Alleluia ! enfin fini ce trèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèès long chapitre. Bon il couvre une journée et demie mais il est très riche en rebondissements, donc je vous laisse lire et on se retrouve après pour les comm'.

Chapitre 17: Et un, et deux, et trois...

JOUR 147

Je descends le premier de l’avion, ça fait du bien d’être de retour en Angleterre. Normalement Jenny devrais nous attendre discrètement dans un coin de l’aéroport, tout comme Jade et Danielle. Ça fait un mois et demi qu’on est partis, un mois et demi qu’on ne les as pas vues. Zayn me suit avec son fils dans les bras, puis viennent Louis, Niall et enfin Liam.

J’ai envie de retrouver mon fils, j’ai eu des nouvelles fréquemment, et je sais qu’il va bien. Je sais aussi qu’Harry a eu plus de nouvelles que moi. Je me souviens en souriant de l’engueulade du siècle à ce propos

FLASH-BACK

-          Je reviens, dit Harry n prenant son téléphone sur la table de nuit

Tous les soirs avant de dormir il téléphone à quelqu’un, je ne sais pas qui, mais ça commence sérieusement à m’énerver. Il revient cinq minutes plus tard mais j’ai décidé de lui faire la tête. Je sais que c’est idiot mais j’ai peur qu’il me trompe.

-          Tu téléphones à qui tout les soirs ?, dis-je

-          Personne, t’as pas besoin de savoir.

-          Va te faire foutre Haz.

Je glisse ma tête sous l’oreiller et je le sens se glisser à côté de moi dans le lit. Il glisse ses doigts dans mon dos mais je le repousse violemment. Il m’énerve.

-          J’avais Océane au téléphone.

Hein ? Je sors ma tête de sous l’oreiller et le regarde sans comprendre

-          Je l’ai au téléphone tous les jours au cas où il se soit passé quelque chose avec ton fils, je préfère l’apprendre avant toi.

-          Et il va bien ?

-          Il se porte à merveille.

FIN DU FLASH-BACK

Il a fait ça pour me protéger, c’est trop mignon.

Lorsqu’on entre dans l’aéroport je comprends tout de suite qu’on va avoir un gros problème. Des dizaines de fans nous y attendent. Je pose ma main devant le visage d’Henry pour ne pas qu’il soit trop pris en photo. On se dépêche de fendre la foule, entourés de nos gardes du corps pour s’engouffrer dans des voitures aux vitres teintées. Lorsque je monte dans la mienne je m’aperçois que Jenny et Lily sont déjà là. Trop mignonnes. Je ferme la porte avant d’embrasser doucement Jenny, et de faire un gros bisou sur la joue de sa fille. On toque à ma fenêtre et je reconnais Liam derrière. Je baisse la vitre et il me dit :

-          On commence par passer à l’hôpital voir Eleanor, tous ensembles, Danielle et moi on a un truc à vous dire.

-          D’accord.

On a prévu de révéler la grossesse de Danielle aujourd’hui. Elle en est à trois mois et ne va bientôt plus pouvoir le cacher. Niall, Jade et Danielle m’attendent pour partir. Je m’engouffre dans la voiture et notre chauffeur démarre.  J’embrasse longuement ma petite amie, je suis heureux de la retrouver, elle m’a beaucoup manqué pendant ce mois et demi de tournée.  Ça va nous faire du bien de nous retrouver. En plus elle a une échographie demain, et je compte bien l’y accompagner.

Je discute avec Jade à voix basse, elle et moi on partage un secret que personne n’a encore réussi à percer : on a eu trois jours de off, loin d’ici, en Australie, et elle m’y a rejoint. On n’a quasiment pas quitté la chambre en trois jours, on a passé tout notre temps au lit. Mais elle n’est toujours pas enceinte, elle a fait le test avant de venir. J’en ai marre, j’aimerai tellement qu’on réussisse, ça lui ferait tellement plaisir. Et ça me ferait plaisir aussi évidemment. Lorsqu’on se gare devant l’hôpital j’échange un doux baiser avec Jade avant de l’emmener hors de la voiture. On a décidé de tous passer voir Eleanor, juste pour soutenir Louis, au cas où. Et puis Liam a dit qu’il voulait nous dire quelque chose.

-          Je n’emmène pas les gosses là-haut, c’est pas un endroit pour eux, monte avec les garçons, je vous attends dans la salle d’attente.

-          Merci mon cœur.

Je l’embrasse longuement, et j’aperçois Harry et Niall me lancer un petit regard en coin. Je me fous de ce qu’on pourra dire, je l’aime et j’assume. Enfin j’assume tant qu’elle reste cachée. Déjà révéler l’existence d’Henry avait été un peu dure à gérer.

FLASH-BACK

-          Putain les connards !

-          Qu’est-ce qui se passe ?, me demande Liam en levant la tête vers moi

-          Les photos de nous à l’aéroport ont fuité, on voit clairement Henry dessus, et ça gueule sur internet pour savoir qui c’est.

-          Tu devrais leur dire. Henry est ton fils et tu n’en as pas honte, alors dis-leur. Révèle au monde que tu es papa. Ils n’ont pas besoin de connaître les conditions, seulement que tu l’aimes.

-          Comment tu fais pour être toujours aussi lucide ?

Il hausse les épaules en souriant. Je me dépêche de me connecter sur Twitter et poste un court message

 “Hey everyone, I know you wonder who the black little boy I hold in my arms on the pictures is. It’s my son, Henry. I love him. Respect that. I love you all XX”

FIN DU FLASH-BACK

Jenny et Lily sont mon secret. Mon petit secret à moi. Je prends Henry dans mes bras, profitant de ne plus avoir mon plâtre depuis une semaine et lui dis :

-          Mon cœur, tu vas rester un petit peu avec Jenny d’accord ? Je dois monter avec les garçons. T’aura qu’à lui raconter ton voyage.

-          D’accord papa.

Je l’embrasse sur le front et le confie à Jenny. Elle me sourit et me fait signe de me dépêcher de monter, les garçons m’attendent. Je les rejoins dans les escaliers menant à la chambre d’Eleanor.

J’entends la porte de ma chambre s’ouvrir, ça doit être Louis, Jay est passé hier et a dit qu’il devait rentrer aujourd’hui. Effectivement je sens ses lèvres chaudes se poser sur les miennes, et sa main saisir la mienne.

-          C’est dingue quand même que son état ne change pas d’un pouce…

Ça c’est Niall.

-          C’est vraiment pas juste qu’elle soit clouée comme ça sur un putain de lit…

A la voix ça doit être Zayn.

-          Vous ne voulez pas vous asseoir ? On voudrait profiter d’être dans un endroit calme et neutre pour vous annoncer quelque chose.

Ah, ça c’est Liam. Mais pourquoi « on » ? Et qu’est-ce qu’il veut annoncer ?

-          Voilà, commence une voix féminine que j’identifie comme celle de sa petite amie, je suis enceinte.

Un silence glacial suit cette déclaration. Jade me regarde, les yeux emplis de larmes avant de se lever et de se barrer en courant. Merde.

-          Désolé Danielle, c’est vraiment génial pour toi.

Je la serre très rapidement dans mes bras avant de me lancer à la poursuite de ma petite-amie.

Je souris à Liam, il a l’air heureux de la grossesse de sa copine.

-          Félicitations, dis-je, vous le méritez, et il faut vraiment que la vie reprenne  le dessus dans nos vies.

-          Exact, ajoute Louis, bravo, vous allez être des parents formidables. Désolé de ne pas avoir réagi un peu plus tôt mais j’ai revu défiler dans ma tête l’annonce de la grossesse d’Eleanor.

-          Je comprends, dit Liam, quelqu’un sait pourquoi Jade est partie ?

