Coucou ! Voilà le nouveau chapitre de "Fugitifs", j'espère que vous l'aimerez :)

Chapitre 5 : Jour 3, Tensions…

Je m’éveille le lendemain matin dans le lit conjugal, seule.

-          Harry ?

Pas de réponse. Je jette un coup d’œil à ma cheville, toujours bleue mais beaucoup moins enflée.

-          HAZZA ?

Là je commence à m’inquiéter. Jamais il ne m’aurait laissée seule. Seule et blessée. Et il ne répond toujours pas. Bon, il doit dormir dans l’autre chambre, la glace sur ma cheville devait le gêner. Je pose ma jambe valide au sol, m’appuie dessus et pose ma main sur la table de nuit pour me lever. Je sautille jusqu’à la porte de notre chambre. Et pousse la porte de la chambre adjacente. Il n’y a personne et le lit n’est même pas fait, il n’a donc pas dormi là. Fais chier ! Toujours à cloche pied je me dirige vers la cuisine très lentement en faisant attention à ne pas me blesser de nouveau.

-          Putain mais qu’est-ce que tu fais ? Tu peux pas rester tranquille cinq minutes ?

Je lève la tête vers Harry qui me regarde, mi paniqué mi amusé depuis l’entrée de la cuisine.

-          Demi-tour, tu vas t’allonger, j’ai de la pommade et une attelle.

-          T’étais où ?

-          J’ai fait l’aller-retour jusqu’au continent.

-          Harry, c’est trop risqué, c’était pas la peine…

-          J’ai même pas mis le pied sur la plage, Gustavo m’attendait avec ton attelle et ta crème.

-          Pff… Tu me ramènes jusqu’à la chambre ? je suis pas sure de tenir encore très longtemps sur une seule jambe…

-          Bouge pas ma puce j’arrive.

Je me tiens toujours au mur et il arrive, passe son bras derrière mes jambes et me soulève. En me portant il me ramène jusqu’à notre lit, et me dépose dessus.

-          Tu bouges pas, ça risque de faire un peu mal par contre…

-          Harry, tu m’as même pas embrassée ce matin…

-          Désolé.

Il presse rapidement ses lèvres contre les miennes et les décolle tout aussi rapidement avant de se concentrer sur ma jambe, sans même un regard pour moi.

-          C’est moins enflé ça va, dit-il, par contre c’est tout contusionné. Mais avec la crème ça devrait passer… Mais ça va te faire un peu mal, je te préviens de suite…

-          Fais ce que t’as à faire Hazza…

Il se retourne vers moi, sourit, m’embrasse sur le front et récupère le tube de pommade. Il en met sur ma cheville et commence à l’étaler doucement avec ses doigts. Ça ne fait pas mal, c’est atrocement douloureux. Je me mords la lèvre pour ne pas faire de remarque parce que je vois bien qu’Harry essaye d’être le plus doux et précautionneux possible.

-          Aie, dis-je à un moment où il appuie un peu plus fort sur ma cheville

-          Désolé, j’ai fini, je te mets ton attelle et après je veux que tu dormes encore au moins une heure ou deux.

-          Harry, je suis pas fatiguée.

-          Oui mais t’es blessée et t’as mal dormi cette nuit donc…

-          Comment tu sais que j’ai mal dormi ?

-          Tu parles quand tu dors je te rappelle…

-          Merde. J’ai droit à un vrai bisou dès que tu m’aura mis mon attelle ?

-          Evidemment…

Il passe cinq minutes à me mettre mon attelle et à la serrer comme il faut avant de se retourner, de se pencher sur moi et de souder ses lèvres aux miennes. On échange un très long et langoureux baiser.

-          Tu restes te reposer avec moi ?, dis-je à la fin de notre étreinte

-          Ça va déraper Cécile, c’est pas une bonne idée. Je vais courir un peu autour de l’île. Je reviens dans une heure et demie et on pourra manger.

-          Hazza…

-          Quoi ?

Il me regard droit dans les yeux, je soupire et dis :

-          Rien. Va courir. Je t’aime…

-          Je t’aime aussi.. Dors…

Il m’embrasse très longtemps sur le front puis s’en va en fermant la porte de la chambre derrière-lui. Il est bizarre. Enfin bon, j’ai gâché nos vacances donc je peux comprendre.  Je m’en veux d’être aussi maladroite et de toujours me blesser. En faisant bien attention à ma cheville je me retourne un peu dans le lit et prend mon portable sur la table de nuit. Toujours des appels manqués. Tant pis. Je bascule mon téléphone en mode sms et envoie un message à Liam suite à notre appel d’hier.

A Liam : Je vais bien, merci pour hier. J’ai une attelle à la cheville et Hazza m’a mis de la pommade. Passe le bonjour à tout le monde.

Il me répond quasi immédiatement

A Céc’ : Content de voir que tu vas bien, mais dis-nous où vous-êtes, on est morts de trouille.

A Liam : Je ne peux pas. Désolé.

Je repose mon téléphone, pose la tête sur l’oreiller et finis par me rendormir. Une heure et demie plus tard c’est Harry qui me réveille par de douces caresses sur ma joue.

-          Faut que tu te lèves Cécile, il est onze heures, et je vais t’aider à prendre ta douche avant qu’on aille manger.

-          Mmmmh…

J’ouvre les yeux et le vois sourire.

-          Quoi ?

-          T’es trop mignonne quand tu te réveilles.

-          Mais je t’emmerde Harry, dis-je en éclatant de rire

Je prends encore deux minutes pour me réveiller puis je m’assois dans le lit. Harry regarde ma cheville droite, puis ma jambe gauche toujours recouverte d’un bandage et il me dit en souriant :

-          Tu t’es pas loupée ma puce…

-          Effectivement… Tu m’en veux ?

