé de t’aider si tu veux…, dit ma femme en me faisant un discret clin d’oeil

-          Ok. Faut que j’y aille maintenant ?

-          Vas-y, dit Nicola, je vais pas m’envoler t’inquiètes.

Liam récupère notre fils dans son berceau et l’emmène dans la salle de puériculture.

-          Ça va ?, me demande Nicola

-          Ouais. J’suis un peu fatiguée mais ça va.

-          Par rapport au bébé tu le sens comment ?

-          Ça va être dur, on est pas vraiment prêts mais on va se débrouiller. Liam est un bon père j’en suis sûre.

-          Ouais. Si tu savais le nombre de fois qu’il a pu nous saouler avec ses envies de fonder une famille.

-          Nous aussi il nous a soulés avec ça !

Je me retourne pour voir qui vient de dire ça, c’est Harry. Il est accompagné d’Agathe et de mon frère et son copain. Erik se jette sur moi et me serre très fort dans ses bras. Je suis contente de le voir. Il m’a manqué mon grand frère !! Nous nous étreignons un très long moment, sans rien dire. Lorsqu’il s’écarte enfin de moi je vois qu’il a les yeux humides, je lui dis alors à voix basse :

-          Qu’est-ce qui se passe ?

-          Rien. Je suis heureux pour toi c’est tout.

-          Mais oui bien sûr. Je te crois pas Erik.

-          Pourtant tu devrais. C’est merveilleux que tu sois devenue maman…

-          Merci.

Il s’éloigne et laisse les autres venir me dire bonjour, il va saluer Nicola pendant ce temps-là.

-          Salut, dit Mark, ça va depuis euh… tôt ce matin ?

-          Ouais.

-          Erik et moi on a acheté ça pour ton fils

Il me tend un petit ouistiti et j’éclate de rire, c’est trop mignon.

-          Merci les gars !!

-          Et nous on lui a pris ça à ton fils, dit Agathe en me présentant deux peluches

Un éléphant et un nounours. Trop mignon tout ça.

-          Merci beaucoup.

Je les serre rapidement dans mes bras au moment où Liam revient.

-          Alors ?, dis-je

-          Alors notre fils à peine né remplis déjà ses couches…

On éclate tous de rire et Liam propose à sa sœur de prendre notre fils dans ses bras. Elle accepte et Liam installe notre bébé dans les bras de sa sœur, ravie.

Appartement des garçons, chambre de Niall

Bien évidemment ce qui devait arriver arriva et notre petit déjeuner à quelque peu dérapé. Vu le monde à l’appart on essaye de faire le moins de bruit possible mais on est tellement heureux de se retrouver que c’est presque impossible. J’ai enlevé à Perola son t-shirt en m’apercevant qu’elle ne porte rien en dessous. Je souris et laisse ma bouche s’égarer à la fois sur sa poitrine et sur son ventre. Elle gémit doucement à chaque fois que ma bouche s’aventure sur ses tétons ce qui me fait bien rire.

Appartement des garçons, cuisine

Karen et Geoff sont partis direction l’hôpital, Eleanor et moi on a décidé qu’on y passerait plus tard dans la journée, tout comme Zayn et Perrie. Niall s’est enfermé dans sa chambre avec Perola et visiblement il n’a pas encore compris qu’il a hérité d’un lit qui grince énormément, bref y’a aucun doute sur leurs activités.

-          Vous pensez qu’ils vont faire quoi Liam et Amy avec leur fils ?

Je lève la tête vers Perrie, je ne comprends pas la question.

-          Ils vont vivre ici ou chez Amy ? ou ailleurs ?

-          J’en sais rien, dis-je, pas ici, enfin je pense pas même si à la base notre appart’ était prévu pour que ce genre de choses arrive. Mais chez Amy y’a plus de place. Et ça dérangera moins aussi.

-          Et puis comme Harry et Agathe sont réconciliés ils pourraient venir ici et comme ça Amy et Liam auront un appartement rien que pour eux, dit Zayn

-          Euh… ouais. J’suis pas encore sûr qu’ils en sont là dans leur relation.

Nous éclatons tous de rire. C’est vrai qu’entre eux c’est un peu le jeu du chat et de la souris.

Chambre d’Amy, maternité

Liam a publié à l’instant sur twitter une photo de sa sœur avec notre fils dans ses bras. En quelques minutes les premières réactions arrivent, comme il m’a confié son téléphone c’est moi qui les reçoit, la majorité sont positifs et la question qui revient le plus souvent c’est quel prénom nous lui avons donné. Le problème c’est qu’on a pas vraiment eu le temps d’en parler rien que tous les deux. Et je veux pas en parler devant tout le monde. Je souris en observant Liam s’occuper de son fils. En moins de 24h il s’est métamorphosé en papa, c’est impressionnant. Nicola a eu ses parents au téléphone, ils ne devraient plus tarder à arriver. Harry discute avec Mark et Erik et Agathe s’est assise au bord de mon lit et on discute à voix basse d’elle et Harry :

-          J’ai vraiment envie de me rapprocher encore plus de lui mais j’ai du mal à oublier ce qu’il m’a fait…

-          Ouais je comprends. Mais pour une fois écoutes ton cœur Agathe. Tu l’aimes ça crève les yeux. Alors essayez d’aller de l’avant.

-          Ouais on va essayer de faire ça. Il a dit que tout à l’heure on allait manger au restaurant et après il m’a promis une surprise, je sais pas du tout à quoi m’attendre.

-          Je sais pas non plus mais connaissant Harry il va te faire un truc trooooop romantique.

On éclate de rire toute les deux.

Il faut que je commence à mettre notre plan à exécution. On a besoin du sang d’Harry.

-          Erik ? Tu veux prendre un peu ton neveu ?

-          Ouais je veux bien.

Je mets mon fils dans ses bras et lui et Mark commence à le câliner doucement. Ils sont trop mignons. Mais ils ne connaîtront jamais ce bonheur-là.

-          Hazza ? Viens avec moi deux minutes faut que je te parle.

Je prends Harry par les épaules et l’amène dans le couloir.

-          Bon écoute, tu vas me prendre pour un taré Harry mais on s’est dit hier avec Amy que on avait tous pas mal merdé ces derniers temps niveau sexe et que ça serait bien qu’on fasse nous les garçons un test de dépistage du sida.

-          Tu te fous de moi ?

-          Non non je suis sérieux.

-          Tu l’as fait toi ?

-          Ouais, tout à l’heure quand j’ai été changer mon fils. Et ça serait vraiment bien que vous le fassiez aussi. Mais je veux pas que les filles en soient témoins, je pense pas qu’elles aient eu tant d’aventures que ça en dehors de leurs couples.

-          Exact. Je veux bien le faire si ça peut te faire plaisir.

-          Ok génial merci Hazza ! L’infirmière au bout du couloir, la blonde, elle t’attend pour te faire une prise de sang. Et les résultats arriveront dans la semaine.

-          Ok.

Il s’éloigne dans le couloir et je souris. Ça marche comme sur des roulettes. J’ai profité d’aller changer mon fils ce matin pour discuter du plan qu’Amy et moi avions mis au point hier, et l’infirmière  avait promis de nous aider et je lui avais dit que je lui enverrais mes amis au fur et à mesure de la journée. Et puis comme ça on fait d’une pierre deux coups, le test de paternité et le dépistage du VIH parce que c’est important aussi. Je rentre dans la chambre de ma femme, aussitôt Agathe pose des yeux sur moi interrogateurs, elle se demande sûrement où est passé son copain.

-          Tu lui demanderas de t’expliquer, lui dis-je, il sera vite là. Ça va les garçons ? Il gigote pas trop mon fils ?

-          Notre fils, me rectifie Amy

-          Non ça va, dit Erik, il est vraiment trop mignon. Vous allez être heureux avec lui.

On toque à la porte et mes parents entrent dans la chambre, suivis de près par Harry.

-          Oula, dit ma mère, ça fait beaucoup de monde là…

-          On s’en va nous, dit Agathe en faisant la bise à ma femme, on reviendra en fin d’après-midi. Elle me serre rapidement dans ses bras et prend son petit-ami par la main pour sortir de la chambre.

-          On va vous laisser aussi, dit Mark, mais avant Liam il faut que tu récupère ton fils

-          Je le prends, dit mon père avec un immense sourire.

Mon père prend son petit-fils dans ses bras et les deux jeunes hommes, main dans la main nous disent au revoir avant de partir. On se retrouve en famille. Ma deuxième sœur, Ruth, a dit qu’elle essayerait de passer en fin d’après-midi mais elle est très prise par son boulot.

Appartement des garçons, salon

Je m’apprête à lancer une partie de jeu vidéo avec Zayn et Eleanor (parce que oui j’ai une petite amie qui joue aux jeux vidéo et c’est génial !) quand notre téléphone fixe sonne. Comme d’habitude on se précipite à celui qui l’attrapera le plus vite Zayn et moi. C’est moi qui gagne mais je mets le haut-parleur. C’est Liam qui téléphone.

-          Salut Louis, je me demandais si vous pouviez passer toi et Zayn et Niall aussi à l’hôpital ce matin parce que je pense que cet après-midi Amy va dormir, elle est crevée et du coup comme je sais que vous allez passer bah ça serait bien que ce soit maintenant.

Je regarde Zayn qui lève le pouce en l’air.

-          Ok pour Zayn et moi, par contre pour Niall je te garantis rien, lui et Perola sont en train de… enfin tu vois quoi.

-          Ouais je vois. Je vous attends les mecs. Merci.

Je raccroche et dit :

-          Bon bah je crois que la partie de Mario c’est mort pour ce matin. Tant pis on jouera cet aprèm. Qui se dévoue pour aller chercher Niall et Perola ?

-          Moi, dit Perrie en entrant dans la pièce.

Appartement des garçons, chambre de Niall

Woooow. Faire l’amour avec lui m’a fait tellement de bien ! Son corps m’avait cruellement manqué durant ces quatre mois. Et je me souviens que lorsqu’il est rentré chez lui il y a deux mois on n’avait même pas pu passer la nuit ensemble, par manque de temps. Il est allongé à côté de moi, les deux mains posées sur mon ventre, ses lèvres pressées juste à côté de mon nombril. Il profite. Il profite de sa fille qui sera bientôt là. Je trouve ça trop mignon. Je le sens murmurer des mots, il parle à notre fille, c’est vraiment chou. On toque à la porte mais Niall ne bouge pas. Je remonte alors le drap sur nos corps nus et je dis :

-          Oui ?

-          C’est Perrie, faudrait que vous vous bougiez, Liam aimerait qu’on passe tous ce matin plutôt que cet après-midi à l’hôpital.