-          Elle n’arrive pas à tomber enceinte. Du coup elle vous en veux sans vraiment le vouloir parce que vous allez être parents, dit platement Harry, mais félicitations à vous deux, j’ai hâte de voir la petite merveille que vous nous avez conçu.

Il se lève et va serrer Danielle dans ses bras avant de prendre Liam à son tour dans ses bras.

Je suis à la cafétéria avec les petits, je leur ai payé à chacun un chocolat chaud et Henry et Lily discutent, ils se racontent ce mois et demi qui vient de s’écouler. Je sursaute en voyant Jade passer en courant, suivie une minute plus tard par Niall. Elle a filé aux toilettes mais il ne l’a pas vue et la cherche. Je lui fais signe de s’approcher.

-          Tu sais où est passé Jade ?

-          Elle est aux toilettes. Il s’est passé quoi ?

-          Danielle est enceinte.

-          Oh. C’est une bonne chose non ?

-          Evidemment. Mais Jade et moi on essaye d’avoir un bébé depuis un bout de temps et on n’y arrive pas

-          Je comprends.

-          Ça veut dire quoi être enceinte ?, demande Henry en me regardant

-          Euh…

-          Ça veut dire qu’elle va avoir un bébé, dit Niall en se mettant à sa hauteur

-          C’est chouette ça ! s’exclame Lily

J’avoue que je n’avais pas imaginé que notre grande annonce provoquerait autant d’émotions. Louis a fondu en larmes et est maintenant dans les bras d’Harry, seul Zayn semble VRAIMENT heureux pour nous.

-          T’en es à combien de semaines ?, demande-t-il à ma copine

-          Treize. Ça date de la fin du mois de novembre. Et je devrais accoucher fin août

-          Un an après que Perrie soit morte quoi…

Etonnamment il n’y a aucune tristesse ni dans ses yeux ni dans sa voix, il a simplement dit ça comme une constatation. Presque une  banalité. Tant mieux s’il arrive enfin à surmonter la mort de Perrie. Mais j’ai des doutes. Elle est toujours en lui, et elle le sera toujours mais ça fait longtemps qu’il n’a pas craqué en pensant à elle. Ça ne saurait tarder.

-          Liam, il est l’heure qu’on y aille. Et j’ai faim.

-          Oui oui on y va ma puce.

Je lui vole un baiser et prend sa main. Elle a raison, il est l’heure d’y aller.

-          J’en profite pour filer aussi, dit Zayn, j’ai besoin de temps en famille.  Si jamais vous avez besoin de quoi que ce soit les gars vous n’hésitez pas à m’appeler

-          Promis, dit Louis qui a posé sa tête sur mon épaule, désolé Liam, profites de Danielle, et toi Zayn profites de ta famille. Ils sont géniaux.

Ils nous disent au revoir et filent. Je regarde Louis et dit :

-          Il est temps d’aller voir Pierre tu ne crois pas ?

-          Si. D’ailleurs il faut que je demande quelque chose à Océane.

-          Ah oui ? Quoi ?

-          D’être la marraine de Pierre. Elle a tellement pris soin de lui que j’aimerais vraiment qu’elle le devienne.

-          C’est mignon. Et très symbolique.

-          Tu penses que c’est une bonne idée ?

-          Je pense que c’est une idée que t’as longuement mûri et qu’il est temps que tu lui demandes.

Il m’embrasse, prend ma main qui est toujours glissée dans celle d’Eleanor et on monte. En entrant dans le couloir de néonatalité  on croise Océane et on s’arrête un peu pour discuter avec elle. Elle commence par nous serrer chacun dans ses bras avant de dire :

-          Ça va les garçons ? Vous êtes rentrés aujourd’hui c’est ça ?

-          Oui, dit Louis, on vient d’aller voir Eleanor, et on allait voir Pierre.

-          Il a bien grandi tu verras, c’est un grand gaillard ton fils.

-          Je sais. Merci d’avoir pris soin de lui et…

Je l’encourage du regard et il reprend :

-          Océane est-ce que tu me ferais l’honneur de bien vouloir être la marraine de mon fils ?

-          Oh je… Louis, ça me ferait très plaisir vraiment, mais on ne se connait pas assez pour ça et…

-          On voudrait vraiment que tu deviennes notre amie, tu finis ton service à quelle heure ?

-          Dans une heure pourquoi ?

-          Viens manger chez nous, ça nous ferait plaisir, et ça te laisse le temps de réfléchir à la demande de Louis.

-          Oui, dit Océane, je suis d’accord.

-          Génial !

Louis la serre dans ses bras et on se dirige vers la chambre de Pierre. Avant d’y entrer j’arrête Louis en posant mes deux mains sur son torse.

Harry me regarde droit dans les yeux et me dit :

-          T’es prêt ? Il a énormément grandi et changé, est-ce que t’es prêt à encaisser ça ?

-          Oui je pense. Je le dois.

-          On y va alors.

J’ouvre la porte et entre dans la pièce où mon fils est gardé. Il dort dans son petit berceau, il est si beau. Il a énormément grandi, il ressemble de plus en plus à ce à quoi un nouveau-né doit ressembler. Seulement il a presque deux mois. Mais il s’est battu pour vivre et je suis fier de lui. Tellement fier.

J’ai retrouvé ma petite famille à la cafétéria, avec Niall. Il attend que Jade sorte des toilettes où elle s’est enfermée. Elle a mal pris l’annonce de Danielle, et je peux le comprendre. Lily s’est blottie dans mes bras et je m’amuse à la chatouiller en la faisant rire aux éclats tandis que le blondinet fait un coloriage avec mon fils.  Jenny garde un œil à la fois sur la porte des toilettes, non loin de nous, et sur nous avec les petits. Soudain la porte s’ouvre et Jade s’approche doucement de notre table.

-          Niall ? On peut rentrer s’il-te-plaît ?

Elle a les yeux rougis et gonflés par les larmes. J’ai mal pour elle. Niall se lève et la prend doucement dans ses bras. Il caresse son dos en lui murmurant de douces paroles à l’oreille.

-          Oui ma puce on rentre… On reparlera de tout ça au calme… tu es ma princesse, je t’aime et je vais te protéger. 

Elle entrelace tout doucement ses doigts aux miens. Je souris et l’embrasse sur le front.

-          On file. Bonne soirée la petite famille !!

Je fais un clin d’œil à Zayn, et il me répond par un sourire. J’entraîne Jade jusqu’à l’extérieur, jusqu’à notre voiture, il est temps pour nous de rentrer.

Zayn s’est rapproché de son fils et Lily est revenue vers moi.

-          Zayn, je ne veux pas te presser, mais Lily a encore des devoirs à faire…. Et faut que je finisse le nouveau planning de Simon.

-          Oui oui on y va. Tu viens dans mes bras Henry ?

Le petit garçon saute dans les bras de son père en rigolant. Zayn le serre contre lui, récupère le dessin que son fils à gribouillé et on se dépêche de filer. J’ai pris la main de Lily, elle rigole parce que Zayn a fait basculer Henry sur son épaule et le petit garçon se débat. Trop mignon. Durant ce mois et demi on a vraiment évolué, on a mûri, et on sait qu’on veut construire quelque chose de solide tous les deux. La même voiture noire que celle qui nous a amenés nous attend, juste devant la porte. On s’engouffre à l’intérieur et le chauffeur nous emmène jusqu’à l’appartement de Zayn. J’ai préparé un sac avec des affaires pour moi et un avec des affaires pour ma fille, et je les ai mis dans le coffre. On va passer quelques jours chez Zayn, ça nous changera.  Et puis j’aime m’éveiller dans ses bras, il est toujours doux et attentionné avec moi.

On vient de rentrer, ça fait du bien d’être à la maison. On a invité Simon à prendre l’apéro, on doit lui dire pour la grossesse de Danielle.