-          Quoi ? Pourquoi je t’en voudrais ?

-          J’ai gâché nos vacances, dis-je en baissant la tête

Il pose deux doigts sous mon menton et me force à le regarder dans les yeux.

-          Tout va bien ok ? T’as rien gâché du tout…

Il m’embrasse longuement, et ses lèvres ont un goût très salé. Après notre baiser je le regarde en rigolant et dis :

-          T’as mangé quoi ?

-          Mmmh j’ai juste bu une boisson enrichie en je sais pas trop quoi… Il paraît que je dois maigrir.

-          HEIN ?

-          Je t’ai pas dit ? ça fait quelques semaines que j’ai commencé.

-          Commencé quoi ?

-          Un régime pour perdre du poids et me muscler plus rapidement…

Je ne réponds rien parce que je suis complètement sur le cul. Il est très bien comme il est.

-          Cécile ?

-          Viens m’aider à prendre ma douche, on en reparlera plus tard… Quoique tu sais quoi ? On n’en reparlera même pas. Ça n’en vaut pas la peine…

Il s’apprête à répliquer quelque chose mais je dis :

-          Tais-toi parce que je crois que je vais m’énerver. Aide-moi plutôt à me lever.

Il passe un bras autour de ma taille et m’aide à me lever. Je m’appuie sur ma jambe valide et beaucoup sur Harry et il m’accompagne jusqu’à la salle de bain. Je m’assois au bord de la baignoire et il m’enlève mon short et mon bandage pendant que je me débarrasse de mon haut et de mon soutien-gorge. Il passe doucement ses doigts sur ma blessure en grimaçant.

-          Je te remettrai un peu de désinfectant après la douche, avec la chaleur et l’humidité qui règnent ici j’ai peur que ça s’infecte…

-          Ok.

-          Ecarte un tout petit peu tes jambes que je t’enlève ta culotte.

Je me laisse faire et me retrouve nue devant lui. Il m’enlève mon attelle et repasse son bras autour de ma taille en souriant.

-          Ma princesse est prête à prendre sa douche ?

-          Tu viens avec moi sous l’eau hein ?

-          Evidemment. Mais d’abord tu rentres dedans, ensuite je me déshabille et je te rejoins.

-          Merci Hazza…

Il me soulève et me dépose dans la douche, je m’accroche aux parois et me maintiens sur un pied pendant qu’il se déshabille, il vient ensuite me rejoindre, referme la douche et démarre l’eau. Il enroule ses deux bras autour de ma taille et colle son front contre le mien. Là, sous l’eau on se regarde droit dans les yeux en souriant. Après de longues minutes il ferme les yeux et colle ses lèvres aux miennes. J’enroule mes bras autour de son cou et me laisse aller à son étreinte. Il met fin à ce divin baiser après quelques minutes en disant :

-          Faut qu’on se lave ma chérie…

-          Oui…

Il prend le gel douche et m’en verse sur les épaules avant de frotter avec ses mains et de laisser ses doigts parcourir mon corps. Je savoure les caresses en rigolant.

-          Hazza, ça chatouille...

-          Je sais ma puce, mais j’aime te voir rire et sourire.

Il prend la pomme de douche et entreprends de me rincer. Il se savonne ensuite rapidement et se rince avant de me porter pour sortir de la douche. C’est trop mignon mais je ne m’imagine pas dépendante de lui comme ça pendant encore des jours et des jours. Il faut que ma cheville se remette vite. Très vite même.  Je retourne m’assoir en boitillant au bord de la baignoire et Harry vient m’embrasser très longuement avant de filer dans la chambre nous chercher des vêtements.  Il revient avec un simple petit short et un t-shirt pour moi, sans sous-vêtements.  Il a enfilé un short et je me doute bien qu’il n’a rien en-dessous.

-          Tu te sens capable de t’habiller toute seule et de me rejoindre dans la cuisine ? y’a pas assez de lumière ici pour que je te refasse un bandage et faut que je retrouve où j’ai foutu la trousse à pharmacie

-          Y’a pas de souci Harry, je te rejoins. Si je suis pas là dans dix minutes lance les recherches !!

Il éclate de rire et file en cuisine. Je m’habille et sautille à cloche-pied jusqu’à la cuisine où je prends place sur un tabouret. Harry s’assoit sur le tabouret d’en face, et prend ma jambe sur ses genoux.

-          Bon, ça a fait une croute donc on oublie le désinfectant, par contre je te fais un bandage assez épais d’accord ?

-          J’ai entièrement confiance en toi.

Il me fait très rapidement un bandage, le fixe avec du sparadrap puis prend mon autre jambe sur ses genoux à la place de celle qu’il vient de bander. Ma cheville a un peu désenflé, il remet de la crème et la fait pénétrer tout doucement en massant du bout des doigts.  Il remet ensuite mon attelle et me dit :

-          Gustavo m’a dit que y’avait des béquilles quelque part dans un des placards de la maison, tu ne les aurais pas vues par hasard ?

-          Non.

-          Ah je sais où j’ai pas cherché !!

Il part en courant et revient deux secondes plus tard avec une paire de béquilles et un air triomphant.

-          Et voilà !!

-          Elles étaient où ?

-          Dans le placard de l’autre chambre.

-          Génial.

-          Tu sais t’en servir ?

-          Oui donne-les moi.

Il me les donne et en quelques minutes je gambade dans la cuisine avec mes béquilles.

-          Et bah ça va mieux on dirait, dit Harry en souriant, bon allez, à table, c’est chaud !!

-          T’as eu le temps de cuisiner ?

-          J’ai couru qu’une heure, j’ai cuisiné un peu avant de te réveiller.

-          Qu’est-ce qu’on mange ?