-          Ok. Vous nous attendez pour partir ? On est là dans vingt minutes maximum.

-          D’accord.

J’entends Niall soupirer puis dire :

-          J’aurai préféré passer du temps avec toi.

-          On aura tout l’après-midi rien que pour nous deux…

-          Promis ?

-          Juré…

Il embrasse mon ventre puis enlève le drap d’au-dessus de nous et se lève pour nous chercher des habits.

Chambre d’Amy, maternité

C’est cool que Liam ait réussi à convaincre Harry de faire son dépistage VIH, au moins on a son sang.

-          Ça va Amy ? T’as pu dormir un peu ?, me dit Karen

-          Ouais un peu. Mais pas beaucoup il nous a réveillés à sept heures ce matin…

-          Ça risque d’être comme ça souvent, dit Geoff, je me souviens que Liam n’a pas fait ses nuits avant ses onze mois. Ça devenait un cauchemar pour nous.

Liam rigole doucement, quand on le voit comme ça on ne dirait pas qu’il a été un gosse un jour. Il semble si mature, si adulte.

-          Et vous lui avez trouvé un prénom ? reprend Karen

-          Non pas encore, dit Liam, on n’a pas eu le temps d’en parler, mais avant ce soir ça sera trouvé. Enfin j’espère.

-          Oui Liam ça sera trouvé…

Je prends la main de mon mari, assis au bord de mon lit. Il observe ses parents et sa sœur tout doucement en train de s’occuper de notre fils.  Je suis heureuse qu’on ait fondé notre propre famille. Vu le modèle familial que j’ai eu je ne pensais pas en être capable un jour. Et pourtant…

Centre-ville de Londres

Erik et Mark sont partis se balader dans la ville, ils ont besoin d’être ensemble. Harry a entrelacé ses doigts aux miens et on se promène tranquillement. On est en train de flâner au bord de la Tamise, exceptionnellement il fait beau à Londres et le soleil nous réchauffe un peu de ses rayons. Ça m’a manqué de passer du temps avec Harry. Mais je sais aussi que ce temps-là ne sera pas que pour moi, en pleine rue on va forcément se faire arrêter par des fans. Mais je m’en fous. Il est avec moi, je suis avec lui et c’est vraiment génial.

Je me sens bien avec elle. Je l’aime. Oui j’ai merdé mais je l’aime. Mon téléphone sonne dans ma poche, putain on ne va pas nous laisser nous balader un peu tranquillement ? Je ne connais pas le numéro mais je décroche.

-          Allô ?

-          Je savais que j’avais bien fait de te piquer une carte de visite…

-          Euh… vous êtes qui ?

-          Qui je suis ? La meuf que tu as honteusement viré de ta chambre il y a une semaine. Tu sais, celle avec qui tu as trompé ta copine.

-          Sophia ?

Mais qu’est-ce qu’elle me veut ? Agathe m’a lâché la main et me regarde, visiblement très énervée.

-          Ah, tu te souviens de mon prénom maintenant. De toute manière il va bien falloir, je suis enceinte de toi.

-          Quoi ? C’est pas possible…

-          Si Harry.

-          J’y crois pas.

-          Tu vas pas avoir le choix. Rendez-vous à 13h dans le hall de l’hôtel où on s’est rencontrés, si tu n’es pas là je balance tout à la presse…

-          Putain…

Elle a raccroché avant que j’ai pu ajouter quoi que ce soit. Putain mais dans quelle merde est-ce que je me suis foutu ? Agathe me fusille du regard et lorsque je la vois tourner les talons je l’attrape par la taille et lui dit :

-          Attends, c’est pas ce que tu crois.

-          PAS CE QUE JE CROIS ? TU TE FOUS DE MOI HAZZA ?!? J’CROYAIS QU’ELLE ET TOI C’ETAIT QU’UNE HISTOIRE D’UN SOIR !!!

-          Oui. C’est le cas. Elle a récupéré mon numéro je sais pas où et elle prétend être enceinte de moi.

-          Quoi ? attends attends, elle t’as dit quoi ?

-          Elle m’a fixé un rendez-vous et elle a dit que si j’y étais pas elle balançait tout aux journalistes.

-          Tu vas y aller ?

-          J’ai pas le choix. Mais j’aimerai que tu viennes avec moi, je refuse de me retrouver face à elle sans toi. Et puis comme ça tu verras qu’elle ne représente rien pour moi.

-          Je veux pas venir. Si je viens je lui foutrai mon poing dans la gueule.

-          S’il-te-plaît Agathe. J’ai besoin de toi…

Je la regarde d’un air suppliant, je ne veux pas y aller sans elle. Je ne peux pas y aller sans elle.

-          Ok mais seulement parce que cette histoire de grossesse est louche. Ça me paraît tôt pour qu’elle le sache déjà.

-          J’crois que c’est possible. Mais on verra ça… Tu m’en veux ?

-          Ouais. Tout ce qui la concerne me rend malade mais je t’aime et t’as l’air sincèrement désolé de ce qui nous arrive. Alors je fais un effort.

-          Merci. Je t’aime…

Je me prends alors à faire quelque chose de complètement fou en pleine rue : je la prends dans mes bras et je l’embrasse. Je m’attendais à une nouvelle crise de sa part, elle n’en a pas fait (ou presque pas). Mais si Sophia est bel et bien enceinte de moi ça craint. Mais c’est vrai que ça semble bizarre. Enfin bon, on verra, il nous reste deux heures pour traverser la ville, on en profitera pour s’arrêter manger.

Chambre d’Amy, maternité

Liam est descendu raccompagner sa sœur et je me retrouve seule avec mon fils et ses parents.

-          Vous avez pas eu le temps de réfléchir à grand-chose hein ?, me dit Geoff

-          Pas vraiment non. Mais on fera ça tout à l’heure.

-          On se disait, commence Karen qui tient mon fils dans ses bras, que cet après-midi on pourrait aller avec Liam acheter quelques affaires pour votre fils, genre un lit des couches des biberons des bavoirs et tout ce genre de choses…

-          Euh oui ça pourrait être une bonne idée. J’en profiterai pour me reposer.

J’ai retrouvé mes amis sur le parking après avoir laissé repartir ma sœur. Je suis contente d’avoir vu Nicola, elle est vraiment heureuse pour moi et ça c’est cool. Mes amis sont tous venus me serrer dans leur bras sur le parking et Louis m’a glissé à l’oreille :

-          On a forcé les paparazzis à déguerpir mais ils reviendront donc faites gaffe à vous.

-          Promis.

On monte alors jusqu’à la chambre d’Amy. Mes parents sont en pleine discussion avec elle et lorsque nous entrons ils en sont à disserter sur l’utilité ou pas d’une table à langer. Et bah ça promet.  En même temps c’est vrai qu’on a rien du tout pour s’occuper du bébé.  Chacune des six personnes qui me suit va serrer Amy dans ses bras et embrasse notre fils sur le front.

-          Les garçons ? J’peux vous parler ?, dis-je

-          Euh ouais, dit Niall

Les trois garçons me suivent dans le couloir sous l’œil intrigué de leurs petites amies. Il est temps pour moi de réitérer mon mensonge. En espérant que ça marche.

Je ne sais pas où sont partis les garçons mais je m’en fous. Amy regarde mon ventre avec intérêt.

-          T’en es à combien ?

-          J’accouche dans moins de trois mois…

-          Fille ou garçon ?

-          Fille. Niall est surexcité…

-          J’le comprends. Bon sinon El’, Pez’ ça va ? On a pas eu beaucoup le temps de discuter hier soir.

-          Ouai ça va, me dit Perrie, par contre toi t’as une tête horrible t’as pas du dormir beaucoup.

-          Non pas vraiment, dit Amy en souriant, et toi El’ ?

-          Mhh ? ça va ? Désolé j’étais occupé à regarder ton fils avec ses grands-parents. Il a pas l’air fatigué lui…

-          J’ai peur qu’il soit aussi hyperactif que son père, dit Amy

Nous éclatons tous de rire, c’est vrai que Liam est quelqu’un qui bouge tout le temps. Exactement le contraire de Niall.

Yes ça a marché, je suis trop content, on est tous les quatre en train de se faire prendre notre sang (j’ai menti à Harry j’ai pas vraiment eu le temps de le faire ce matin).

Liam a vraiment des idées bizarres. Un test VIH, n’importe quoi. Remarque, après mes quelques incartades avec Louis il vaut peut-être mieux vérifier. De toute façon ça ne peut pas me faire de mal, et puis c’est qu’une simple prise de sang. Mais Liam est vraiment bizarre. Il avait l’air trop sûr de lui quand il nous a demandé ça. Il nous cache quelque chose c’est sûr. Dès qu’on y est tous passés on retourne vers la chambre d’Amy, seul Liam reste discuter avec l’infirmière.

-          Vous pensez qu’on aura les résultats quand ?, dis-je à voix basse

-          En fin d’après-midi, me répond l’infirmière, essayez de prévenir votre femme que ce soit pas trop un choc pour elle.

-          D’accord. Merci beaucoup d’être entrée dans notre jeu.

-          De rien.

-          Vous faites quand même le dépistage sida hein ?

-          Oui oui. Comme ça vous aurez les résultats et vos amis y croiront.

-          Génial j’vous adore !

Je la serre rapidement dans mes bras puis je retourne dans la chambre de ma femme. Notre fils est maintenant dans les bras de Perrie qui le berce doucement. Elle a les yeux qui brillent et Zayn la regarde d’un air méfiant. Une envie de bébé non partagée ? Il faudra que je demande ça à Zayn tout à l’heure.

-          Liam ?

-          Oui mon cœur ?

-          Tu devrais y aller, me dit Amy, tes parents veulent aller faire les magasins avec toi. Profites-en pour aller manger avec eux, c’est pas si souvent que tu le peux…

-          Tu crois ?

-          On s’occupe d’elle, dit Louis, file Liam, profites-en.

Je vais embrasser ma femme assez longuement sur la bouche, j’embrasse doucement mon fils sur le front, je prends ma veste et mes parents et moi on file. Amy a raison, ça me fera du bien.

J’observe ma fiancée avec le fils de Liam et Amy dans les bras. Elle semble assez émue, un peu envieuse aussi. Mais je suis clairement pas prêt à fonder une famille. Il faudra vraiment qu’on mette ça au point elle et moi. Mais c’est vrai que leur fils est mignon.

-          Il a un prénom ? demande Louis

-          Pas encore, dit Amy

-          T’as pas déjà une petite idée ?, dit Niall

-          Absolument pas, dit Amy, et puis de toute façon faut que j’en parle avec Liam d’abord…

Perola se tourne vers moi et me glisse à voix basse :

-          Niall ? J’ai la dalle !