-          Mets-toi voir de profil, dis-je

Ma copine se met de profil et je regarde son ventre, ça va, ça n’est encore pas flagrant.

-          Merci.

Je l’embrasse doucement et vais dans la buanderie mettre tout le linge sale de ma valise dans la machine que je mets à tourner.

-          Il boit quoi en principe Simon ?

-          Une bière, mets en deux au frais, j’en boirais une aussi. Et sors-toi un soda ou quelque chose dans le genre.

-          Oui ok, me répond Danielle depuis la cuisine

Je jette un coup d’œil à la pièce autour de moi, tout est rangé nickel, et c’est hyper propre.  En rejoignant Danielle dans la cuisine je lui dis :

-          Tu ne serais pas un peu maniaque du ménage toi ?

-          Ça m’occupe et ça m’évite de penser à quel point tu me manques.

Elle me regarde en souriant. Je lui souris en retour, avant de la serrer contre moi.

-          T n’imagines pas à quel point tu m’as manqué mon cœur, dis-je à voix basse

-          Si j’imagine, ça a été terrible aussi pour moi. Ça va être de pire en pire.

Je berce doucement mon filleul. C’est la première fois que je l’ai dans mes bras, et ça me fait un peu bizarre. Louis nous mitraille avec son téléphone. C’est trop mignon. Le petit garçon vient d’ouvrir ses yeux et je fais signe à Louis d’arrêter les photos et de se rapprocher. Il glisse son doigt dans la petite main de son fils qui l’attrape et la serre.

-          Putain c’est trop mignon, murmure-t-il

-          Tu vois, il te reconnaît déjà.

-          Exact, dit Océane en entrant dans la pièce, je suis désolée mais je dois récupérer Pierre pour ses examens quotidiens. Après j’ai fini mon service.

-          On t’emmène directement chez nous, dit Louis, on t’attend ici, dépêche-toi j’ai encore envie de câliner un peu Pierre.

-          Je comprends. Vous voulez venir avec moi ?

-          On peut ?

-          Oui. En principe je prends qu’une personne avec moi, mais vous deux ce n’est pas pareil…

J’éclate de rire et entrelace mes doigts à ceux de Louis et on suit Océane qui a récupéré Pierre.

-          Allez allez on se dépêche de monter, dis-je, Henry tu portes ta valise tout seul ou tu veux que je t’aide ?

-          Je la porte tout seul !!!

Je souris et continue à sortir les sacs du coffre :

-          C’est à qui le sac Mickey ?

-          A moi, s’écrie Lily en récupérant son sac

-          Donc la valise noire c’est la tienne ?, dis-je en me tournant vers Jenny

-          Exact.

-          Henry ! T’as oublié ton doudou !!!

Mon fils revient vers moi et récupère son lapin en peluche. Il commence à le lâcher un peu de temps à autre, c’est bien, il progresse. Je vole un baiser à Jenny et on monte à mon appartement. Je déverrouille la porte et fais entrer tout le monde à l’intérieur. En voyant les petits courir vers la chambre qu’ils partagent je dis à Jenny :

-          Demain on va acheter un lit à ta fille, elle ne peut pas dormir sur un matelas gonflable à chaque fois qu’elle vient.

Après un long silence au cours duquel le sourire de jenny s’est élargi elle me dit :

-          Et si… et si on emménageait ici Lily et moi ?

-          Vrai ?

-          Oui. J’y ai beaucoup réfléchi et je pense que ça serait mieux. Et puis… ça serait plus pratique, financièrement, et pour emmener Lily à l’école, t’habites plus près.

-          Je ne suis pas contre.  

On se sourit avant de s’embrasser très longtemps.

Ça sonne à la porte alors que je suis encore en train de mettre les biscuits apéritifs dans un bol.

-          J’y vais ! me lance Danielle avant de m’embrasser sur la joue

Depuis la cuisine je la vois ouvrir à Simon et le laisser entrer dans l’appartement. Il la serre dans ses bras en souriant et je les rejoins. Simon et moi partageons une longue étreinte, je l’adore, et il nous manque beaucoup quand on est en tournée.

-          Je t’en prie Simon assieds-toi, une bière ça te va ?

-          Oui, me répond mon manager et ami

-          J’ai mis un coca au frais pour moi chéri, me dit Danielle

Je vais en cuisine et ramène les trois boissons. Simon s’est assis dans le fauteuil et je m’installe dans le canapé à côté de ma copine.

-          Pourquoi est-ce que t’as tant insisté pour que je vienne ce soir Liam ? me demande Simon

-          On doit t’annoncer quelque chose, dis-je

J’entrelace mes doigts à ceux de Danielle et Simon me dit :

-          Vous n’allez quand même pas vous marier ?

-          Euh non, dit Danielle, on a le temps pour ça.

Je rigole et reprend :

-          En fait Danielle est…

-          Enceinte, me complète-t-elle

Simon nous regarde longuement avant de nous adresser un immense sourire :

-          C’est génial ! Je suis vraiment heureux pour vous. Mais vous êtes sûrs de vouloir le garder ?

-          Certains, dis-je, c’est une véritable évidence pour nous.

-          Et ta carrière Danielle ?

-          En pause. Ma vie personnelle passe avant.

J’embrasse tout doucement mon fils sur le front, caresse doucement son crâne et le repose dans son berceau. Il va excellemment bien, tous les tests qu’Océane lui a fait son normaux. Elle m’attend dans le couloir avec Harry. Je sors de la chambre et prend immédiatement et automatiquement la main de mon petit ami dans la mienne. Je ne me sens bien que lorsque nos doigts sont en contact.

-          On y va ?

-          Oui, dit Harry, viens Océane, on a une voiture et un chauffeur qui nous attendent en bas, on est venus ici directement depuis l’aéroport.

-          D’accord.

La jeune infirmière nous emboîte le pas jusqu’à la voiture aux vitres teintées qui nous attend toujours.

Dès que nous sommes rentrés Jade est partie s’enfermer dans la salle de bain. Elle souffre profondément et je ne peux rien faire pour elle parce qu’elle refuse de me parler. Alors je l’attends, assis par terre, dans le couloir, devant la porte de la salle de bain. Je joue sur mon téléphone en attendant qu’elle daigne se montrer. Elle en sort soudain, en pyjama, les cheveux vaguement attachés, elle se rue dans la chambre pour attraper la couette qui se trouve sur notre lit et elle s’enroule dedans en s’asseyant sur le canapé. Je l’ai regardé faire, complètement interloqué. Je m’approche d’elle dans le salon et elle planque sa tête sous la couette.

-          Jade s’il-te-plaît. On peut parler ?

-          De quoi ?

-          Jade… De tout ça.

Pour toute réponse j’ai droit à un doigt d’honneur. Ok. Ça m’énerve au plus haut point mais je respire un grand coup et décide d’agir vraiment. Je la force à sortir la tête de la couette et je déclenche le pire cataclysme de tout les temps.

-          MAIS QU’EST-CE QUE TU FAIS ? C’EST QUOI TON PROBLEME ? TU ME LACHES OKAY ?

-          Jade je voudrais juste qu’on…

-          TA GUEULE ! TU NE PEUX PAS COMPRENDRE, T’IMAGINE MEME PAS A QUEL POINT JE SOUFFRE !

Elle se lève violemment et chope un cadre à photo sur le meuble devant elle qu’elle envoie valser contre le mur. Elle s’attaque ensuite au vase qui est à côté et je l’arrête avant qu’elle ne brise un deuxième cadre. Elle se réfugie alors dans la cuisine et me balance une assiette à la tête. Ses yeux sont emplis de larmes, de rage je présume. Je me baisse et l’assiette frôle ma tête avant de s’écraser contre le mur derrière-moi.

-          Jade s’il-te-plaît….