-          Un gratin de pommes de terre.

-          Miam, trop bon.

-          Bah arrête de courir partout et pose tes fesses sur un tabouret.

Je m’installe à table, il sort deux assiettes, des couverts, il sort le plat du four et le pose sur un dessous de plat et  sort deux bouteilles d’eau du frigo avant de prendre deux verres dans le placard. Il s’installe en face de moi et alors qu’il découpe le gratin dans le plat je m’empare de la bouteille d’eau qu’il a fait bien attention à poser de SON côté de la table. Je lis l’étiquette et mon sourire s’efface à mesure que je la parcoure.

-          Depuis quand tu bois ces merdes ?

-          Trois semaines. Et j’ai droit à deux jours à manger et boire normalement chaque semaine. J’ai repris ce matin.

Je balance la bouteille sur la terrasse par la baie vitrée ouverte derrière-moi

-          EH ! Qu’est-ce que tu fais ?

-          Je veux pas que tu prennes ces merdes Harry ! T’es très bien comme tu es et t’as pas besoin de boire des trucs bourrés d’hormones et de substances dont rien que le nom me rend malade.

-          Mais t’es complètement folle, j’en ai besoin de ces trucs, je veux être mince et musclé… Pour toi…

Alors là il se trompe complètement. Je récupère mes béquilles et m’en vais sur la terrasse.

-          Où tu vas ?

Je ne réponds pas, récupère la bouteille par terre, la balance dans sa direction et vais m’installer sur un des petits canapés de la terrasse.

-          Ma puce, viens s’il-te-plaît, dit Harry en se rapprochant

-          Va te faire foutre.

-          Mais…

-          Ta gueule !

Harry hausse les épaules et me tend mon assiette

-          Mange au moins.

Je pose l’assiette sur mes genoux, récupère la fourchette qu’il me tend et commence à manger. Il retourne dans la cuisine en soupirant. Tant pis pour lui. Je ne veux pas qu’il boive cette merde, d’autant que j’imagine qu’il doit aussi prendre un certain nombre de pilules tout autant inutiles et dégueulasses.  Je me dépêche de manger le gratin qui est divinement bon et à peine ais-je fini qu’Harry est à côté de moi pour récupérer la vaisselle salle. Je suis sûre qu’il m’observait depuis la cuisine. Il repart avec la vaisselle sale et je reprends mes béquilles en lui emboîtant le pas.  Je me sers un grand verre d’eau (normale) et l’enfile d’une traite. Harry a vidé sa bouteille d’eau aux hormones et je lui jette un regard noir avant d’aller me poser au salon devant la télé.  Je l’allume et je cherche la BBC pour avoir quelques infos. Ma cheville est posée sur la table basse et Harry l’enjambe avant de se poser à côté de moi. On regarde les informations en silence, sans se parler, et sans se regarder. Soudain, n’y tenant plus je me tourne vers lui et dit :

-          Pourquoi tu fais ça Harry ?

-          Je suis pas satisfait de mon corps…

-          Pourtant t’es beau comme tu es, enfin je veux dire moi tu me plais, ça devrait te suffire…

-          Mais moi je me sens pas bien dans mon corps !!

Je ne sais même pas pourquoi il s’est soudain mis à crier. Il me regarde un long moment puis semble se rendre compte de ce qu’il vient de faire.

-          Hazza, on peut en parler calmement ?

-          Oui, désolé, dit-il, de toute évidence je ne suis pas aussi parfait que je le voudrais.

-          Hein ?

-          Ce matin, quand tu m’a demandé si je t’en voulais, c’était pas à toi que j’en voulais mais à moi, j’ai été incapable de te protéger, incapable de t’empêcher de te blesser, et maintenant je te déçois avec mes conneries…

-          Oh Hazza…

-          Chut, laisse-moi finir, tu sais, je pensais vraiment que ces jours seraient parfaits mais visiblement je suis pas à la hauteur de ce que tu attends, et je m’en veux, je voulais vraiment que ça se transforme en un véritable paradis mais tu t’es blessée, et maintenant tu es en colère contre moi à cause de ce régime un peu débile c’est vrai… Et je m’en veux pour tout ça…

-          Hazza, je t’en veux pas, j’ai peur pour toi. Je veux pas que tu prennes ces merdes parce que c’est pas bon pour ta santé.

-          Si je te promets d’arrêter on peut faire comme s’il s’était rien passé ?

Je craque devant son sourire troooop mignon…

-          Oui Hazza, mais j’exige de récupérer tous tes trucs de régime pour que tu ne les prennes pas en cachette.

-          Tout ce que tu voudras.

-          Et pour ce qui est de mon entorse c’est rien Hazza, ça sera passé dans quelques jours, et surtout c’est pas du tout de ta faute.

-          Si…

-          Non Hazza, si ça se trouve je me serais blessée aussi dans le parc de l’internat, c’est un accident, ça arrive, ça a tendance à m’arriver plus souvent que les autres je reconnais, mais ça arrive à tout le monde et c’est vraiment pas de ta faute. Et moi je m’en veux de gâcher nos vacances à cause de ça…

-          On fait la paix alors ?

-          Oui.

-          Cool, j’avais pas envie de me prendre une autre bouteille dans la tête.

-          Hein ?

-          La bouteille que t’as lancé tout à l’heure, tu l’as pas vu mais elle a cogné mon front.

-          Oh. Désolé…

Je ne peux m’empêcher d’éclater de rire et ça se finit dans un immense fou rire de notre part à tous les deux.  Ça fait du bien de se retrouver et de rire comme ça. Harry en profite pour me voler quelques baisers en souriant. Ça fait du bien. Et je l’aime…

-          Bon, on va faire le tri de mes produits illicites dans ma valise ?, dit Harry

-          Si tu veux… File-moi mes béquilles d’abord.