-          Tu veux manger quoi ?

-          Une pizza qui dégouline de fromage et des fraises.

-          Euh… ouais… tu veux qu’on s’en aille ?

-          Pas tout de suite mais on va pas tarder j’ai vraiment la dalle.

Je suis placé debout derrière Eleanor, j’ai mes bras autour de sa taille et je lui glisse à l’oreille :

-          Ça te donne pas envie de faire un bébé tout ça ?

Elle se retourne vers moi et me fous une gentille baffe.

-          Oublie tout de suite cette idée. On est trop jeunes et tu sais ce que j’en pense.

-          Oui mon cœur. J’ai quand même droit à un bisou ?

-          Oui…

Elle m’embrasse à pleine bouche, j’en profite, on se voit pas souvent, et j’adore toujours autant l’embrasser. Ma copine à les lèvres douces, mais Zayn a les lèvres plus douces.  Oula, non il ne faut pas que je pense à ça. Et pourtant ça me manque un peu… Mais qu’est-ce que je raconte ? Putain j’suis con…

-          Euh, excusez-moi, je veux pas vous mettre dehors mais je suis crevée et j’aimerai bien dormir un peu, dit Amy en rougissant

-          Pas de problème, dit Perrie, je te rends ton fils

-          Merci, dit Amy, et désolé de vous mettre à la porte comme ça. Mais c’est vraiment sympa d’être passés.

Perrie dépose le bébé dans les bras d’Amy et lui fais la bise, comme nous tous. Nous quittons ensuite la pièce, non sans avoir fait promettre à Amy de nous appeler si elle voulait nous voir.

Je suis vraiment honteuse de les avoir foutu dehors comme ça mais je tombe de fatigue. Sauf que si je veux pouvoir dormir il va falloir que j’amène mon fils aux infirmières, donc que je me lève. Je commence par poser le petit garçon endormi dans son berceau. Je me redresse ensuite dans le lit et tente de réajuster ma chemise d’hôpital pour qu’elle me couvre au maximum puis je me lève. Je prends tout doucement mon fils et le garde tout contre moi. Cette sensation est merveilleuse. Je ressens quelque chose d’indéfinissable pour lui. Je me dirige vers le couloir avec mon fils dans les bras, et lorsque j’arrive au bureau des infirmières la jeune infirmière qui est dans la confidence de mes doutes m’accueille.

-          Mademoiselle ? Un problème ?

-          Y’a une pouponnière où je peux coucher mon fils ? Je suis épuisée et je voudrais dormir un peu.

-          Oui bien sûr. C’est au bout du couloir. Est-ce que votre mari vous a dit pour les tests ADN ?

-          Euh non.

-          Les résultats arriveront en fin d’après-midi normalement.

-          Déjà ?

-          Oui. Je viendrais vous les apporter moi-même.

-          D’accord merci…

Je me dirige avec mon fils vers la pouponnière. Mon petit ange s’est endormi dans mes bras. Une infirmière est là, elle se propose de m’aider. On commence par changer la couche de mon fils, puis par lui mettre des vêtements propres. Elle me dit ensuite :

-          C’est quand la dernière fois qu’il a mangé ?

-          Euh… tôt ce matin je crois.

-          Alors il ne devrait pas tarder à se réveiller, je lui donnerai un biberon si vous êtes d’accord comme ça vous n’aurez pas à vous relever.

-          Merci beaucoup…

Je couche mon fils dans l’un des berceaux, l’embrasse sur le front et retourne dans ma chambre.  Je suis vraiment fatiguée, je m’allonge et m’endors quasi immédiatement.

Restaurant d’un grand hôtel de Londres

-          Hazza finit ton dessert s’il-te-plaît.

-          J’ai pas faim…

-          Hazza… S’il-te-plaît…

Il reprend une cuillère de glace puis pose la cuillère dans la coupe et la pousse vers moi.

-          Finis-la si tu veux j’en veux plus…

-          Harry ! T’as rien mangé…

-          Désolé mais ça me stresse son histoire de grossesse là.

-          Je sais. Moi ça m’inquiète et ça m’énerve. Mais au moins j’ai mangé.

-          Désolé. Je vais aux toilettes je reviens…

Bon je ne vais pas me laisser abattre, s’il ne veut pas de sa glace je vais la manger. Finalement on avait décidé de se poser ici comme ça on ira retrouver directement Sophia dans le hall. Et je compte bien protéger Harry, je suis prête à sortir les griffes s’il le faut. Cette fille ne mettra pas le grappin sur Harry. C’est quand même bizarre son histoire de grossesse, surtout à peine une semaine après. Mais on va tirer ça au clair.

Appartement des garçons, cuisine

On est rentrés et on attend les pizzas qu’on a commandées. Louis et Eleanor sont partis faire quelques courses en ville et Zayn et Perrie ont proposé de passer à la supérette du coin pour acheter des fraises pour Perola. C’est sympa. Ma copine est assise à table, elle caresse distraitement son ventre. Elle a un peu remonté son t-shirt pour être à même sa peau.

-          Elle arrête pas de bouger, ça commence à m’inquiéter.

-          Calme-toi ma puce. Ça va passer, c’est juste qu’on a eu beaucoup d’émotions depuis hier. Si ça va pas mieux demain on passer à l’hôpital voir ce qu’il en est.

-          D’accord.

-          T’inquiètes pas Perola, tout va bien…

Elle me sourit, visiblement j’arrive bien à la rassurer.

Dans les rues du centre-ville

Je me promène main dans la main avec Eleanor quand son téléphone sonne. Elle le regarde, pâlit, s’excuse et s’éloigne un peu pour répondre. Qu’est-ce qu’elle me cache ? Sûrement pas grand-chose, enfin j’espère. Je ne vais pas m’inquiéter pour ça… Je n’ai pas envie de m’inquiéter pour ça. Elle revient quelques minutes plus tard en souriant, me vole un baiser puis nous reprenons notre route. On a mangé vite fait un sandwich et là on va faire les magasins, je vais acheter plein de fringues à ma chérie.

Hall d’un hôtel de luxe, Londres

Il est une heure moins cinq, elle devrait arriver sous peu. Je suis anxieux comme jamais. Agathe a une main dans mon dos, l’autre sur ma cuisse qu’elle caresse doucement. Elle m’embrasse dans le cou, son nez joue avec mes bouclettes, et malgré mon anxiété ça me fait sourire. Je l’aime. Je l’aime à la folie. Je m’en veux de l’avoir trompé. J’ai été tellement con. Je lève la tête et aperçois Sophia dans les escaliers. Elle vient de me repérer, elle s’approche de nous et aussitôt je me lève, je lui serre poliment la main qu’elle me tend, Agathe fait de même en se présentant.

-          Je suis Agathe, la petite amie d’Harry. Je l’aime, il m’aime et tu nous sépareras pas.

-          Ça ça dépendra de ta réaction quand je vous aurais dit ce que j’ai à vous dire.

Nous sommes assis dans des canapés rassemblés autour d’une table basse ou traînent quelques magazines. J’imagine rien qu’un quart de seconde si Sophia et moi on faisait la une de ces magazines, juste parce qu’en trompant ma copine je l’ai mise enceinte. C’est pas possible. Ça n’arrivera pas. Ça ne peut pas arriver.

-          Bon vas-y dis-nous, dis-je, et rapidement, on n’a pas que ça à faire.

Agathe entrelace tout doucement ses doigts aux miens. Elle sait me rassurer quand il le faut.

-          Bon je vais pas y aller par quatre chemins, dit Sophia, Harry tu te souviens quand même qu’on a couché ensemble la semaine dernière ?

Mon petit ami hoche la tête en silence et l’encourage à continuer.

-          Je suis enceinte. J’ai fait une prise de sang il y a deux jours c’est comme ça que je l’ai su. Et j’ai même la photo de ma première échographie pour te prouver que je mens pas.

Y’a un truc dans son histoire qui est louche. Mais je n’arrive pas à définir quoi. Elle sort une série de photos de la poche de son jeans et les pose devant Harry. Il s’en saisit avec des doigts tremblants et l’observe longuement. Il est crispé, tendu, nerveux. Je regarde les clichés d’un peu plus près, il y a la date d’aujourd’hui, et le nom de Sophia, c’est bien son échographie. Sur les clichés on commence à distinguer une forme embryonnaire. Harry essuie une larme au coin de son œil et repose les clichés sur la table, juste devant moi.

-          Tu veux quoi ? De l’argent ?

-          De l’argent ? Oh non j’en ai pas besoin… je veux que tu reconnaisses l’enfant à sa naissance.

-          QUOI ?!? manque de s’étouffer Harry, je peux pas faire ça, il en est hors de question.

-          Tu préfères que je balance tout à la presse ? Si tu reconnais l’enfant ça s’arrêtera là entre nous, je veux juste que cet enfant ait un père… Je ne te demanderai pas de pension, jamais.

-          Sauf qu’Harry ne reconnaîtra pas l’enfant, dis-je soudain, il ne le reconnaîtra pas parce qu’il n’est pas le père de cet enfant…

Je viens de comprendre toute l’histoire.

-          Quoi ? Mais comment tu oses…, commence Sophia

-          JE T’INTERDIS DE MENACER MA PETITE-AMIE ! rugit Harry en se levant

Je le force à se rassoir et je dis :

-          Sophia tu es une menteuse. Je ne remets pas en cause le fait que tu sois enceinte, visiblement ça ne fait aucun doute. En revanche Harry n’est pas le père. Regarde l’échographie Hazza, on voit clairement déjà une forme d’embryon. Et le bébé n’atteint ce stade là qu’au bout de plusieurs semaines.

-          Comment tu le sais ?, dit Harry complètement sous le choc

-          J’ai bien écouté mes cours de biologie.

Il sourit, m’embrasse sur le bout du nez et se tourne vers Sophia :

-          Pourquoi ? Pourquoi t’as essayé de me faire croire qu’il était de moi ?

-          Je… je voulais pas que cet enfant grandisse sans avoir de père alors je me suis dit que tu serais le plus à même de céder à du chantage. J’suis désolée c’était vraiment nul de ma part.

-          Okay. Je… je sais pas quoi dire, dit mon petit-ami, j’suis encore un peu sous le choc là…

Alors Sophia a la réaction la plus inattendue possible : elle fond en larmes. Littéralement. Elle s’effondre en pleurs. Et comme j’ai un cœur et comme il n’y a pas plus de mal que ça (bien qu’elle ait aussi couché avec mon mec) je me précipite vers elle pour qu’elle arrête de pleurer… Ma bonté me perdra.