Elle fond en larmes et s’effondre au sol. Je me précipite sur elle et la prend dans mes bras. 

-          Chut ma puce… ça va aller… On va y arriver… ensemble… Je t’aime et je ne vais pas te laisser tomber. On va traverser tout ça ensemble….

-          Promis ?

-          Oui. Tu es la personne que j’aime le plus au monde, et on va se soutenir l’un l’autre. Et je te promets qu’on va réussir à faire un béb…

Elle m’interrompt en m’embrassant. Je m’aperçois alors que je pleure aussi. Mais je m’en fous. On s’accroche l’un à l’autre comme à un rocher.

On vient de raccompagner Simon dehors, il est totalement emballé par la grossesse de Danielle. On en a beaucoup discuté avec lui, et il nous as donné plein de conseils pour gérer, notamment au niveau des fans.

-          Tu veux manger quoi bébé ?, dis-je

-          En fait c’est déjà prêt, y’a plus qu’à mettre au four. J’ai fait des lasagnes ce matin.

-          Oh. Merci.

-          Comme ça je mets au four et on a une demi-heure pour se câliner sur le canapé.

-          Ça me semble enviable. Même très enviable.

Pendant qu’elle met le plat au four je vais récupérer notre couette et l’installe sur le canapé.  Elle vient ensuite me rejoindre et on se blottit dedans à se faire des petits bisous tendres et doux.

Louis déverrouille la porte de son appartement et je vais poser nos valises dans notre chambre. On a commandé des pizzas en venant et elles ne devraient pas tarder à arriver.

-          Une bière Océane ?

-          Ouais si vous voulez, ça fait toujours du bien après le service.

Je souris et ramène trois bières au salon où on s’installe tous les trois.

-          Allez Lily, réfléchis, dis-moi combien ça fait 25-13….

-          Mais… je sais pas…

La petite fille me regarde, complètement désemparée.  Je l’aide à faire ses devoirs pendant que sa mère cuisine, et qu’Henry joue dans sa chambre.

-          Tu veux qu’on fasse un dessin pour t’aider ?

-          Ouiiii

Je craque devant le sourire de la jeune fille. Je la prends sur mes genoux et lui fait dessiner vingt-cinq petits ronds sur sa feuille. Elle s’applique sous les yeux protecteurs et contents de sa mère.

-          Papa ? J’ai faim !!!!!!

Je rigole et fais signe à mon fils de s’approcher. Il grimpe sur la chaise à côté de la mienne et après avoir vérifié que Lily dessine toujours je dis à mon fils :

-          T’es un grand garçon ?

Il hoche la tête en me regardant.

-          Alors tu vas aller te laver les mains dans la salle de bain et ensuite tu reviendras ici aider Jenny à mettre la table. D’accord ?

-          Oui papa.

Il me sourit et file se laver les mains. Je me reconcentre alors sur le problème de maths de Lily.

On vient de finir nos pizzas, on a mangé assez vite, et on vient de commencer notre deuxième bière chacun. L’ambiance est détendue et on parle de tout et de rien.

-          Et toi t’as un copain Océane ?, demande Harry

-          Non. Avec mon métier j’ai pas vraiment le temps.

-          Ouais je te comprends. C’est dur pour nous aussi tu sais, du coup c’est plus facile pour moi de sortir avec Harry, parce qu’on peut être ensemble tout le temps.

-          C’est mignon, nous dit la jeune femme, vous êtes trop mignons tous les deux.

Harry vient de décapsuler sa troisième bière et je lui dis à voix basse :

-          Hazza, doucement s’il-te-plaît.

Il fait mine de m’envoyer un baiser et je souris. Il est trop mignon.

-          Du coup vous vivez ensemble ici ?, nous demande Océane

-          Ouais. Enfin moi j’ai un autre appart, mais je vis avec Louis, j’arrive pas à me séparer de lui.

-          Je comprends, dit Océane, vous dormez dans le même lit je suppose ?

Ses joues ont légèrement rosi et je souris.

-          Evidemment.

On s’installe tous à table, Jenny a préparé du poulet et des pâtes avec une sauce au curry. Trop bon. En fait elle a fait de gros progrès en cuisine depuis qu’on s’est rencontrés.

-          J’aime pas le poulet, dit Henry en jetant sa fourchette sur la table et en croisant les bras.

-          Henry ! Tu manges et tu fais pas d’histoires.

J’ai été calme mais ferme. Mais mon fils ne veut rien entendre. De temps en temps il me fait des petites crises comme ça, sans que je sache pourquoi.  Je soupire et le prend dans mes bras en l’emmenant hors de la cuisine. Je ferme la porte et le pose par terre. Je me met à sa hauteur et je dis sur un ton qui ne laisse aucun moyen de discuter :

-          Ecoutes-moi Henry, Jenny a cuisiné un bon repas pour nous, alors soit tu manges ce que tu as dans ton assiette soit tu vas au lit.

-          D’accord papa.

-          C’est bien mon bonhomme.

Je l’embrasse sur le front et on retourne dans la cuisine. Mon fils se réinstalle à sa place et mange de bon cœur. Jenny me regarde en souriant. Elle devait penser que je n’y arriverais pas.

-          Je viens d’avoir le docteur au téléphone, on a rendez-vous demain.

-          Pour faire quoi ?

-          Des tests de fertilité. Comme ça on sera fixés d’accord ?

-          Oui.  Je suis désolée pour ce que j’ai brisé tout à l’heure, je ne sais même pas pourquoi j’ai fait ça.

-          C’est pas grave. Un coup de balai et ça sera de l’histoire ancienne.

-          Fais-le maintenant, sinon on va se couper sur les morceaux de verre.

-          Non. D’abord je m’occupe de toi.

-          Oh t’es mignon Niall.

Je tends à ma copine la tasse de thé fumante que je viens de lui préparer et je l’embrasse sur le front. 

-          T’es sûre que tu veux pas manger ?

-          Certaine, me répond Jade

-          D’accord. Bois ton thé et allonge toi, je vais enlever les bouts de verre.

Je l’embrasse une nouvelle fois sur le front avant d’aller chercher le balai. Je ramasse tout les morceaux de verre, les emballe dans un sachet rempli de papier bulle et les fout à la poubelle. Je termine en ramassant la photo du cadre que ma copine a brisé. C’est une photo de nous, de nous deux. Une des plus belles, une tirée du début de notre sextape, avant que cela ne dérape.

On a bien bu, un peu trop sûrement, et l’ambiance commence à sérieusement se réchauffer. Océane drague clairement Louis et je la regarde faire en rigolant. Ils en sont à comparer leurs abdos, autant dire que leurs pulls respectifs se sont bien relevés.

-          Mmmh, Océane ?, dis-je pour attirer l’attention de la jeune femme

Elle se tourne vers moi.

-          T’as déjà tenté des plans à trois ?, dis-je

-          C’est une proposition ?

-          Je pense que oui, dit Louis, de toute façon au point où on en est…

Il est vrai que l’atmosphère s’est beaucoup réchauffée depuis un moment, et que la conversation a vite dévié sur des sujets… plutôt très hot.

-          Je pense qu’on devrait lui faire passer un petit test pour voir si elle est prête, dis-je

Je sais que je vais trop loin mais je suis un peu bourré.

-          Pourquoi pas… dit Océane.

-          Déshabille-toi alors…

Elle s’exécute et j’en profite pour me mettre assis à côté de Louis. Ça s’annonce terriblement hot. Une fois en sous-vêtements elle hésite et Louis, complètement bourré lui dit :

-          Complètement nue.

Elle sourit et termine de se déshabiller.  Son sexe est complètement rasé, et j’échange un regard avec Louis : on adore tout les deux ce genre de chose.

-          T’as fini de préparer ton sac Lily ?

-          Oui.

-          T’as rien oublié ?