Il m’aide à me lever et je le suis jusqu’à la chambre où je m’assois sur le lit. Harry ouvre sa valise par terre et en sors des tas de boites et de bouteilles d’eau trafiquées.

-          Putain… Hazza, tu comptais vraiment ingérer tout ça ?

-          Oui, dit-il en rougissant

-          Complètement taré. Bon, mets-toi assis et explique-moi tout ça…

-          Alors, dit-il en prenant une grosse boîte posée devant moi, ça c’est des compléments alimentaires pour développer mes muscles, et ça c’est 100% naturel je te le jure.

Je détaille l’étiquette, effectivement ce ne sont que des plantes.

-          Ça tu peux le prendre si tu veux. L’eau c’est hors de question, et ça c’est quoi ?, dis-je en saisissant de petite boîtes

-          Des boosters d’énergie. Pour que je puis faire plus de sport plus vite et de manière plus efficace.

-          Ça c’est hors de question. Clairement.

-          Ok. Je les range dans ta valise alors ?

-          Oui, comme ça tu seras pas tenté d’y toucher.

Je bascule sur le lit et fout tout le bordel dans ma valise que je referme et que je glisse sous le lit. J’espère qu’il tiendra sa promesse.  Je m’allonge sur le lit et il se place au-dessus de moi avec un air coquin. Il vient mordiller ma lèvre inférieure et comme un réflexe mon corps entier se cambre.

-          Doucement ma puce. Je veux pas te blesser. On fera ça ce soir si tu veux, mais doucement.

-          Oui. On fait quoi en attendant ?

-          Comme tu veux.

-          Va te baigner un peu, t’en meurs d’envie, je vais me poser sur la terrasse avec un bouquin ou mon ordi.

-          Je préfèrerai que tu lises un livre, un ordi ça se trace facilement…

-          T’as pensé à ça pendant la nuit ?

-          Oui…

J’éclate de rire et cherche un roman dans le sac à dos posé à côté de mon lit. Dès que j’ai trouvé celui que je vais lire Harry m’aide encore à me lever, me donne mes béquilles et se dirige vers la plage. En cours de route il se déshabille et c’est donc complètement nu que je le vois piquer une bonne tête.  Ça me fait sourire et je m’installe à nouveau sur un des petits canapés extérieurs. Je cale un coussin sous mon crâne et m’allonge. Je lis mon roman à l’eau de rose tout en jetant par moment des coups d’œil vers l’océan où mon petit ami nage. Après plus d’une heure il sort de l’eau et viens me rejoindre. Avant toute chose on échange un trèèèèèèès long baiser qui me laisse à bout de souffle mais heureuse.

-          Je vais chercher une serviette et je reviens, tu me fais une petite place mon ange ?

-          Ouais…

Je me redresse péniblement et m’installe sur une moitié du canapé. Harry me rejoint, une serviette autour de la taille et s’installe sur l’autre côté. Il enroule un bras autour de ma taille et je pose ma tête sur son épaule. Ses bouclettes humides viennent me chatouiller le cou et ça me fait sourire.

-          Harry, tu m’aimes comment ?

-          A en crever…

-          Vraiment ?

-          Oui.

-          Tu ne m’abandonneras pas hein ? Quoiqu’il arrive ?

-          Promis.

-          J’ai pas de cadeau aujourd’hui ?

-          Oh, tu fais bien de m’y faire penser. Je vais le chercher, tu ne bouges pas hein ?

-          De toute manière tu seras revenu avant que j’ai pu faire le moindre pas.

Il éclate de rire et file chercher quelque chose dans la chambre. Il revient cinq minutes plus tard et dépose un petit objet dans ma main tout en m’embrassant pour ne pas que je voie de suite ce que c’est.  Lorsqu’il reprend place à mes côtés je regarde et découvre un porte clé dans lequel une photo de nous deux est incrustée. Trop chou.

-          Merci Hazza…

-          Attends, c’est pas fini. Je vais pas t’offrir un porte-clés sans clés…

-          Oh.

-          Celle-là c’est celle d’ici, me dit Harry en me tendant une clé

Trop mignon. Je l’accroche au porte-clés et lui fais un petit baiser.

-          J’ai toujours pas fini. J’en ai trois autres à te donner.

-          Trois ?

-          Oui trois mon ange.

-          Je t’écoutes…

-          Celle-là, c’est celle de mon appartement à Londres, elle te sera sûrement utile quand on rentrera

-          Oui, trop mignon !

-          La troisième c’est celle de chez ma mère, j’en ai parlé avec elle, elle pense que c’est important que tu en aie une. Juste au cas où…

-          Merci.  C’est une belle preuve d’amour et de confiance. Et la dernière ?

-          La dernière va avec ton cadeau de demain. Je ne t’en dirais pas plus.

Immédiatement mon cerveau se met à fonctionner à 10 000 à l’heure et je cherche ce que peut ouvrir la clé qu’il vient d’ajouter à mon porte-clés. C’est une clé de taille moyenne, normale, triangulaire sur le haut, bref je n’ai aucun indice sur ce qu’elle peut ouvrir.

-          Ne me regarde pas comme ça ma puce, tu verras demain…

-          Mais j’aime pas quand tu me caches des choses.

-          Crois-moi vu ce que je te cache tu ne m’en voudras pas trop. Tu vas adorer.

-          Vraiment ?

-          Je pense oui…

-          Hazza ?

-          Oui ?

-          Notre vie après elle va être comme ça ? Aussi trépidante et pleine de surprises ?

-          On va essayer oui. Mais l’un avec l’autre on ne pourra jamais s’ennuyer. 

-          Tu crois ?