Appartement des garçons, salon

Je joue avec Niall à Fifa. Perola dort, la tête sur les genoux de son petit-ami et Perrie est partie se reposer dans notre chambre. Comme il n’y a que nous deux capables de discuter nous pouvons en profiter pour parler de choses dont on ne parle pas d’habitude.

-          Excuse mec, je vais te poser une question particulièrement indiscrète mais… comment vous avez réussi à faire l’amour avec Perola vu son gros ventre ?

Niall me regarde et met le jeu en pause.

-          Tu veux savoir quoi ?

-          Bah… dans quelle position vous avez fait ça ?

-          Les petites cuillères, tu vois ce que c’est ?

-          Euh ouais je me représente assez bien. Mais vous pouvez le faire même si elle est enceinte ? Enfin je veux dire y’a pas de risques pour le bébé ?

-          Non y’en a aucun.  Pourquoi tu me poses autant de questions ?

-          Parce que j’ai peur que Perrie veuille un enfant. Je me sens pas prêt à assumer un bébé.

-          Faut que vous en parliez. Pourquoi t’oses pas lui demander ?

-          Parce que je veux pas qu’on s’engueule. Si elle en veut un et pas moi on fait quoi ?

-          Vous parlez et vous trouvez un compromis. Zayn tu va pas pouvoir éviter ça très longtemps, il faut que vous en parliez.

-          Tu crois que je peux y aller maintenant ?

-          Je pense qu’elle n’attend que ça. Vas-y Zayn. De toute façon j’crois que je vais dormir un peu.

Je le serre rapidement dans mes bras et file en direction de ma chambre. Ma petite amie ne dort pas, elle joue sur son téléphone.

-          Perrie ?

-          Mmmh ?

-          Faut qu’on parle.

Elle détache les yeux de son téléphone et me regarde sans vraiment comprendre. Je m’approche d’elle et m’assois au bord du lit. Je lui souris et commence par l’embrasser tendrement.

Hall d’un grand hôtel, Londres

Le spectacle que j’ai sous les yeux est le plus bizarre qu’il m’ait jamais été donné de voir : ma petite amie console la fille avec laquelle je l’ai trompé.  C’est vrai que tout ça m’a un peu pris de court. Et heureusement qu’Agathe était là, sinon je me serais laissée embobiner. Sophia finit par se calmer et dit à Agathe :

-          Pourquoi tu fais ça pour moi ? J’ai couché avec ton mec.

-          C’est une histoire entre lui et moi ça. Pour le moment t’es qu’une pauvre fille en détresse qui a l’air d’avoir beaucoup de problèmes. Tu nous racontes ?

-          Je sais pas qui est le père de cet enfant, j’ai couché avec une quantité d’hommes impressionnantes, j’suis enceinte de trois semaines, y’a grosso modo quatre ou cinq pères potentiels, tous des coups d’un soir. Je regrette pas mais fallait bien que ça arrive à un moment où à un autre. Désolé en tout cas de t’avoir mêlé à ça Harry. Et désolé Agathe d’avoir forcé ton mec à te tromper. Je pense que c’est un type bien et fidèle.

-          C’est pas grave, dit Harry, l’important c’est que la vérité ait été établie avant que je tombe dans le panneau.  Mais laisse-moi contribuer quand même un peu.

Je sors mon portefeuille de ma poche, en sort presque mille livres et les donne à Sophia.

-          Prends-toi un billet d’avion, part loin et refais ta vie là-bas, oublie tout ce que tu as vécu ici et pars, tu le mérites.

-          Je euh… non Harry je peux pas accepter, dit Sophia

-          J’insiste. Prends-les !

Elle prend les billets à contrecœur et les fourre dans sa poche.

-          Pourquoi vous faites ça pour moi ? Vous devriez me détester après tout ce que j’ai fait.

-          On a pour principe de ne jamais détester les gens, dit Agathe, et tu devrais suivre le conseil d’Harry, oublie ta vie d’ici et va vivre ta vie loin d’ici, tu trouveras le bon mec j’en suis sûre.

-          Merci. Je comprends pas pourquoi vous faites ça mais merci.

Sophia serre très rapidement Agathe dans ses bras, puis elle vient me faire un rapide câlin. Elle a encore les yeux rougis de larmes.  Elle s’éloigne ensuite et remonte, sûrement dans la chambre qu’elle occupe dans cet hôtel.

Je regarde Harry en souriant. On a bien géré la crise. Mais j’ai dû prendre énormément sur moi pour ne pas la frapper. Maintenant j’ai besoin d’Harry et de sa tendresse. Il comprend puisqu’il se lève pour me prendre dans ses bras. Ma tête vient se loger au creux de son cou, ses mains prennent la direction de mes cheveux avec lesquels il joue doucement.

-          Merci mon cœur. Je t’aime. Sans toi je me serais fait avoir profondément.

-          Je l’ai fait pour nous Hazza, me remercie pas.

-          Si parce que c’était brillant. Et je sais que t’as du prendre sur toi pour lui parler aussi gentiment non ?

-          Oui. J’ai énormément pris sur moi, parce que je t’aime. Je veux pas te perdre Harry. Alors oui tu m’as trompé mais je ferais avec. Je t’aime Harry, je t’aime…

La pression sur mon crâne se fait plus forte, c’est sa manière à lui de répondre. C’est dingue mais ici, au milieu d’un hall empli de gens qui vont et viennent je me sens comme si nous étions sur une île déserte à des milliers de kilomètres. Je me sens bien. Je l’aime.

Magasin de puériculture, centre-ville de Londres

Mes parents et moi nous nous sommes déjà fait arrêter par plusieurs fans qui voulaient des autographes, des photos ou simplement me féliciter. Ça fait chaud au cœur, je ne pensais pas que mes fans le prendraient aussi bien. On se dirige vers un magasin qui vend des articles en tout genre pour les bébés. Mon père est en train de pianoter sur son téléphone.

-          Papa ? Tu fais quoi ?

-          Une liste de tout ce qu’il faut qu’on achète. Sinon on va en oublier la moitié.

-          Y’en a tant que ça ?

-          T’as même pas idée de ce que c’est que d’avoir un enfant…, me dit mon père en souriant

-          Et pourtant.

-          J’arrive pas à croire que mon fils est déjà papa…

Je souris et passe mon bras autour de ses épaules. Ma mère nous regarde en haussant les sourcils. C’est vrai qu’on est les deux seuls hommes de la maison jusqu’à présent et qu’on a toujours étés très proches avec mon père.

Appartement des garçons, chambre de Zayn

-          Mais pourquoi tu me l’as pas dit plus tôt ?

-          Zayn j’allais pas me pointer un soir en disant : eh au fait mon chéri, je voudrais un enfant…

-          On aurait pu en parler…

-          Je sais déjà ce que tu vas me dire de toute façon…

Elle me fait sa petite bouille renfrognée qui me fait littéralement fondre. Elle sait que je ne résiste pas à ce petite tête là…

-          Perrie me fait pas ça tu sais que j’y résiste pas…

-          Je sais, c’est exactement pour ça que je le fais…

-          Tu es machiavélique…

Elle me fait un immense sourire.

-          Plus sérieusement ma puce, tu veux vraiment un enfant ? De moi ?

-          Bah oui de toi, je vais pas aller faire un enfant avec un autre.

-          Mais… pourquoi ?

-          Pourquoi quoi ?

-          Pourquoi tu veux un enfant ? Pourquoi maintenant ?

-          Parce que je pense qu’on arrive à un âge où il est raisonnable d’avoir notre premier enfant. Et que c’est dans la suite logique des choses Zayn, on va se marier, l’étape suivant c’est d’avoir un bébé. Et je suis sûre que tu feras un très bon père…

-          J’en suis pas très sûr. Je sais déjà pas m’occuper de mes petites sœurs alors un bébé…

-          Tu feras un très bon père Zayn. Et puis tu auras le temps de t’y faire…

-          Tu le veux vraiment vraiment cet enfant ?

-          J’adorerai que tu me fasses un enfant Zayn, mais si tu te sens pas encore prêt on attendra, on a toute la vie devant nous…

-          Merci. Je suis désolé mais pour le moment j’ai un peu de mal, déjà que Liam est papa et Niall bientôt si en plus je te mets enceinte ça va pas le faire…

Elle caresse doucement ma joue en disant :

-          On a tout notre temps. Mais c’était important qu’on en parle…

-          Je sais. Je t’aime Perrie. Et un jour on aura des enfants je te le promets… Mais peut-être pas tout à fait tout de suite…

Appartement des garçons, salon

Je n’arrive pas à dormir, je me sens le devoir de veiller sur ma copine alors je pianote sur mon téléphone tout en caressant son crâne discrètement. Je suis sur twitter quand je tombe sur une photo de moi hier à l’aéroport enlaçant Perola. Elle a beau être prise de loin on me reconnaît clairement et surtout on distingue le ventre bien rond de ma copine. Et merde… Bon de toute façon je ne me faisais pas d’illusions, il aurait bien fallu que je dise tout à un moment ou un autre, mais j’aurais préféré ne pas être contraint à le faire.  Et puis après tout maintenant que notre connard de manager est au courant je n’ai plus à avoir peur de le dire. Parce que j’en suis fier. Je vais être papa.  Je vais être papa ; ces mots sonnent tellement bien.  Je prend rapidement une photo de Perola allongée sur mes genoux, on ne voit pas sa tête mais on distingue bien son ventre rond sur lequel elle a négligemment posé sa main. Je tweet la photo accompagnée d’un rapide message :

« Je vous présente ma petite amie… Et notre petite fille à venir… X. Je vous aime ! »

J’éteins ensuite mon téléphone et le dépose sur la table basse, j’ai pas vraiment envie de voir les torrents de haine que Perola va se prendre. Je l’aime et c’est l’essentiel.  Elle est la femme de ma vie j’en suis persuadé.

Rue commerçante du centre-ville de Londres

J’ai promis à Agathe une surprise, un peu pour me racheter de ma conduite stupide de la semaine dernière. Et je me dois aussi de la remercier de ce qu’elle vient de faire car sans elle j’aurais plongé dans l’histoire de Sophia. Elle me tient la main en souriant, j’ai l’impression qu’on recommence notre histoire comme au début à être proches mais rester méfiants. Elle m’a pardonné mon incartade mais elle n’a pas oublié pour autant. Bref, je me dois d’être à la hauteur maintenant. On regarde les vitrines sans trop y prêter attention, mais en même temps j’essaye de repérer le genre de choses qui plaisent à ma copine, et bizarrement les vitrines des bijouteries lui attirent l’œil plus que les autres. Ça tombe bien, c’est ce que j’ai prévu. J’espère que ça lui plaira. Une fois arrivés devant la bijouterie que j’avais repérée il y a quelques jours en me disant qu’ils y faisaient des beaux bijoux et que je pourrais sûrement un jour y trouver quelque chose pour Agathe, je stoppe ma petite amie et lui dis à voix basse :

-          La surprise que je t’ai promis c’est de t’acheter une bague. Pas en signe d’engagement hein, mais simplement pour te prouver mon amour.