-          Non.

-          C’est bien. C’est l’heure d’aller au lit maintenant.

-          Oui je sais.

Zayn me regarde et je vais lui faire un petit bisou sur la joue avant de me mettre dans mon lit. Je dors dans la même chambre qu’Henry, il est déjà dans son lit, avec son doudou, en train de dormir.

-          Bonne nuit ma puce, dit Zayn en m’embrassant sur le front

Je ressors de la chambre des enfants après avoir couché Lily et retrouve Jenny, posée sur le canapé, un ordinateur portable sur les genoux.

-          T’as un ordi portable toi maintenant ?

-          Cadeau de Simon. Mais cadeau empoisonné parce que du coup je travaille à la maison.

-          Je vois. Tu bosses là ?

-          Il faut que je finisse son planning du mois qui vient. J’ai presque fini, après je lui envoie et je suis toute à toi.

-          Ça me laisse le temps d’aller prendre une douche ?

-          Oui je pense.

On échange un long baiser et je la laisse travailler pendant que je vais prendre ma douche.

Danielle est dans mes bras sur le canapé, on regarde un match de baseball.  J’ai remonté légèrement son pull et du bout des doigts je caresse son ventre.

-          Liam, ça chatouille.

-          Désolé ma puce. Mais je suis tellement heureux. Et j’ai trop trop hâte de t’accompagner à l’échographie demain.

-          Je sais, tu me l’as dit euh… au moins un million de fois.

Elle rigole et m’embrasse au coin des lèvres.  

-          Ah au fait, je ne sais pas pourquoi j’y pense maintenant mais… en faisant le ménage j’ai trouvé une boîte de capotes dans la salle de bain. Elles sont périmées. Je ne savais même pas que ça se périmait.

-          Tu les as jetées ?

-          Non, je les ai rangées sous le lavabo. Au cas où. Mais je suis pas sûre qu’elles soient très efficaces.

C’est à mon tour de sourire. Je ne savais même pas que j’en avais encore qui traînaient quelque part. 

-          Niall ?

-          Mmmh ?

-          Tu me pardonnes ? Tu me pardonnes ma violence de tout à l’heure ?

-          Chut… Evidemment que je te pardonne.

Je joue avec ses cheveux, elle a sa tête sur mes genoux, elle est enroulée dans la couette et elle me sourit.

-          Je t’aime Niall.

-          Je t’aime aussi Jade. Et on va y arriver.

-          Oui.

-          Est-ce que je peux te poser une question ? Je ne veux pas te brusquer, mais j’aimerais comprendre.

-          Vas y

-          Pourquoi tu tiens tant à ce qu’on fasse un bébé ?

Elle se redresse et me regarde droit dans les yeux en disant :

-          Tu ne le veux plus ?

-          C’est pas ce que j’ai dit. Viens-là.

Je la prend contre moi et la serre dans mes bras. Elle est de nouveau au bord des larmes et je veux l’éviter à tout prix.

-          Bébé… Chut… Je t’aime.

-          Avec Perrie on… on s’était promis, dit-elle en fondant en larmes, on s’était promis qu’on essayerait de… de devenir mères ensemble. Mais comme elle voulait adopter puisqu’elle était stérile, je lui avais promis que j’essayerais d’avoir un enfant assez vite, pour qu’on les élève ensemble. Et maintenant qu’elle est plus là je… je veux quand même accomplir cette promesse… Mais j’y arrive pas. Je ne comprends pas ce qui cloche avec moi… On a tellement essayé, je suis fatiguée d’essayer.  

-          Oh ma puce… Tu sais, Perrie ne sera pas fâchée si tu n’arrives pas à honorer ta promesse. Elle sait que les choses ont changé et que…

-          Je ne le fais pas que pour elle. J’en ai besoin. Je veux me prouver que je suis capable d’accomplir quelque chose par moi-même.

-          D’accord. Je le veux aussi. Je veux qu’on fonde une famille tous les deux. Et on va y arriver.

-          Promis ?

-          Non Jade, plus de promesses. T’as vu l’état dans lequel ça te met ?

Océane est en train de me sucer comme jamais on ne l’a fait. Je dois avouer qu’elle s’y prend bien mieux qu’Harry. Elle est d’ailleurs en train de le branler à mesure qu’elle me suce. On prend grave notre pied. Je pense qu’elle a passé le test avec brio. Je ne veux pas jouir dans sa bouche, ça serait du gâchis.

-          Stop. Viens.

Elle aime se faire dominer visiblement puisqu’elle ne bronche pas et me suis en silence, entraînant Harry qu’elle tient toujours par la queue. Je les emmène dans la chambre et je force Océane à s’allonger sur le lit.

-          Suce Hazza, moi je vais te prendre.

-          Attends, dit-elle dans un éclair de lucidité, t’as de quoi te protéger ?

-          Oui.

Je sors un préservatif de ma table de nuit, le déballe et me dépêche de l’enfiler. Je sais qu’on est en train de déraper avec elle, mais c’est tellement excitant…

Je suis à genoux au-dessus d’Océane, une jambe de chaque côté de sa tête. Elle lèche mon membre de tout son long, prenant le gland en bouche parfois. Elle a vite compris quels étaient mes points sensibles.

-          Suce

Je ne l’ai pas dit sur un ton méchant mais elle s’exécute immédiatement. Elle adore être dominée je pense.  Elle a pris mon membre entièrement en bouche et elle me suce doucement, joignant sa langue à ses lèvres. Je gémis assez bruyamment et Louis me dit :

-          Ça va Haz ?

-          Haaaannnn…. Oui c’est trop bon

-          Eh Hazza, elle est trempée la petite cochonne. Goûte moi ça…

Il me tend deux doigts que je lèche avidement. En plus elle a bon goût.

-          Mmmmmmh….

Océane a gémi au moment où Louis s’est enfoncé en elle.

-          Et voilà fini, dis-je en souriant, vraiment désolé mon cœur mais Simon me donne vraiment beaucoup de boulot.

-          Pas grave, je comprends. Tu veux bien poser ton ordi maintenant ?

-          Oui oui.

J’éteins mon ordi et le pose sur la table passe avant de faire un gros câlin à Zayn. Il en profite pour m’embrasser sur le front et dire :

-          Tu sais, je me disais qu’en tant qu’adultes matures et responsables on pourrait peut-être parler de notre emménagement prochain ensemble, t’en penses quoi ?, me demande-t-il

-          Ça me semble une bonne idée.

Je m’installe confortablement dans ses bras et il joue avec mes cheveux, en les enroulant autour de son doigt. Ça me fait rire et je commence par l’embrasser doucement dans le cou.

-          Jenny, doucement s’il-te-plaît. D’abord on discute.

-          Oui.

-          Tu veux vraiment venir habiter ici avec Lily ? Enfin je veux dire, t’y as bien réfléchi ?

-          Oui. Et si on veut construire quelque chose ensemble c’est la meilleure solution, surtout que déjà que t’es pas souvent là… Si en plus on ne partage pas le même appartement.

-          Et Lily elle va en dire quoi ?

-          Lily elle ne va pas avoir le choix, mais elle t’adore, et elle est très proche d’Henry.

-          T’en penses quoi toi d’Henry ?

-          Je pense que tu as bien fait d’aller le chercher. Il est tout mignon, et t’es un bon père pour lui. Tu m’as vraiment impressionnée tout à l’heure à table. Mais t’as bien fait de le sermonner un peu, c’est l’attitude qu’il faut avoir.

-          Je sais.

-          Tu vas être un bon père. A la fois pour Henry et pour Lily.

-          Tu voudrais vraiment que je sois le… beau-père de Lily ?

-          J’adorerai.

-          Wow… Je croyais qu’on voulait y aller doucement ?