-          J’en suis sûr. Entre tes blessures à répétitions mes conneries et nos délires on va adorer. Je veux vivre avec toi pour le restant de mes jours…

-          Et ta famille elle est d’accord avec ça ?

-          Ma mère t’adore et mon beau-père aussi. Gemma est hyper protectrice envers moi mais elle te trouve géniale pour moi. Et mon père a dit qu’il voulait absooooolument te rencontrer, parce que tout le monde lui a dit que t’étais absolument géniale et que j’étais fou amoureux.

-          Je serais ravi de le rencontrer.

-          Vraiment ?

-          Oui

-          Alors on essayera de programmer ça à notre retour à Londres.

-          Cool. Et tu envisages quoi pour notre futur ?

-          J’aimerais un beau mariage dans un an ou deux. Peut-être trois. Et après je voudrais qu’on ait des enfants. Et pendant tout ce temps j’aimerais que tu acceptes de me suivre en tournée, que je te fasse découvrir mon univers et que tu trouves un domaine dans lequel tu t’épanouisses et dont tu sois fière…

-          Je sais pas ce que je vais faire de ma vie Harry. J’ai pas de diplôme, je suis pas bête oui, mais sans diplôme je ne rentrerai jamais à l’université. Et je veux pas finir serveuse dans un fast-food…

-          S’il faut on te trouvera un lycée qui accepte de te faire refaire une dernière année pour que tu aies un diplôme et ensuite tu choisiras tes études mais sinon tu peux travailler dans notre monde, y’a énormément de métiers qui sont accessibles sans diplômes tu sais…

-          Quoi par exemple ?

-          Secrétaire, attachée de presse, responsable de la logistique… Bref y’a des tas de choses que tu pourrais faire, et comme ça en plus tu serais rémunérée pour nous accompagner en tournée.

-          Oh… ça peut être bien, je vais y réfléchir…

-          Oui. On pourra en discuter ensemble si tu veux…

-          Oui.

Après un très long silence pendant lequel Harry caresse doucement ma cuisse je dis :

-          Hazza ? Il faut que je te dise un truc…

-          Oui ?

-          Je euh…

-          Cécile ? Tu me fais peur là…

-          Ta sœur a un petit ami.

-          Oh. Comment tu sais ça toi ?

-          Elle et moi on a pas mal discuté. Et… je connais son copain…

-          Comment ça ?

Je me mords la lèvre nerveusement. Mais qu’est-ce qui m’a pris de lui dire ça ? Comment je me sors de ça maintenant ?

-          Oh putain me dis pas que…, commence Harry

Par réflexe je m’éloigne un peu de lui et à raison puisqu’il donne un grand coup de poing dans le dossier du banc.

-          C’est Niall hein ?, me dit Harry, Gemm’ sort avec Niall ? Dis-moi !!!

-          Oui, dis-je d’une toute petite voix

Il se lève et commence à marcher nerveusement sur la terrasse en parlant tout seul.

-          Putain j’y crois pas… quel connard. Il m’avait juré pourtant… et elle aussi… Quand on rentre je le tue… Je jure que je vais le tuer… Il a pas le droit de faire ça. Pas le droit de se taper ma sœur…

Il s’arrête soudain et se retourne violemment vers moi :

-          Ça fait combien de temps qu’ils sont ensemble ?

-          Quasiment aussi longtemps que nous…

-          Oh putain !

Il recommence à faire les cent pas sur la terrasse et je joue avec mes doigts en me demandant pourquoi j’ai fait cette connerie de lui dire. Je crois que j’en avais marre des mensonges.

-          T’es au courant depuis quand ?, dit Harry en s’asseyant à côté de moi

-          Euh…

-          Depuis quand ?

Il a haussé le ton et je prends peur. Ma main se met à trembler et je dis à mi-voix :

-          Depuis le début.

-          Répète voir ça…

-          Hazza. T’as très bien entendu…

-          Répète-le !

-          Depuis le début.

-          Donc ça fait deux ans que tu me caches la relation entre un de nos meilleurs amis et ma sœur ? C’est bien ça ?

-          Oui.

-          Putain mais j’y crois pas ! hurle-t-il en passant la main dans ses cheveux, mais vous étiez tous contre moi en fait ????

-          Hazza, c’était pas notre but, on savait que…

-          TA GUEULE !

Je me tais et le regarde sans comprendre. Je m’attendais à un déferlement de colère ça oui, mais pas dirigé contre moi. Harry me regarde, ne semble pas en croire ses yeux et s’en va en courant vers notre maison. Il se rue à l’intérieur et je l’appelle en vain. Il en ressort quelques secondes plus tard, avec un short, une casquette et des baskets aux pieds.

-          Harry ? Où tu vas ?

Il ne me répond pas, me lance un regard plein d’amertume et d’incompréhension et se dirige rageusement vers la forêt.

-          HARRY !!!

Je fonds en larmes parce que je sais qu’il est profondément déçu et blessé. Je l’ai déçu et blessé de lui avoir caché ça. Bien sûr il est furieux contre Niall, et en colère contre Gemma, mais je pense qu’il l’a encore plus mal pris venant de moi de lui avoir caché. Je pleure encore et encore sans pouvoir m’arrêter. Je pense que j’ai brisé toute la confiance qu’il avait placée en moi. Après de très longues minutes, plus d’une vingtaine, je récupère mes béquilles et me dirige vers la maison. Il est inutile que j’essaye de le poursuivre, avec ma cheville et mes béquilles ça ne marcherait pas. Je me dirige directement vers la chambre et me saisis de mon téléphone portable. Il est presque 16h ici, donc il doit être 23 en Angleterre. Tant pis, je prends le risque… Je compose le numéro et m’allonge sur le lit pour téléphoner.