-          Oh Hazza c’est trop mignon !!!!

Elle enroule ses bras autour de mon cou et me serre fort contre elle. Je l’aime, elle est toute ma vie…

-          J’suis content que ça te plaise ma puce. Maintenant t’as plus qu’à choisir. Dans la bijouterie là ils ont le plus grand choix de bagues que j’ai jamais vu, mais pour ça faut qu’on rentre…

-          J’ai droit à un bisou avant ? me dit-elle à voix basse

-          Autant que tu en voudras…

On soude nos lèvres en rigolant puis elle me reprend la main et nous entrons dans la petite boutique.

Boutique de vêtements, centre-ville de Londres

-          Putain Eleanor t’es magnifique !!

-          Arrête je suis grosse et boudinée là-dedans…

-          N’importe quoi El’. T’es magnifique…

-          Vraiment ? Tu dis pas ça que pour me faire plaisir hein ?

-          Non. Tu es vraiment superbe. Tu sais à quel point j’adore te voir porter ce genre de robes…

-          Et tu sais à quel point je préfère les pantalons…

-          Ouais je sais. Après moi je te donne juste mon avis, je te force pas à l’acheter. Mais ça te met vraiment en valeur.

-          T’es sûr ?

Je me lève de la chaise sur laquelle je suis assis et je vais rejoindre Eleanor dans la cabine, je pose mes mains sur ses hanches et dit :

-          Tu es parfaite à mes yeux. Absolument parfaite…

-          Merci Louis. Finalement je vais prendre la robe, elle a l’air de te plaire et j’adore te voir sourire quand tu me regarde…

-          Génial !

Je l’embrasse doucement dans le cou avant de retourner m’assoir pour l’attendre le temps qu’elle se change. Elle est absolument parfaite, je l’aime à en crever. Si jamais on me l’enlevait je ne pense pas que j’y survivrai…

Magasin de puériculture

-          Je vous dis que je préfère le bleu !

-          Oui mais le jaune est bien plus pratique parce qu’il est réglable, me dit ma mère

-          Oui mais le jaune il est moche ! Le bleu il est bien aussi !

Le vendeur nous regarde d’un air désespéré, il doit en avoir marre, en même temps ça fait trois heures qu’on égraine avec lui tous les rayons pour trouver tout pour mon fils. Et à chaque article c’est un interminable débat entre mes parents et moi. Maintenant il ne nous reste plus que le petit lit à acheter mais là ça fait vingt-cinq minutes qu’on débat sans réussir à se décider.  Mes parents sont de nouveau en train d’examiner chacun des lits pour déterminer lequel est le mieux…

-          Bon vous savez quoi ?, intervient le vendeur, je vous offre le deuxième lit et vous aurez qu’à vous décider plus tard sur lequel vous voulez utiliser. Je rajoute ça à vos achats et je vous attend à la caisse…

Il tourne les talons et s’éloigne, mes parents me regardent et nous éclatons de rire tous les trois. C’est vrai qu’on a dû le saouler sacrément.

-          C’est bon papa on a tout ?, dis-je

-          Ouais. Va à la caisse avec ta mère je vous rejoins tout de suite, je veux juste regarder quelque chose avant…

-          Euh… okay…

Je me dirige vers la caisse avec ma mère tout en fouillant dans mon portefeuille pour en sortir ma carte bleue. Elle lève la tête vers moi et me dit :

-          Il est hors de question que tu payes Liam, c’est notre rôle de te payer ce genre de choses.

-          Mais maman… Tu sais très bien que ça représente rien pour moi cette somme.

-          Cherche pas à discuter Liam, me coupe ma mère, je paye, point final.

Je range ma carte bleue dans ma poche. C’est débile. J’ai des tonnes de fric et je pourrais largement payer tout ça, en plus il doit y en avoir pour une somme folle. Mais je sais que quand ma mère a une idée en tête rien ne peut lui ôter.  Les vendeurs s’activent à trois pour empaqueter les tonnes de couches, pots de lait, biberons, bavoirs, vêtements, jouets, produit d’hygiène et meubles que nous avons acheté. J’ai presque honte de les faire travailler autant. Et je me demande comment on va faire pour porter tout ça jusqu’à la voiture.

-          Ça y’est j’ai trouvé !

Je me tourne vers mon père qui me regarde triomphalement, une peluche grenouille dans la main.

-          J’ai pris ça pour ton fils, je me suis dit que ça complèterait un peu la ménagerie où l’arche que tes copains ont commencé à lui constituer…

L’arche. Noé. Les animaux. Et si on appelait notre fils Noé ? Il faudra que j’en parle à Amy. Mais ça me semble un prénom magnifique.

Boutique de bijoux, centre-ville de Londres

-          Elle est vraiment magnifique Agathe.

-          Je préfère l’autre.

-          J’aime bien les deux…

-          On peut prendre les deux si tu veux…

-          Non non non, on a dit qu’on n’en prenait qu’une.

-          D’accord. Je te laisse choisir alors…

J’ai les deux bagues à mes doigts, une à chaque main. Elles sont vraiment trop belles toute les deux ; une en argent, l’autre en or, finement ciselées et décorées, bref parfaites… Et le choix est vraiment difficile.

-          Haz tu préfères laquelle ?

-          Celle en or, c’est beaucoup plus flatteur sur toi que l’argent…

-          Alors on prend celle en or.

-          T’es sûre ?

-          J’en suis certaine Hazza…

C’est cool. Mais j’ai ma petite idée derrière la tête.

-          Ma puce ? Qu’est-ce que tu dirais  d’aller m’attendre dans le café de l’autre côté de la rue ? Je te rejoins dès que j’ai payé.

-          Okay. Je te commande quoi ?

-          Un chocolat chaud s’il-te-plaît ma puce.

-          Pas de problème…

Elle me vole un baiser et s’éloigne vers le café d’en face. Je me tourne vers la vendeuse qui me regarde en souriant et je dis :

-          Je prends les deux. Mais emballez-moi celle en argent.

-          C’est un beau cadeau que vous lui faites jeune homme…

-          Je sais. Elle le mérite. Elle est absolument parfaite…

-          Elle en a l’air. Vous payez comment monsieur ?

-          En carte bleue.

Appartement des garçons.

On vient de rentrer avec Eleanor. Niall s’est endormi sur le canapé avec Perola sur ses genoux. Zayn doit être dans sa chambre avec Perrie mais tout est calme et silencieux, ils doivent s’être assoupis. Eleanor pose tous les paquets dans notre chambre et viens me rejoindre dans la cuisine.

-          Tu veux un thé ma chérie ?

-          Ouais je veux bien. J’peux avoir un yaourt aussi ? J’ai la dalle !

-          Okay ! Nature ou aux fruits ?

-          Nature avec…

-          Deux cuillères et demie de sucre en poudre !

Nous éclatons de rire. Ma copine à quelques manières en matière de nourriture mais je connais bien ses habitudes. Je lui prépare son yaourt pendant que l’eau pour le thé chauffe. Elle pianote nerveusement sur son téléphone sans me regarder.

-          Y’a un problème bébé ?

Elle sursaute et range son téléphone dans sa poche. Bizarre. Je ne sais pas si je dois m’inquiéter ou pas de ce comportement. Mais j’ai juste envie de profiter d’elle. Alors on va faire comme si rien ne s’était passé.

-          Hello ! Je vous dérange pas ?

-          Nan vas-y Niall entre. Perola dort toujours ?

-          Ouais, me dit le blondinet, je crois qu’elle en avait besoin.

-          Tu m’étonnes, dit Eleanor, ça doit pas être facile d’être enceinte.

Chambre d’Amy, maternité

Je me suis réveillée à la suite de discrets coups frappés à la porte de ma chambre. Je me suis péniblement relevée dans le lit au moment où l’infirmière est entrée.

-          Excusez-moi, je vous ai réveillé ?

-          C’est pas grave, il fallait que je me lève de toute façon…

-          J’ai vos résultats, me dit-elle, et il y a aussi un bouquet de fleurs qui est arrivé pour vous à l’accueil. 

-          Un bouquet de fleurs ?

-          Oui, un très gros bouquet, dit-elle en entrant plus avant dans ma chambre et en posant le bouquet sur la petite table de service dans un coin de la chambre

-          Merci.

-          Vous remercierez la personne qui vous les a offertes. Dans l’enveloppe brune y’a les résultats des tests ADN je vous la pose avec, si jamais vous voulez en parler après en avoir pris connaissance je suis de garde cette nuit.

-          D’accord merci.

-          Votre fils a déjà pris deux biberons cet après-midi, il serait peut-être bien que vous lui donniez le sein tout à l’heure. Il devrait réclamer à manger dans environ une heure.

-          Ok ça me laisse le temps de prendre une douche rapidement.

-          Oui.

-          Merci beaucoup

-          De rien. En espérant que les tests ADN seront bons.

Elle s’éclipse et me laisse seule. Je me lève et vais observer le bouquet, il est vraiment magnifique. Une enveloppe est glissée au milieu je m’en empare et m’aperçois qu’il y en a en fait trois. Je reconnais sans peine l’écriture sur l’enveloppe : celle de Bryan. J’aurais dû m’en douter… Quel connard. Je regarde les noms sur les enveloppes, une pour Liam, une pour moi et la dernière est pour Niall. Je pose celle de Niall sur le coin de la table et prend les deux autres avec moi. Je m’assois sur mon lit et ouvre la lettre qui m’est destinée. C’est une assignation en justice pour rupture de nombreuses clauses de contrat. Je décachète rapidement celle de Liam, la lettre y est la même. Peu importe. On assumera. Je laisse les lettres sur mon lit et me dirige vers la toute petite salle de bain, j’ai besoin de prendre une douche.  Ça me fera du bien. Et puis j’ai vraiment pas envie d’avoir les résultats des tests. Juste au cas où.  

Parking du centre-commercial, Londres

On a fait quatre allers retours  avec mes parents pour charger la voiture. Heureusement que j’ai une grosse berline et pas un petit coupé parce que deux lits en kit plus une table à langer plus un certain nombre de sacs plastiques ça prend de la place. Ma mère s’est installée à l’avant, mon père conduit et moi je suis contorsionné à l’arrière entre le lit et la table à langer.