-          En parler ne fait pas que ça devient vrai. On va acheter un vrai lit pour Lily demain ?

-          Oui. Comme ça elle aura un vrai lit où dormir.

-          On ne leur dit rien pour l’instant d’accord ?

-          Oui promis… Je t’aime Jenny, j’ai besoin de toi.

-          Je sais. J’ai besoin de toi aussi. Tu sais, je te l’ai jamais dit et je ne pense pas que tu y ai fait vraiment attention mais…

Tout doucement elle remonte sa manche de pull. Je la regarde sans comprendre. Elle enlève sa montre et me tend son poignet. Une fine cicatrice le parcourt.

-          Oh. C’est… ?

-          Une tentative de suicide. Oui. Trois mois après la mort de David. C’était vraiment débile. J’ai passé deux jours à l’hôpital.

-          Lily ?

-          Elle était chez une amie,  parce que je ne me sentais pas super bien depuis plusieurs jours déjà. Elle ne sait rien de ce qui s’est passé. Et… le jour où on s’est rencontrés pour la première fois, j’allais vraiment mal,  je songeais à laisser Lily chez la voisine et à… à me faire du mal. Mais notre rencontre à tout changé.

-          Tu veux dire que je t’ai sauvé la vie ?

-          En quelque sorte oui…

-          Oh ma puce… Pourquoi me dire tout ça maintenant ?

-          Parce que je ne veux pas te le cacher si on vit ensemble.

Je suis allongé sur le lit, Océane empalée sur mon pieu pendant qu’Harry l’encule assez sauvagement. Elle prend son pied comme jamais et crie son bonheur sans discontinuer, ne sachant trop si elle va jouir en premier par devant ou par derrière.

-          T’aimes ça hein petite salope ?

Pour toute réponse elle vient me mordiller légèrement dans le cou. C’est une fille très chaude en fait, je ne pensais pas.

-          Oh mon Dieu !

Elle jouit dans un hurlement de bonheur. Son orgasme la secoue de la tête au pied et m’envoie moi-aussi au septième ciel. Harry aussi vient de jouir je crois au vu de son souffle haletant.  On se retire doucement et Océane s’effondre sur le lit, épuisée, et encore toute secouée de plaisir. J’enlève ma capote maintenant pleine et la jette dans la poubelle sous le bureau. Celle d’Harry a pris la même direction. Je prends mon copain dans mes bras et l’embrasse doucement en lui murmurant :

-          T’as eu une bonne idée, ça fait du bien… On dort avec elle ?

-          Oui.  Enfin si ça te dérange pas. Mais je nous voit mal la mettre à la porte après ce qu’elle a accepté de faire pour nous.

-          Oui.

On retourne tous les deux vers le lit sur lequel on s’allonge, chacun d’un côté de notre partenaire. Elle somnole déjà et pour qu’elle s’endorme je me met à fredonner une chanson en l’embrassant sur la joue.

-          Pas ce soir Liam, je suis épuisée…

-          Ok. Désolé. Je suis en manque.

-          Ça te manque tant que ça ?

-          Un peu ouais. C’est dur un mois et demi sans toi.

-          Et ça t’arrive jamais de … ?

-          De quoi ?

-          De te faire du bien tout seul ?

-          Si. Bien sûr que si. Enfin je veux dire tout le monde le fait. Non ?

Je me sens rougir bêtement.

-          T’inquiètes pas, je trouve ça normal. Et puis je préfères ça à l’idée que tu te tapes une pute…

-          Ça jamais.

Je l’embrasse dans le cou et la prend un peu plus contre moi.

-          Demain tu vas voir ton enfant pour la première fois, dit soudain Danielle, tu te sens comment ?

-          Terriblement excité.

Jade ne dort pas, je sais qu’elle fait semblant, pour me rassurer. Elle est toujours allongée sur le canapé, la tête sur mes genoux. Je caresse doucement son crâne et lui fredonne des chansons.

-          Niall, si jamais l’un de nous deux est stérile, tu accepterais qu’on adopte un bébé ?

-          Je ne sais pas Jade. Mais je suis sûr que ni toi ni moi n’avons de problème de ce côté-là.

-          Comment tu peux le savoir ?

-          L’intuition.  Ma puce, tu devrais dormir… T’en as besoin, t’as vu la journée épuisante que t’as eue ?

-          Oui…

Après un moment de silence elle reprend :

-          Tu crois que j’ai blessé Danielle avec ma réaction de tout à l’heure ?

-          Je suis sûr qu’elle comprend. Et puis je l’ai félicité. C’est bien qu’ils construisent quelque chose ensemble.

Je suis vraiment touché des confessions que m’a faites Jenny. C’est une belle marque de confiance.  Je caresse tout doucement son poignet, je glisse mes doigts sur la fine ligne blanche qui le parcourt. J’en ai les larmes aux yeux. Si elle avait réussi son coup elle et moi on ne se serait jamais rencontrés.

-          Zayn, ne sois pas triste s’il-te-plaît. C’est du passé. Je vais vraiment mieux.  Mais je voulais que tu sois au courant.

-          Merci. Tu sais moi aussi j’ai failli le lendemain de la mort de Perrie. Mais Liam m’en a empêché juste à temps. Heureusement. Je m’en serais voulu.

-          Oui. Faut qu’on arrête les conneries.

-          Oui.

On échange un doux baiser en guise de promesse.

-          On va au lit ?

-          Si tu veux.

-          Tu commences à quelle heure demain ?

-          Huit heures et demie. J’emmène Lily à l’école en partant.

-          Cool. Je pourrais dormir un peu plus longtemps.

-          N’importe quoi. Allez viens…

Elle m’attrape par le pull et m’attire jusqu’à ma chambre avec un sourire coquin.

-          Faut pas qu’on fasse de bruit, me chuchote-t-elle, tu t’en sens capable ?

-          Je pense…

Louis s’est endormi, son bras passé autour de la taille d’Océane. Il tient vraiment à cette fille, c’est mignon. Et puis elle est belle et fait graaaaaave bien l’amour. En fait Louis et moi on adore dominer, et elle aime être dominée, du coup on s’accorde super bien. J’embrasse la jeune femme sur la tempe et passe mon bras avec celui de Lou’, sur la taille de la jeune femme. Je ne tarde pas non plus à sombrer dans le sommeil.

J’ai décidé qu’il était temps qu’on le refasse, ça fait plus de deux mois qu’on n’a pas couché ensemble. Et ça me manque un peu.

-          Attends, dit soudain Zayn alors que je suis déjà en train de le déshabiller, je n’ai pas de préservatifs ici.

-          Je prends la pilule Zayn. T’inquiète pas…

-          Génial.

Sa bouche reprend le chemin de ma poitrine et je galère à lui enlever son jeans tant il me fait du bien. Lorsque j’arrive enfin à le lui enlever je le force à s’allonger sur le lit. Mais il me prend à mon propre piège et me fait basculer pour être au-dessus de moi. Il parsème ma poitrine nue de petits baisers tandis qu’il caresse mon sexe à travers le fin tissu de ma culotte trempée. Ça semble l’exciter beaucoup.

-          Je te fais tant d’effet que ça ?, me demande-t-il

-          Ça fait plus de deux mois Zayn, tu t’imagines pas à quel point je le veux…

Il sourit, m’embrasse longuement tout en continuant à caresser mon corps. Il finit par enlever ce rempart de tissu et glisse ses doigts doucement sur mon pubis parfaitement rasé.