-          Allô ?

-          Niall ? J’ai fait une connerie…

-          Cécile ? Mais vous êtes où ? Et il s’est passé quoi ?

-          J’ai merdé Niall… J’ai tout dit à Harry pour toi et Gemma…

-          Oh. Il a réagi comment ?

-          Très très mal.

-          Il est où ?

-          J’en sais rien. Il s’est barré en courant, il est furieux contre toi et Gemma mais il est vraiment blessé que je lui aie caché ça pendant autant de temps. Il m’en veut à mort…

-          Vous êtes où ?

-          Je peux pas te le dire Niall. Mais je sais pas quoi faire, j’ai peur d’avoir brisé quelque chose entre lui et moi.

-          Cécile. Calme-toi. Tu respires d’accord ? Et tu arrêtes de pleurer.  Ensuite tu vas réfléchir à ce que tu vas dire à Harry quand il va revenir. Tu lui expliques que c’est nous qui t’avons demandé de garder le secret, que c’était pour son bien. Et que s’il veut nous tuer il le pourra.

-          Merci Niall. J’vais essayer. Mais je sais même pas quand est-ce qu’il va revenir…

-          Tu veux vraiment pas me dire où vous êtes ?

-          Non Niall, dis-je, je peux pas, c’est trop risqué. J’suis désolée, tu sais que j’aimerais bien, tu sais que je le voudrais vraiment, mais je peux pas…

-          D’accord. Je n’insiste pas alors.

-          Merci. Ça va avec Gemma ?

-          Euh…  un peu dur, je t’expliquerais.

-          Dis-moi…

-          Elle est partie chez sa mère.

-          Pourquoi ?

-          On s’est un peu pris la tête. Elle vit très mal le fait qu’Harry ait disparu sans laisser de traces.

-          Merde. Tu crois que je dois le dire à Harry ?

large

-          ME DIRE QUOI ? hurle Harry en entrant dans la pièce, DONNE MOI CE TELEPHONE !!

J’ai tellement peur que je lâche mon téléphone et il s’en empare en coupant immédiatement la conversation avec Niall.

-          MAINTENANT TU M’ECOUTES ! NON SEULEMENT IL SE TAPE MA SŒUR MAIS EN PLUS IL EST SUPER PROCHE DE TOI ?!? C’EST MORT ! TU L’OUBLIES DE SUITE ! IL N’EXISTE MEME PLUS A MES YEUX ! JE L’AVAIS PREVENU, MA SŒUR C’ETAIT LA SEULE FILLE A LAQUELLE IL N’AVAIT PAS LE DROIT DE TOUCHER ! IL L’A FAIT, IL A BRISE LA CONFIANCE QUE J’AVAIS EN LUI ! ET TOI J’ESPERAIS AU MOINS QUE TU AURAIS ASSEZ CONFIANCE EN MOI POUR M’EN PARLER ! TU T’IMAGINES PAS A QUEL POINT JE ME SENS TRAHI ET HUMILIE DE N’AVOIR PAS ETE MIS AU COURANT ! JE T’AIME CECILE MAIS LA JE SUIS VRAIMENT FURIEUX, ET ÇA REMET BEAUCOUP DE CHOSES EN QUESTION ! BEAUCOUP ! JE SAIS PAS COMMENT ÇA VA EVOLUER MAIS JE SUIS SUR DE DEUX CHOSES : LA PREMIERE C’EST QUE JE SUIS VRAIMENT VRAIMENT FURIEUX CONTRE TOI, ET LA DEUXIEME C’EST QUE JE T’AIME TROP POUR T’EN VOULOIR INDEFINIMENT. MAIS J’AURAIS BESOIN DE TEMPS.

Harry s’assoit au bord du lit et fond en larmes. Il pleure à chaudes larmes et je comprends que tout se bouscule dans sa tête à une vitesse folle. Je m’approche doucement mais il me fait signe de rester à distance, alors j’attends. J’attends un long moment jusqu’à ce que ses larmes arrêtent de couler. Il tend ensuite doucement sa main vers moi et cherche à accrocher mes doigts. J’entrelace mes doigts aux siens, tout doucement et il se tourne vers moi en s’asseyant en tailleur sur le lit.

-          Je voudrais juste comprendre pourquoi tu ne me l’as pas dit, me dit Harry

-          Tu t’énerves pas d’accord ?

-          J’vais essayer…

-          J’en ai beaucoup parlé avec Niall, et on savait que tu réagirais très mal vu à quel point tu protèges Gemma. Gemma voulait te le dire à un moment mais ta mère l’en a dissuadée. Et ils se sont enfermés dans leur mensonge. C’est pas facile à avouer en fait…

-          Je sais. Du coup quand ma sœur m’a dit qu’elle allait chez son copain ce week-end elle parlait de Niall ?

-          Oui. Ils étaient ensemble.

-          A quelques pas de mon appartement en plus. Il habite à 200m de chez moi.

-          Ah oui ?

-          Oui. J’ai un peu de mal à y croire… Bref. Ils sont vraiment amoureux ?

-          Depuis le premier jour. Tu te souviens l’été où on a fui ensemble ? Les deux jours que j’ai passé en Irlande ?

-          Oui, dit-il en fronçant les sourcils ne comprenant pas où je veux en venir

-          C’est ce week-end là qu’il m’a avoué être amoureux de Gemma.  Après ils ont commencé à coucher ensemble comme tu le sais, et progressivement des sentiments se sont installés. Et ils ont voulu donner une chance à leur histoire dans le plus grand secret. Pour ne pas tout faire foirer. Et ça incluait que personne ne soit au courant, et surtout pas toi.

-          Je vois…

-          Tu m’en veux ?