-          Je sais ce qu’on a oublié ! s’exclame soudain ma mère en me faisant sursauter, on n’a pas acheté de poussette…

Et merde. On est reparti pour des heures et des heures de courses si jamais elle tient à ce qu’on l’achète aujourd’hui. Et je ne veux pas, je voudrais juste retrouver Amy et notre fils.

-          J’irai acheter ça demain maman, dis-je, j’irai avec Erik et Mark ça leur fera plaisir…

-          T’es sûr ?

-          Oui maman je suis sûr. Là on rentre à l’appartement des filles, on décharge la voiture et après je file à mon appartement prendre une douche et me changer avant d’aller la rejoindre.

Chambre d’Amy, maternité

C’est fou ce que la douche peut faire du bien, je me sens beaucoup plus réveillée et plus en forme.  J’ai envie de retrouver mon fils maintenant… Je vais le chercher dans la pouponnière et je le ramène avec moi dans ma chambre. Mon petit ange s’est endormi, il est vraiment très très mignon…  Je le berce doucement dans mes bras, je me sens enfin vraiment mère. Plus une enfant, mais une jeune femme avec des grosses responsabilités : un mari et un enfant.  Plus j’observe mon fils et plus je me dis qu’il faut qu’on lui trouve un prénom. J’aimerai bien un prénom court, une ou deux syllabes seulement.  Tom, Noé, Noah, Luc, Paul, Jim, John…. Je ne sais pas, il faudra que j’en parle avec son père. Liam me manque, j’aime bien l’avoir avec moi… Je me saisis de mon téléphone sans lâcher mon fils et compose le numéro de Liam, il répond avant la première tonalité, c’est ce qui s’appelle des époux connectés !

-          Y’a un problème mon cœur ?

-          Tu me manques Liam…

-          Oh c’est mignon. Tu me manques aussi. Je passe dans grosso modo deux heures deux heures et demies selon le temps qu’on mettra à monter le lit. D’ailleurs on peut mettre toute les affaires pour le bébé dans ton appart pour le moment ?

-          Oui oui pas de souci. Tu pourras aussi m’amener un sac avec des fringues s’il-te-plaît ? Et mon chargeur de téléphone aussi steuplaît Liam…

-          Oui ma puce je t’apporte ça. T’as pu dormir un peu ?

-          Oui… Je viens d’aller prendre une douche là. On a aussi reçu nos lettres de la part de Bryan

-          Et bah il a pas perdu de temps !!

-          Et les résultats des tests sont arrivés aussi…

-          Oh.

-         

-         

-         

-          Amy ?

-          Me demande pas ce que ça dit j’en sais rien j’ai pas encore ouvert.

-          D’accord. Si t’as trop peur attends-moi.

-          Je verrais.  Dis à Niall si tu le croise que y’a une enveloppe pour lui à l’hôpital.

-          Je lui dirais. D’autre choses à dire ?

-          T’as réfléchi au prénom de notre fils ?

-          Ouais, j’ai eu une super idée mais on en parlera de vive voix ce soir.

-          D’accord. Liam ? Amène moi du chocolat si tu peux aussi… et une thermos de thé.

-          Euh ouais j’vais essayer de faire ça.

-          Merci beaucoup. Tu me manques c’est horrible…

-          Je sais Amy tu l’as déjà dit, tu me manques aussi…  Je t’aime !

-          Je t’aime aussi Liam ! Allez, file et dépêche-toi !

-          Oui. A tout à l’heure !!

Je raccroche au moment où notre fils se réveille. Il doit avoir faim… Je descends un peu ma chemise d’hôpital pour dégager un de mes seins et je positionne notre fils qui commence à téter goulûment. Déjà un petit gourmand… comme son père ! Je souris et caresse doucement le crâne de mon fils.

Café, centre-ville de Londres

La mousse de son chocolat chaud lui fait une petite moustache blanche, trop mignon ! Il m’a donné la bague qu’on a choisi et je la porte maintenant, elle est juste divinement belle !! Je sirote tranquillement ma grenadine à l’eau tout en observant Harry. Il semble plus détendu ue ce matin, il est heureux, confiant…

-          Hazza ?

-          Mmmh ?

Il me regarde maintenant de ses grands yeux verts émeraude.

-          Tout ce qui s’est passé avec Sophia, on le garde pour nous hein ?

-          Oui, si tu veux… ça ne regarde que nous après tout…

-          Merci mon cœur. Tu sais Haz, je t’en veux de m’avoir trompé mais je t’aime quand même à en crever… C’est trop bizarre en fait parce que je devrais te détester et j’ai qu’une envie c’est de t’embrasser.

-          Ah ouais ?

-          Oui, dis-je en rougissant, c’est trop con…

-          Alors embrasse-moi si t’en as envie, me dit Haz en souriant

-          Ici ? Enfin j’veux dire en public, devant tout le monde ? Sachant que y’a des fans qui t’observent dans le coin là-bas depuis tout à l’heure ?

Il ne répond pas, sourit, se lève, franchit le bon mètre qui nous sépare et colle ses lèvres aux miennes. C’est tellement agréable, je me sens trop bien avec lui. Il refuse de décoller ses lèvres des miennes alors j’enroule mes bras autour de son cou. Après de très longues minutes d’un baiser plutôt enflammé il se décolle enfin de moi, me force à me lever, s’assoit à ma place et me prend sur ses genoux. Il rapproche son chocolat chaud d’une main tout en glissant l’autre sur ma cuisse. Je lui glisse à voix basse :

-          Doucement Hazza, j’suis pas sûre d’être prête à te laisser faire ça…

-          Je m’en doutais. J’aurais essayé au moins… Peut-être ce soir ?

-          Rhooo Hazza arrête un peu !!

On éclate tous les deux de rire, ça fait du bien…

Appartement des garçons

J’ai rejoint les autres dans la cuisine, Perrie s’est assoupie dans notre chambre, Perola dort toujours sur le canapé, Louis et Eleanor sont rentrés.

-          Va falloir aller faire des courses, dis-je en ouvrant le frigo, c’était pas prévu qu’on soit autant à manger ici tous les jours.

-          Personnellement je repars demain, dit Eleanor, faut que je retourne à l’université sinon mes parents vont criser…

-          Tu m’étonnes, dit Louis en rigolant

-          Faudra quand même aller faire des courses, dis-je, surtout qu’on a Perola à la maison qui mange pour deux…

-          Pour trois ! renchérit Niall, si vous voyiez tout ce qu’elle engloutit. Même mon frère m’a dit qu’elle mangeait plus que lui et pourtant vous savez à quel point il est gourmand…

-          Elle mange tant que ça ?, dit Louis avec des yeux très étonnés

-          Ouais, répond Niall, et elle mange n’importe quoi. D’après mes parents y’a trois-quatre jours elle s’est fait une journée où elle n’a mangé QUE du fromage.

-          Oula, dis-je, au fait, ça n’a aucun rapport mais vous avez décidé d’un prénom pour votre fille ?

-          On y a fortement réfléchi et on a abouti à quatre prénoms qui nous plaisent bien.

-          On peut savoir lesquels ?, dit Eleanor en souriant

-          Oui mais promettez de garder le secret, on ne veut pas que ça fuite avant la naissance.

-          Promis, dis-je piqué par la curiosité

-          Juré ! répondent les amoureux en même temps

-          Alors on hésite entre Zoey, Hannah, Joy et Kate.

-          C’est trop mignon, dit Perrie en entrant dans la cuisine, vous avez choisi des beaux prénoms, il ne vous restera plus qu’à choisir le bon.

Ma fiancée vient me rejoindre et m’embrasse dans le cou avant de se servir dans le frigo. Je me tourne vers elle et dit :

-          Tu viens de gagner le droit d’aller faire les courses avec moi, sinon on ne pourra pas manger ce soir, y’a plus rien dans le frigo

Elle me regarde et éclate de rire. Louis est en train de charrier Niall à voix basse et Eleanor pianote sur son téléphone, tout va pour le mieux quoi !

Chambre d’Amy, maternité

J’ai remis notre fils dans son berceau, il babille joyeusement mais ne dort pas. Il est beau, de temps à autre il ouvre les yeux et j’ai l’impression qu’il me regarde. En même temps il a vécu neuf mois dans mon ventre, il doit bien reconnaître le son de ma voix.  Je me lève et prends l’enveloppe des résultats des tests ADN sur la table et m’assois au bord de mon lit pour l’ouvrir. Je décachète l’enveloppe, en sort le papier mais je n’ose pas poser mes yeux dessus. Et si Liam n’était pas le père ? Et si cet enfant était de Louis, Niall, Harry ou Zayn ? Je ne peux pas comme ça, briser leur vie. Mais j’ai besoin de savoir. Pour moi, pour cet enfant qui gigote déjà dans son berceau. Je prends une grande inspiration et je baisse les yeux sur la feuille. C’est au milieu du blabla médical que je tombe sur l’information que je cherchais. Et merde. Je replie la lettre et la rouvre, n’y croyant pas. Le résultat n’a pas changé, j’ai bien lu, le père de mon enfant c’est Zayn. Je remets la lettre dans l’enveloppe et la glisse sous mon oreiller. Je fonds alors en larmes. Zayn. Zayn Malik. Il m’a violé le week-end là. Cet enfant est l’enfant d’un viol… D’une relation non consentie… de mon pire cauchemar… Les larmes roulent sur mes joues sans que je puisse y faire quoi que ce soit, je m’en veux tellement d’avoir laissé Zayn me violer ce jour là. Et Liam ? Qu’est-ce que je vais bien pouvoir dire à mon mari ? Que l’enfant qu’il va élever n’est pas le sien ? Non non non je refuse d’admettre cette réalité, c’est intolérable ! J’aurais tellement aimé que cet enfant soit de Liam, au moins la situation aurait été simple… OH MON DIEU MAIS QU’EST-CE QUE JE VAIS FAIRE ?!?  Trois coups discrets frappés à ma porte me sortent de cet état de panique.

-          Oui deux minutes !

Je sèche mes larmes, me regarde rapidement dans l’écran de mon téléphone pour vérifier que je n’ai pas une tête trop horrible puis je dis :

-          Oui entrez !

Agathe et Harry passent leur petite tête dans l’entrebâillement de la porte.

-          On ne te dérange pas ?, dit mon amie

-          Non non venez entrez.

Mes amis entrent et viennent s’assoir à côté de mon lit. Je me redresse pour me mettre assise.

La deuxième bague est bien emballée, dans ma poche de veste, j’attendrai le moment opportun pour l’offrir à ma petite amie. Elle a tenu à ce qu’on passe voir Amy avant de rentrer à l’appartement. Elle a toujours l’air très fatiguée. Son fils dort dans son berceau.