-          J’adore les petites chattes rasées comme la tienne, me glisse-t-il à l’oreille

Je souris et il m’embrasse dans le cou, puis descend, encore, encore et encore jusqu’à poser ses lèvres sur mon sexe. Sans que je le veuille j’écarte largement mes cuisses, l’invitant à faire ce qu’il veut. Je sens sa langue caresser doucement de haut en bas puis de bas en haut ce fruit défendu que je lui offre. Il y va doucement, et me fait frissonner de plaisir. Du bout des doigts il dégage le passage jusqu’à mon clitoris avant de le lécher doucement, puis d’y aller un peu plus fort, me faisant gémir de plaisir. Ses doigts prennent la direction de mon vagin dans lequel il enfonce directement deux doigts.  Je me mords la lèvre pour ne pas crier de bonheur. Il s’active en moi comme jamais un homme ne l’a fait avant. Ses deux doigts entrent et ressortent à la vitesse de l’éclair et sa langue caresse toujours le reste de mon sexe. Je sens déjà l’orgasme arriver, je tente de le retenir mais je n’y arrive pas et mon bassin se cambre violemment, mes cuisses se referment, enserrant la tête de mon copain tout contre mon sexe.

Wow. Je ne pensais pas pouvoir lui procurer autant de plaisir rien qu’en faisant ça. Alors qu’elle relâche doucement ma tête je l’embrasse sur l’intérieur des cuisses et je la sens se détendre de nouveau. J’ai toujours mes deux doigts en elle, mais j’en voudrais plus. Mon sexe bien dur me fait mal emprisonné dans mon caleçon, et j’aimerais vraiment qu’elle me l’enlève. Elle semble avoir compris puisqu’elle se redresse doucement et fait tomber ce rempart de tissu. Mon sexe se dresse alors, plus gros que d’habitude, complètement dur. Elle sourit et y glisse doucement ses doigts. Je soupire de plaisir.

-          Zayn, prends-moi s’il-te-plaît, me dit-elle soudain à l’oreille

Je ne me fais pas prier et place mon sexe à l’entrée du sien. A nouveau elle écarte les cuisses en grand et je m’enfonce doucement en elle. Son vagin avale mon pieu dans sa globalité, et je commence une lente et longue série de va-et-vient qui ont pour but de nous faire profiter de ce contact intime au maximum.

-          Mmmmh Zayn c’est trop bon….

Elle l’a murmuré mais ça me fait plaisir d’entendre que je lui fais du bien. Je continue mes coups de rein tout en l’embrassant langoureusement. Nos langues jouent ensemble, j’explore sa bouche tout comme mon sexe explore le sien. J’adore cette sensation. C’est vraiment un bonheur immense qui m’envahit. Elle enroule ses bras autour de mon torse et je sens ses ongles s’enfoncer dans la chair de mon dos. Son plaisir semble croître puisque son souffle se fait plus irrégulier, et ses ongles plus pressants.

-          Surtout ne t’arrête pas je vais… je vais….

La fin de sa phrase se mue dans un gémissement de bonheur qui l’envahit en même temps qu’un nouvel orgasme. Je continue mes coups de rein, faisant durer cet état de bonheur léthargique dans lequel elle se trouve. Je finis par venir en elle et l’inonder de ma semence trop longtemps retenue et donc bien abondante. Je reste encore un moment en elle, le temps de reprendre doucement mon souffle puis je me retire doucement. Je m’allonge à côté d’elle et de sa langue experte elle nettoie mon membre de quelques coups de langue.  Elle se couche ensuite sur le flanc, sa main posée entre mes pectoraux et du bout des doigts elle joue avec l’anneau que je porte toujours autour du cou.

-          Merci, me dit-elle, j’ai adoré.

-          Moi aussi, dis-je, ça faisait tellement longtemps que je n’avais pas connu un tel plaisir…

-          Moi aussi… En fait… en fait aucun homme ne m’a jamais fait autant de bien je crois.

-          Oh. Même pas David ?

-          Non. Il était très aimant, mais plutôt expéditif au lit…

-          Je vois.

Je l’embrasse sur le front et la serre un peu plus fort contre moi.

-          Je te promet un tel feu d’artifice à chaque fois qu’on le fera. T’es ma princesse. Je t’aime.

-          Je t’aime aussi Zayn…

JOUR 148

-          Putain les mecs réveillez-vous ! Bordel de merde arrêtez de dormir je dois être à l’hôpital pour prendre mon service dans une demi-heure.

Océane me réveille en me secouant le bras et je finis par ouvrir les yeux pour la découvrir tout paniquée.

-          Putain les mecs on a merdé, on n’aurait pas dû faire ça je pense… C’est pas correct.

-          Mmmmmh, il se passe quoi ?, dit Harry en ouvrant un œil

-          Debout ! Faut que vous me rameniez à l’hôpital, je dois y être dans une demi-heure. Je vais être à la bourre.

-          Va t’habiller, je m’occupe d’Harry.

Océane me sourit, m’embrasse au coin des lèvres et file récupérer ses fringues dans le salon. Je réveille Harry en l’embrassant doucement sur l’épaule. Le temps qu’il se réveille je m’habille et lui prépare des fringues propres. Océane s’apprête déjà à filer, sans nous. Je la ratrappe par le bras et lui dis :

-          On vient, on te ramène, respire, tu seras à l’heure.

-          Merci

-          Pour la question que je t’ai posée hier c’est oui ?

-          Oui. J’accepte.

-          Génial !!! Merci merci merci.

Voilà, la marraine de mon fils est là, devant moi. Je l’adore cette fille, elle est vraiment top.

-          Par contre ce qu’on a fait cette nuit, c’était génial, mais il ne faut pas qu’on recommence. C’est pas bien. C’est pas déontologique…

-          Déontoquoi ? demande Harry en sortant de la chambre, habillé mais mal réveillé

-          On t’expliquera, dis-je, mais pour le moment on file.

Je regarde mon copain en souriant. Il s’occupe de faire déjeuner les petits pendant que je me prépare pour partir. Je me suis transformée en véritable femme active en près de deux mois. J’attache mes cheveux en queue de cheval, range mon ordinateur dans mon sac, et retourne en cuisine pour voir où en sont les amours de ma vie.

-          Ça va ?, dis-je en entrant

Je vais embrasser Zayn rapidement et je m’assois à côté d’Henry qui boit un chocolat chaud avec des céréales. Trop mignon. Ma fille engloutit ses tartines en discutant avec Zayn, c’est une vraie pipelette, c’est dingue.

-          … l’école y’a des garçons qui m’embêtent des fois mais je suis plus grande alors je les pousse et ils me laissent tranquilles. Et puis je reste avec mon amie Eva, elle est gentille elle.

-          J’en doute pas, répond mon copain, mais il faut que tu te dépêche Lily, tu dois vite aller à l’école.

-          Oui oui.

Elle finit sa tartine, se lève et va récupérer son sac dans la chambre. C’est l’heure pour nous de filer. On est mercredi, ma fille finit à quinze heures, et Simon m’accorde cet après-midi-là dans la semaine pour pouvoir profiter d’elle. J’irai donc la récupérer à quinze heures.

Jenny m’embrasse doucement, fais un bisou sur le front de mon fils et prend la main de sa fille avant de filer. Je suis fier d’elle, elle mène de front sa vie de mère et sa vie  professionnelle nouvellement retrouvée.

-          Papa ?, dit mon fils en levant la tête de son bol, est-ce que Jenny c’est ma maman ?

-          Oula non euh… finis tes céréales je t’explique après si tu veux d’accord ?

-          Oui papa…

Comment est-ce que je vais réussir à lui expliquer ça ? Je vais essayer avec un dessin, peut-être qu’il comprendra. C’est pas facile comme question… Surtout pour un petit garçon de quatre ans.

J’ai passé une des pires nuits de ma vie, j’ai veillé sur Jade jusqu’à tard dans la nuit, et on a dormi sur le canapé. J’ai mal au dos, et je voudrais me dégourdir un peu les jambes. Jade s’éveille enfin, dès qu’elle a enlevé sa tête de mes jambes je me lève et dis :

-          Je vais préparer le petit-déjeuner, reste là.