-          Oui. Oui mais je comprends un peu mieux maintenant…

-          Je ne voulais pas te blesser Harry, mais j’avais peur de la manière dont tu réagirais. C’est pour ça que je t’ai rien dit.

-          Je comprends. Enfin je peux comprendre pourquoi tu ne me l’as pas dit, mais je suis blessé et déçu, je pensais que t’avais plus confiance que ça en moi.

-          Haz’, c’est pas que j’ai pas confiance en toi, c’est que je voudrais éviter que tu mettes ton poing dans la gueule de Niall.

-          Ah mais je te rassure, il va se prendre mon poing dans la gueule. Il peut avoir des milliers de filles et il a fallu qu’il choisisse ma sœur !

-          Harry, tu sais très bien qu’on ne choisit pas de qui on tombe amoureux.

-          T’as peut-être raison. Et toi qui les connais bien tu penses quoi de leur couple ?

-          Qu’il est solide. Ils ont eu deux ans pour faire évoluer tout doucement leur relation, et ils ont l’air vraiment amoureux l’un de l’autre. Et Niall voulait protéger ta sœur avant tout c’est pour ça qu’il n’a rien voulu te dire et qu’ils n’ont pas exposé leur relation…

-          Tu penses que Niall est le bon mec pour ma sœur ?

-          Oula… Je dirais oui. Il est prévenant et attentionné avec elle, et il est vraiment amoureux. Et il ne la blessera pas. Ni physiquement ni dans le cœur.

-          Tu peux me le jurer ?

-          J’en mettrai ma main à couper…

-          D’accord.

-          J’ai droit à un bisou ?, dis-je d’une toute petite voix

-          Un petit alors, me dit Harry

Il me fait un court baiser sur la bouche et je souris doucement. C’est mieux que rien.  Mais je sais qu’il lui faudra du temps pour me pardonner réellement.  Mais on a un peu avancé.

-          Ma puce, puisqu’on ne peut pas sortir ça te dis une petite partie de jeux vidéo ?

-          Si tu veux Hazza… On joue à quoi ?

-          Mario ?

-          Ouiiii !

On rigole tous les deux et il me porte jusqu’au canapé du salon. Il sort ensuite une console de jeu du meuble sous la télé et me tends une manette.

-          Prête à te faire défoncer ?

-          Totalement. Mais tu vas pleurer…

-          Pourquoi ?

-          Parce que tu vas perdre.

-          N’importe quoi Cécile !

Il me tire la langue, lance le jeu et s’installe à côté de moi. J’ai enlevé mon attelle et posé mon pied sur la table basse. Ma cheville a bien dégonflé, et elle tire maintenant plus au vert qu’au bleu. Mais elle me semble moins douloureuse.

-          Cécile ?

-          Oui ? Désolé j’observais ma cheville…

-          T’as encore mal ?

-          Beaucoup moins.

-          C’est cool, dit Harry avec un petit sourire

Il lance ensuite la partie et on passe près de deux heures à jouer. Bien évidemment il gagne haut la main. Mais c’est pas grave, on a passé un vrai bon moment à rigoler tous les deux.  Il pose sa manette sur la table basse et se rapproche de moi pour regarder ma cheville. Il passe tout doucement ses doigts dessus et attend ma réaction.

-          J’ai plus vraiment mal Harry. Bon certes je vais pas gambader tout de suite mais ça va vraiment mieux.

-          Génial…  Je peux te proposer quelque chose ?

-          Oui, je t’écoutes.

-          Je te propose qu’on aille à la cuisine manger un morceau et qu’on finisse la soirée au chaud dans le jacuzzi.

-          Ouaaaais !!!!!!!

Je sais que ça va nous permettre de renouer un peu les liens. Et je voudrais vraiment que ce soit le cas. Harry a été me chercher mes béquilles et je le suis jusqu’en cuisine.

-          Tu veux manger quoi ?, me demande-t-il

-          Pas grand-chose, j’ai pas super faim.

-          Deux tranches de jambon ça te suffit ?

-          Oui largement.

Il sort un blister de jambon, l’ouvre et le dépose sur la table entre nous. On s’amuse à déchirer les tranches et à manger par petits bouts. Une fois qu’on a fini le plat Harry me dit :

-          Va dans la salle de bain, on prendra le dessert dans le jacuzzi…

-          Oh ?

-          Fais-moi confiance

Je l’embrasse tout doucement dans le cou et vais dans la salle de bain avec mes béquilles. Je m’assois au bord du jacuzzi et mets l’eau à chauffer dedans. J’enlève mon attelle, me déshabille et entre dedans en faisant très attention à ma cheville.  Harry me rejoint quelques minutes plus tard et me tends un magnum au chocolat.

-          Mmmmmh. Trop trop bon. 

Je déballe ma glace pendant qu’Harry se dévêt et s’installe à côté de moi avec aussi une glace à la main. Il se rapproche de moi et passe un bras derrière mes épaules.  On déguste nos glaces en silence en échangeant des petits regards complices. Sa main libre caresse doucement ma cuisse, de la hanche au genou, du bout des doigts.  Ça me fait frissonner de partout et ça le fait sourire. A la fin de nos glaces il m’embrasse très langoureusement et me mord un peu la lèvre inférieure en disant :

-          Désolé, il restait un peu de chocolat.

Il me fait un clin d’œil et je souris au prétexte.  C’est trop mignon. Sa bouche vient câliner mon cou et la myriade de petits baisers me rend complètement dingue.

-          Hazza pourquoi tu…

-          Chut, me coupe-t-il, ne dis rien, profites juste du moment.

Je me tais et le laisse continuer à m’embrasser dans le cou. Il me fait un petit suçon et j’éclate de rire.