-          Ça va ? demande Agathe à Amy

-          Ouais. J’ai dormi un peu cet après-midi, ça fait du bien. Et vous vous avez fait quoi ?

-          On a flané en ville, dit Agathe en me regardant du coin de l’œil. Et Hazza m’a acheté une bague !

-          Montre !!, dit Amy à ma copine

Agathe lui montre la bague qui brille à son doigt.

-          Elle est magnifique, Haz tu t’es pas foutu d’elle… Mais…

-          Mais quoi ?, dis-je

-          En quel honneur une telle bague ?

-          Pour se faire pardonner, explique Agathe, c’est pas un signe d’engagement ou quoi que ce soit, c’est juste une bague parce qu’il m’aime…

-          Rhaaaa vous êtes trop mignons tous les deux, dit Amy en nous tirant gentiment la langue, ça ne devrait pas être permis d’être aussi mignons…

Nous éclatons de rire tous les trois. Agathe me dit ensuite :

-          Hazza tu voudrais bien aller nous chercher un truc à boire s’il-te-plaît ? J’voudrais un thé

-          Pareil pour moi, dit Amy

-          Ok je vais vous chercher ça les filles !

Dès qu’il a passé la porte je me tourne vers Amy et dit :

-          Qu’est-ce qui ne va pas ?

-          Quoi ? Rien rien t’inquiètes…

-          Amy, t’es ma meilleure amie, je sais que y’a quelque chose qui va pas…

Elle soupire, passe la main derrière son oreiller et me tends une enveloppe. Je l’ouvre et regarde la courte feuille à l’intérieur. Je la parcoure rapidement, sans vraiment comprendre.

-          Ça veut dire quoi ?

-          Que le père de mon fils est un violeur…

-          Je comprends pas…

Je fais marcher mes méninges un instant avant d’avoir le déclic.

-          OH PUTAIN !

-          Crie pas s’il-te-plaît Agathe… Personne ne doit être au courant…

-          Mais… Liam il sait que… ?

-          Pas encore. Il sait qu’il n’est potentiellement pas le père mais il a encore pas vu la feuille que tu tiens dans la main. Je sais pas comment je vais pouvoir lui dire, il va haïr Zayn…

-          T’es dans la merde. Et Zayn tu comptes lui dire ?

-          Surtout pas. Ça briserait son couple et ça le briserait lui. Il ne doit surtout pas le savoir…

-          Ouais je comprends… Ma pauvre Amy, il t’arrive toujours des trucs de dingue… Mais si ça peut te rassurer il nous arrive aussi des trucs de dingue à Haz et moi…

-          C’est pas possible, vous êtes parfaits.

-          Et pourtant. Tu sais la meuf avec qui il m’a trompé ?

-          Euh…ouais ?

-          Elle lui a téléphoné aujourd’hui en lui disant qu’elle était enceinte de lui et que s’il venait pas au rendez-vous qu’elle lui fixait elle balançait tout à la presse.

-          Attends attends, Hazza a mis une meuf enceinte ?

-          Non elle ne l’est pas. Enfin si mais pas de lui. Heureusement que j’étais là sinon il serait tombé en plein dans le panneau.

-          Ça à l’air compliqué ton histoire…

-          Bah elle est enceinte mais de plusieurs semaines donc Hazza n’est pas le père. Et heureusement.

-          Ouais je vois. Heureusement ouais…

Je fais un gros câlin à ma meilleure amie avant de lui rendre la lettre qu’elle replanque sous son oreiller. Elle est vraiment mal barrée. Elle va demander à Liam d’élever l’enfant d’un autre, l’enfant d’un viol, comme son propre fils, il risque de mal réagir. Mais bon, il s’aiment tout les deux et ils trouveront une issue à la crise.

Appartement des filles

Erik et Mark sont arrivés en même temps que nous et nous ont aidé à décharger. On a finalement décidé que le lit que je voulais irait ici et que l’autre irait dans l’appartement que je partage avec les garçons. Mon père, Erik, Mark et moi sommes en train d’essayer de monter le lit (vendu en kit bien évidemment !) en déchiffrant la notice archi mal foutue ! On va y passer quinze ans et je n’ai qu’une envie c’est de rejoindre Amy.  Ma mère nous regarde faire tout en déballant le reste de ce qu’on a acheté et en en enlevant les étiquettes. Ça me fait bizarre de voir mes parents dans l’univers d’Amy, même moi je ne me sens pas tout à fait chez moi ici. Et pourtant…

-          Bon je vais préparer un sac pour Amy je vous laisse monter le lit, dis-je soudain

-          Lâcheur !, s’exclament mes trois acolytes

Je file dans la chambre d’Amy et sors son sac de voyage de son armoire. Je lui prépare des sous-vêtements, deux pulls, un t-shirt et deux jeans, deux paires de chaussettes, je file ensuite dans la salle de bain lui récupérer un tout petit peu de maquillage, ça lui fera plaisir. Je vais ensuite dans la cuisine lui préparer une thermos de thé bien chaud et bien sucré (comme elle l’aime !) et je fouille dans les placards pour trouver des tablettes de chocolat à lui ramener.  J’entends un cri de triomphe émerger de la salle à manger et je vais voir pourquoi tant de joie. Les garçons sont en train de mettre le lit d’aplomb, ils ont fini de le monter.

-          Déjà ? Bah vous avez fait vite !

-          C’est parce qu’on travaille mieux sans toi, me dit mon père en rigolant, t’as fini de préparer le sac pour ta femme ?

-          Il me reste à mettre son chargeur de téléphone dans le sac et après je peux y aller.

-          Alors dépêche-toi et file, t’as l’air de n’attendre que ça !, me répond mon père

-          Prends deux trois baudis pour ton fils aussi Liam, me dit ma mère, et la peluche que ton père lui a acheté.

-          Mets les dans le sac qui est dans l’entrée s’il-te-plaît maman, je vais chercher le chargeur.

Je retourne dans la chambre d’Amy et fouille pour trouver son chargeur de téléphone. Je finis par ouvrir la table de nuit. Le chargeur est là, posé sur un fin carnet noir. Piqué par la curiosité j’ouvre le carnet à sa première page ; il y est inscrit « Récit de ma vie… Carnet strictement personnel ». Ça doit être une sorte de journal intime. Je repose le carnet, je ne vais pas le lire, ça ne se fait pas. Je prends le chargeur et retourne dans l’entrée le mettre dans le sac. Je ferme le sac, prends ma veste, vais rapidement serrer les personnes présentes dans mes bras puis je file direction l’hôpital.

Chambre d’Amy, maternité

Harry est revenu peu de temps après que j’ai rangé la lettre, on a discuté un peu de tout et de rien pendant une vingtaine de minutes puis ils sont partis. Je leur ai confié la lettre pour Niall puisqu’ils m’ont dit qu’ils allaient passer à l’appartement des garçons. Maintenant j’attends Liam. Je ne sais toujours pas comment je vais lui annoncer. J’étais tellement persuadée moi-même qu’il était bien le père… Mon fils dort dans son berceau et je ne peux m’empêcher de lui chercher des ressemblances physiques avec Zayn. Il a un peu la même forme de nez, mais ça s’arrête là. Pour le moment. J’ai peur que dans quelques années il ressemble tellement à son père que je ne pourrais plus nier qu’il n’est pas de Liam… J’ai si peur…

Appartement des garçons, cuisine

Zayn et Perrie ont été faire quelques courses à la supérette du coin, je suis en train de coller des étiquettes sur les denrées alimentaires spécifiques à chacun pendant que Louis et Eleanor rangent tout ce qui est commun dans le frigo et les placards. Perola vient de nous rejoindre et elle me regarde faire en silence.

-          Ça sert à quoi toute ces étiquettes ?, finit-elle par demander

-          A éviter qu’on se tape dessus parce que l’un d’entre nous a fini le paquet de céréales de l’autre par exemple, dis-je

-          Surtout à éviter que Niall crise parce qu’on lui a piqué sa bouffe, dit Louis

-          Ouais je vois, dit Perola, en même temps vaut peut-être mieux comme ça.

-          Ouais mais c’est chiant parce qu’on finit par mettre des étiquettes partout, dis-je, l’autre jour y’en avait une sur le paquet de papier toilette j’ai pas trop compris pourquoi…

-          C’était pas une étiquette d’appartenance, dit Louis, c’était juste pour rappeler à ceux qui en utilisent le plus que la prochaine fois ça serait à leur tour d’aller aux courses.

-          Aaaaaah okay, dis-je, pas bête…

J’entends le ventre de Perola gargouiller et je dis :

-          Ah la petite doit avoir faim !

-          Comme sa mère !, me répond Perola en rigolant

-          Tu veux manger quoi mon cœur ?

-          T’as du Nutella ?

-          Bien sûr. Une tartine de Nutella ?

-          Oui s’il-te-plaît.

Niall se lève et va préparer la tartine de Nutella de sa copine. Il est vraiment aux petits soins pour elle, c’est mignon.  Dans un autre type de prise de soin Zayn est parti avec Perrie prendre une douche, et on sait tous ce qu’il se passe quand ils se retrouvent sous la douche tous les deux ! Eleanor m’enlace subitement en m’embrassant dans le cou. J’ai pas l’habitude qu’elle fasse ça comme ça, mais ça me plaît graaaaaave ! J’arrête de ranger les courses et je la serre dans mes bras. Je l’aime à en crever. Je ne cesserais jamais de le dire… 

Parking de l’hôpital de Londres

Je viens de me garer et je sors de la voiture en trombe, avec le sac d’Amy sur l’épaule. Six paparazzis sont plus ou moins planqué près de l’entrée de la maternité, tant pis, je m’en fous, ils ont qu’à faire leur boulot. Je rentre dans la maternité sans les regarder et je monte à l’étage jusqu’à la chambre de ma femme. Je toque doucement à la porte et rentre. Amy est allongée sur le lit, dos à la porte, notre fils dort dans son berceau transparent.

-          Coucou…

Amy se tourne vers moi et dit d’une voix faible

-          Salut…

Oulala. Elle n’a pas l’air en forme. Je pose le sac par terre près de la porte, caresse doucement le front de mon fils puis je m’approche d’elle. Je m’assois au bord du lit et elle entrelace ses doigts aux miens. Mais son regard est fuyant, elle ne me regarde pas lus d’une seconde, elle semble vouloir me cacher quelque chose.

-          Mon cœur ? Qu’est-ce qu’il y a ?

Elle ne me répond pas mais se mord la lèvre nerveusement. C’est le moment que choisit notre fils pour se réveiller et se mettre à hurler. Amy se recroqueville sur elle-même, c’est donc à moi de m’en occuper. Je le prends dans mes bras et le berce doucement, mais il continue à hurler, il doit avoir faim…

-          Amy, je pense qu’il a faim…

-          T’as qu’à lui donner un biberon !