-          Doucement Hazza.  T’excites pas trop…

-          Trop tard, me répond-t-il en baissant les yeux et rougissant

Je glisse mes doigts jusqu’à son entrejambe et m’aperçois qu’en effet il a déjà une solide érection.

-          Hazza t’es pas possible…

Je lui souris et prend son membre en main. Je le caresse doucement, il ferme les yeux et penche la tête en arrière, bouche entrouverte. Petit profiteur ! Je le caresse encore et encore mais je joue à faire durer le plaisir.

-          T’en auras plus ce soir si tu veux.  Pour le moment ça suffit, dis-je, je veux encore profiter un peu d’être avec toi…

-          C’est trop mignon ma puce. Mais je voudrais qu’on se fasse une promesse.

-          Dis-moi Hazza.

-          Je voudrais qu’on se fasse la promesse de toujours se dire toute la vérité. Même si ça risque de blesser ou d’énerver l’autre. Parce que le mensonge fait encore bien plus mal…

-          D’accord Harry. Je t’en fais la promesse.

-          Je te la fais aussi.

-          Merci…

On échange un doux baiser et je pose ensuite ma tête sur son épaule. Il caresse doucement mon dos et on continue à discuter.

-          Ta cheville ça va ?

-          Ouais, ça me lance un peu de temps en temps mais sinon ça va.

-          Et ton autre jambe ?

-          Merde. J’ai pas enlevé mon bandage.

Il rigole et me l’enlève sous l’eau avant d’expédier la bande mouillée dans la poubelle d’un leste mouvement du poignet.

-          Essaye d’y penser la prochaine fois, me dit mon petit-ami en souriant, mais t’es trop mignonne à tout le temps tout oublier.

-          Mais… Je t’emmerde. J’oublie pas tout.

-          Ah oui ? C’est pas toi qui a oublié la date de mon anniversaire ?

-          Si mais c’est arrivé qu’une fois…

Effectivement, il y a quelques mois je lui ai souhaité son anniversaire le lendemain de la bonne date. Il l’avait pris en rigolant heureusement. 

-          T’es trop mignonne.

-          Hazza ?

-          Oui ?

-          Est-ce que tu me vois comme ta princesse ?

-          Oui.  Pourquoi cette question ?

-          Parce que la plus belle des preuves d’amour qu’un homme puisse offrir à une femme c’est de la traiter comme sa princesse. Et c’est ce que tu fais avec moi. Donc merci…

-          Mais de rien. Je t’aime ma puce…

-          Je t’aime aussi Hazza. On s’engueule plus jamais comme aujourd’hui hein ?

-          On va essayer.

-          Tu vas faire quoi pour Niall et Gemma ?

-          Je sais pas encore. Je me sens tellement blessé par leur attitude. Surtout Niall, il savait qu’il n’avait pas le droit. C’est ma sœur. Mon unique sœur. Pourquoi elle quoi ?

-          Parce qu’elle est purement magnifique.

-          Ça c’est vrai.

-          Et d’après Niall elle est très très douée au lit…

-          Cécile ! Ne me dis pas ce genre de choses s’il-te-plaît.

-          Oups. Désolé.

-          Il aime vraiment coucher avec elle ?

-          Oh ça oui ! Je suis obligé de le freiner quand il commence à me raconter ses nuits avec elle.

-          Mais… comment ils font pour se voir ?

-          Quand t’es à Los Angeles ils se retrouvent à l’hôtel en général.

-          Ah carrément ?

-          C’est moins risqué qu’à leurs appartements.

-          Exact. Et qui est au courant à part toi ?

-          Pour leur relation ?

-          Oui.

-          Ta mère. Et Louis s’en doute un peu je crois. Mais sinon personne n’est au courant.

-          D’accord.

-          Tu vas pas t’opposer à leur relation hein ?

-          Je sais pas encore.  Je veux protéger ma sœur, et Niall est mon ami, mais j’ai l’impression qu’ils se sont foutus de ma gueule pendant deux ans et ça fait mal.

-          Ils ne se sont pas foutus de toi, ils t’ont protégé. Protégé. Ça paraît difficilement concevable certes mais c’était le but.

-          Merci… On sort de l’eau ?

-          Ça dépend, dis-je, si on sort on fait quoi ?

Je lui fais un petit clin d’œil et il rigole doucement.

-          Oui on va faire l’amour ma puce. Mais doucement, je ne veux pas qu’il y ait de problèmes avec ta cheville.

-          Y’en aura pas.

-          Tu peux pas le savoir…

-          Hazza t’es le type le plus doux au lit que je connaisse.

-          Oui et ?

-          Et on peut faire l’amour sans que ma cheville en souffre.

-          Ok.

Il sort du jacuzzi, je m’assois au bord et il passe son bras sous mes jambes avant de m’emmener en me portant jusqu’au lit. Il m’allonge dessus et vient se placer à quatre pattes au-dessus de moi… ça va être très très chaud je le sens.

 

 

Alors ? Le réveil un peu difficile de Cécile ? Hazza qui a pris des risques pour aller lui chercher une attelle ? Harry qui semble un peu froid et distant ? Cécile qui s'énerve à cause du régime ? La douche en amoureux ? Les béquilles et Cécile qui retrouve sa mobilité ? Le pétage de plombs du repas ? La discussion à coeur ouvert sur le canapé ?  Les produits de régime ? Le début d'après-midi ? Le cadeau du jour ? Cécile qui craque et dit tout pour Niall et Gemma ? La réaction plus qu'explosive d'Harry ? Le coup de file désésperé de Cécile à Niall ? Harry qui débarque en hurlant ? Les explications de Cécile ? Les jeux vidéos et le repas du soir ? Le jacuzzi ? Harry qui hésite sur leurs activités nocturnes mais Cécile qui le rassure ?