La réponse d’Amy me surprend mais je ne veux pas chercher à polémiquer, elle n’a vraiment pas l’air dans son assiette. Je l’embrasse sur le front en disant :

-          Je reviens vite et on pourra parler tranquillement d’accord ?

Elle hoche la tête en souriant légèrement. Je sors de la chambre avec mon fils dans les bras et me dirige vers la pouponnière, je sais qu’il y a des biberons là-bas et qu’on peut en donner à notre enfant dès que nécessaire. Je m’installe sur un vieux fauteuil et commence à donner le biberon à notre fils. Il boit goulûment, il avait l’air d’avoir faim. Je ne peux m’empêcher de penser à Amy, à son attitude plus qu’étrange, à ce qu’elle ne veut pas me dire, et j’ai un pincement au cœur car je crois savoir. Je me mets alors à chuchoter à mon fils :

-          Quoiqu’il arrive tu es mon enfant et je te chérirai jusqu’à la fin de mes jours… Je t’aime déjà plus que tout au monde…

Bien sûr il ne peut pas comprendre. Mais moi ça me rassure.

-          Y’a un problème monsieur ?

Je lève les yeux vers l’infirmière qui vient de m’interpeller

-          Non non ça va, ma femme est juste un peu fatiguée. Est-ce que je peux laisser mon fils ici cette nuit pour qu’elle puisse dormir ?

-          Oui bien sûr. N’oubliez pas de changer la couche de votre fils avant de le mettre au lit.

-          Oui je vais faire ça tout de suite.

Mon fils a fini son biberon, je me dirige vers la table à langer pour lui changer sa couche.

Appartement des garçons

J’ai un peu d’appréhension, c’est la première fois que je ramène une fille à l’appartement. Je n’ai pas l’habitude de faire pénétrer des filles dans mon univers… Agathe me tient tendrement la main, elle me sourit, je me sens bien. Elle réussit à me détendre en n’importe quelle situation. Nous sommes devant la porte de l’appartement mais j’hésite à entrer. Ma copine me devance et pousse la porte, elle rentre, enlève ses baskets et sa veste et se dirige instinctivement vers la cuisine d’où proviennent des bruits et des rires. Je la suis de près. Nous entrons dans la cuisine où se trouve déjà tout le monde. Agathe va serrer chacun rapidement dans ses bras en souriant.

-          Dites-moi que vous mangez pas là ce soir, dit Zayn

-          Bah si, dis-je, mais c’est très sympa comme accueil…

-          Et merde j’ai rien prévu pour vous… Faudra vous contenter de ce qu’il y a dans les placards, répond Zayn

-          Pas grave, dit Agathe, moi j’ai bien mangé à midi…

Je lui tire la langue et elle éclate de rire. J’en profite pour sortir de ma poche l’enveloppe pour Niall et je la lui donne. Il me regarde en fronçant les sourcils alors je dis :

-          C’est ta lettre de la part de Bryan, elle est arrivée avec celle d’Amy et de Liam ce matin à la maternité…

-          Ah okay..

Il regarde l’enveloppe, regarde sa copine puis déchire rageusement l’enveloppe avant de rouler en boule les morceaux et de les balancer dans la corbeille à l’autre bout de la cuisine. On l’a tous regardé faire un peu surpris.

-          Niall qu’est-ce que… ? commence Perola

-          J’ai pas besoin de cette lettre, de toute manière j’vais être convoqué au tribunal pour régler mes comptes avec lui. Et puis je m’en fous, je t’aime, t’es ma princesse et on va avoir une petite fille donc le reste je m’en contrefous !

Nous éclatons tous de rire. Ils sont vraiment trop mignons tous les deux… Remarque on est tous mignons, Louis tient Eleanor dans ses bras, Perrie et Zayn ne sont vêtus que de sous-vêtements mais ça ne change pas vraiment de d’habitude et Niall et Perola échangent des petits regards  en coin.

Mon regard se pose sur la main d’Agathe pendant que je bois mon thé. Je manque de m’étouffer en apercevant la magnifique bague. Je me tourne vers Harry qui dit :

-          Euh… quoi ?

-          La… la… la bague…

-          Ça ?, dit Agathe en me montrant la bague qui brille à son doigt

Je hoche la tête en silence.

-          Ah mais c’est rien ça, n’y vois pas une bague de fiançailles ou une alliance Zayn, c’est juste une bague comme ça, dit Agathe en rigolant

-          Ah ok…

C’est vrai que j’ai immédiatement pensé à une bague de fiançailles, et ça m’a fait bizarre.

-          Décidemment on a fait flipper tout le monde avec ça, dit Harry, Amy a eu à peu près la même réaction que toi Zayn…

-          Bah y’a de quoi… Remarque ça aurait été mignon…

Harry me fait un clin d’œil, visiblement il a une idée derrière la tête. J’espère juste qu’il sait ce qu’il fait…

Chambre d’Amy, maternité

J’attends Liam recroquevillée sur mon lit. J’ai trop trop peur de lui dire. Il va m’en vouloir. Peut-être même qu’il ne voudra plus de moi, on va divorcer et il va m’abandonner avec mon bébé… Non… J’ai si peur… Il revient après une vingtaine de minutes, tout seul.

-          J’ai laissé notre fils à la pouponnière pour la nuit, comme ça tu pourras te reposer encore un peu.

-          D’accord.

Je me tourne vers lui et il s’assoit au bord du lit. Il laisse ses doigts s’égarer sur mon front.

-          J’ai eu une idée pour le prénom de notre fils, dit Liam

-          Ah oui ? Laquelle ?

-          J’avais pensé à Noé…

-          Oh…

-          T’aimes pas ?

-          Si si. Je trouve ça trop mignon. C’est parfait pour lui…

-          Donc on décide de l’appeler Noé ?

-          Oui. Mais je voudrais lui donner en deuxième prénom le nom de mon grand-père si tu veux bien. Il est mort il y a plusieurs années mais c’est le seul qui a toujours accepté que je sois un peu différente de ma famille.

-          D’accord. C’était quoi son prénom ?

-          Gabriel. Comme l’ange…

-          Ça me va…

-          Merci Liam. Je t’aime.

Je me relève un peu pour l’embrasser puis je me mets assise dans le lit pour qu’on continue à discuter.

-          Liam ?

-          Oui ma puce ?

-          Tu seras toujours là pour Noé hein ? Quoiqu’il arrive ?

-          C’est promis. C’est mon fils et je le protégerai toujours…

Je ne peux m’empêcher de grimacer et il dit :

-          Quoi ? Y’a un problème ?

Je hoche la tête en silence en me mordant la lèvre pour ne pas pleurer.

-          Je suis pas le père c’est ça ?

Il me regarde droit dans les yeux et attends une réponse… Je lui dit quoi ? Aidez-moi !! S’il-vous-plaît !!!

-          Amy ?

-          Non, tu n’es pas le père de Noé…

Je fonds en larmes et il me serre tout contre lui. Il caresse doucement mon dos jusqu’à ce que je me calme. Mais je n’y arrive pas. Mon fils est le fruit d’un viol ! D’un viol ! Je m’en voudrais toute ma vie pour ça… Lorsque je suis à peu près calmée il me dit :

-          C’est qui ?

-          Non Liam… T’as pas besoin de savoir…

-          Amy il le faut. Je dois savoir qui est le père biologique de mon fils.

-          C’est… Zayn.

-          QUOI ?

Il a bondi et me regarde en fureur.

-          Ça veut dire que notre fils est le fruit d’un viol ????!!!!????

-          Crie pas s’il-te-plaît Liam. Et oui…

-          J’te jure que dès que je rentre je lui fais sa fête à ce connard !

-          Non. Liam viens t’assoir s’il-te-plaît et écoute moi.

Je me rassois près d’elle et elle me dit :

-          Liam s’il-te-plaît Zayn ne doit rien savoir de ça. Ça briserait nos vies à tous. S’il-te-plaît. Je t’en supplie. Il faut que ça reste entre nous. Je sais que c’est dur, je sais que tu dois te sentir très mal vis-à-vis de Noé mais il faut absolument qu’on réussisse à le préserver de tout ça.

-          D’accord… Tu sais Amy, je m’en fous de pas être le père biologique de Noé. C’est mon fils, en tout cas je l’élèverai comme tel, comme s’il était de moi. Je suis ton mari et on va assumer ensemble ça d’accord ?

-          Tu vas pas me laisser ? Tu vas pas te barrer ?

-          Pourquoi je te laisserai ? je t’aime Amy, on est mariés, ça a un sens pour moi, et jamais je ne te laisserai tomber, surtout maintenant qu’on a un fils qui, soit dit en passant, est absolument trop mignon…

-          Ça je sais tout le monde me le dit. Et merci de rester. Mais je te retiens pas, si c’est trop dur pour toi d’élever l’enfant d’un autre tu es libre de partir, je comprendrais…

-          Je reste. Point final.

-          Merci…

Appartement des garçons, cuisine

C’est Zayn qui s’est attelé à cuisiner, des trucs différents pour tout le monde, selon les goûts et les envies de chacun. Mon portable se met à vibrer dans ma poche. Je le sors et regarde l’appelant «  Papa ». Et merde. J’ai complètement zappé d’appeler mes parents ces deux derniers jours, ils vont me tuer. Je décroche et aussitôt mon père se met à hurler :

-          TU ES OU ?

-          Euh…

-          Réponds à ma question ! On est dans ton appartement tu n’y es pas, Amy non plus d’ailleurs, par contre on a fait la connaissance d’un certain nombre de gens qui n’ont rien à faire là…

-          Euh en fait si mais je vous expliquerai ça de vive voix… attends… t’as dit que vous étiez à mon appartement ?

-          Oui. C’est les vacances en France et on est venus te dire bonjour en te faisant une surprise.

-          J’arrive. Je suis là dans une vingtaine de minutes.

Je raccroche et regarde Harry.

-          Hazza ? J’crois que tu vas faire la connaissance de mes parents bien plus tôt que prévu…

 

 

Je ne vais pas vous mettre une longue série de questions je pense que vous réussirez à vous débrouiller pour commenter ce chapitre, de toute manière j'attends vos réactions sur les principaux points de l'histoire et sur l'évolution de chaque couple, sur les prénoms choisis, sur le rebondissement de la fin, les émotions et sentiments des personnages  etc...

 

Et je rappelle à ceux qui lisent mais ne laissent pas de commentaires qu'il suffit d'une simple adresse mail pour laisser un comm' alors prenez deux minutes de votre temps !!