-          C’est bon Niall, je peux me lever…

-          Laisse-moi te traiter comme une princesse.

-          Je ne le mérite pas. Et puis t’as assez pris soin de moi.

Elle se lève et me suit jusqu’à la cuisine. Elle a l’air d’aller beaucoup mieux qu’hier, ça fait plaisir à voir. Elle me sourit et me dit :

-          Café ou thé ?

-          Café. Bien noir. J’ai mal dormi…

-          Désolé, c’est de ma faute. Mais je te promets que je vais me faire pardonner. J’suis vraiment une petite amie très nulle, c’est toujours moi qui te fait faire des bêtises.

Je souris en pensant à ce à quoi elle fait référence.

FLASH-BACK

Jesy et Leigh-Anne sont furieuses. Avant qu’on n’ait pu leur expliquer quoi que ce soit Jesy rompt le silence :

-          Jade franchement on est déçues, on ne pensait pas que tu t’exposerais comme ça, et toi Niall, pourquoi t’as accepté ?

-          Nan mais…

-          Vraiment Jade, tu ne devrais pas pousser ton copain à faire ce genre de bêtises

FIN DU FLASH-BACK

On avait halluciné. Je pensais qu’elles allaient me tuer, mais non, elles pensaient que c’était Jade qui m’avait perverti. J’éclate de rire et l’embrasse dans le cou alors qu’elle me prépare mon café du matin.

On est à la cafétéria de l’hôpital, devant un bon café. Ça fait du bien et ça termine de me réveiller. Océane a filé dès qu’on est arrivés et je profite maintenant du temps avec Louis. Il joue doucement avec mes doigts posés sur la table et me regarde boire mon café. Il sait que quand je suis mal réveillé il ne faut pas trop me chercher. Il me connaît par cœur. Vraiment par cœur.

-          T’as aimé cette nuit ?, me demande-t-il soudain

-          Oui j’ai adoré, dis-je, mais apparemment Océane a pas aimé.

-          C’est pas qu’elle n’a pas aimé, c’est que c’est pas très moral mais je suis sûr qu’on recommencera. C’était tellement… puissant.

-          Exact. On monte voir Eleanor ?

-          C’est toi qui me propose ça ?

-          Oui. Je sais qu’elle compte pour toi.

-          Oui.

Je m’éveille doucement en prenant bien garde à ne pas réveiller ma copine qui dort encore et je me lève pour aller préparer le petit déjeuner. Je mets de l’eau à chauffer pour faire le thé et sort des céréales, du lait, deux bols que je dispose sur un immense plateau.

-          Mmmh Liam qu’est-ce que tu fais ?, dit Danielle en débarquant à moitié réveillée

-          Retourne te coucher Le principe du petit déjeuner au lit c’est que ça se prend au lit.

-          Désolé mais je me…

Elle s’interrompt et se rue vers la salle de bain où je l’entends vomir. Merde. Les nausées de la grossesse. Je m’approche doucement de la salle de bain, elle s’est relevée, et se rince la bouche au lavabo.

-          Désolé, dit-elle, j’crois que c’est la grossesse.

-          Je pense aussi. On en parlera avec le médecin cet après-midi si tu veux.

-          Oui. Et désolé pour le petit déjeuner mais je ne me sens pas d’avaler quoi que ce soit ce matin.

-          Pas grave.

-          Va déjeuner, je vais en profiter pour prendre une douche.

-          D’accord.

Je l’embrasse sur le front et retourne en cuisine prendre mon petit déjeuner.

On a déjeuné tranquillement et on se prépare pour notre rendez-vous à onze heures au laboratoire.  Jade est nerveuse mais elle essaye de le masquer derrière son sourire. Moi je sais qu’il n’y a rien, je suis sûr que tout va aller pour le mieux. Il n’y a aucune raison qu’elle ou moi soyons stériles, on se met juste trop la pression pour avoir un bébé, et c’est ça qui fait que ça ne marche pas. J’en suis persuadé.  Je sursaute en entendant mon téléphone sonner et je décroche sans faire attention à l’appelant.

-          Hello !

Ah, c’est Zayn.

-          Salut Zayn, ça va ?

-          Oui oui et vous ? Jade va mieux ?

-          Ouais. On peut dire ça. Je t’expliquerais.

-          D’accord. Dis, je voulais ton avis sur quelque chose : tu penses que je devrais amener Henry au cimetière voir Perrie ?

-          Je sais pas, c’est pas vraiment un endroit pour un petit garçon.

-          Je sais, mais il m’a posé beaucoup de questions sur sa maman ce matin. Enfin sur Perrie quoi. Il ne comprenait pas pourquoi Jenny se comporte comme ma copine mais n’est pas sa mère

-          Oh je vois. Je sais vraiment pas, t’arrives pas à lui expliquer simplement sans l’y amener ?

-          Je vais essayer. Mais il a que quatre ans, il ne peut pas tout comprendre.

-          Je sais. Dis-toi juste que c’est ton fils et que quoi que tu fasses ça sera toujours le mieux pour lui.

-          Merci Niall. Faut que je te laisse il va m’inonder la salle de bain sinon.

-          Oui file, dis-je en rigolant

-          Merci. Embrasse Jade de ma part, et fais lui un joli petit bébé.

-          Je vais essayer.

Je raccroche avec Niall et me précipite dans la salle de bain où j’entends Heny rigoler comme un fou. Je l’ai mis au bain après avoir tenté de lui expliquer la différence entre Perrie et Jenny. Il tape de ses deux mains à plat dans l’eau en hurlant de rire et je me retrouve éclaboussé de la tête aux pieds.

-          Doucement Henry, l’eau c’est mieux si elle est dans la baignoire plutôt que partout ailleurs. Tu t’es lavé ?

Il répond par la négative d’un signe de tête. Je prends le gel douche qui traine au bord du lavabo , en mets dans ma main et je lave mon fils. Comme un père le ferait avec son bébé, sauf que le mien à quatre ans. Mais il reste mon bébé à moi.  Dès qu’il est propre je le laisse jouer encore un peu dans l’eau le temps de lui sortir une serviette bien moelleuse pour qu’il s’essuie. Je la pose sur le bord du lavabo et le prend pour le sortir de l’eau. Je l’enroule dans la serviette et il se frictionne comme un grand. Il est si… mignon.

-          Allez mon bonhomme, on va s’habiller.

Il met la serviette sur son dos et avance à grandes enjambées vers sa chambre. Je ne peux m’empêcher de sourire.

Danielle est en train de s’habiller dans la salle de bain, je la rejoins afin de prendre moi aussi ma douche. Je me déshabille pendant qu’elle se brosse les dents. Deux fois.

-          Tu te les brosse toujours deux fois ?, dis-je

-          Non, seulement quand je commence la matinée en vomissant, répond Danielle en rigolant

-          Ça va mieux ?

-          Oui bien mieux, me dit ma petite amie.

-          Génial alors. Je me dépêche de prendre ma douche, tu peux aller regarder un dvd si tu veux.

-          Oui oui.

Je me glisse sous la douche et met l’eau chaude à couler. L’eau qui ruisselle sur mon corps m’excite terriblement. Je ne comprends pas pourquoi. Ça ne me fait jamais ça d’habitude.  Mes doigts se glissent par instinct sur mon membre qui commence déjà à se dresser. Bah oui forcément, Danielle s’est refusée à moi hier soir, donc il faut que je me rattrape. Je me caresse doucement, comme j’aime le faire, comme je sais que cela me fait du bien.  Je commence à me branler plus fort quand j’entends la porte de la douche coulisser. Je sursaute et me retourne vers Danielle qui me regarde, amusée.

-          Tu veux de l’aide ?

-           Non.  Enfin, j’aimerais bien mais c’est pas raisonnable. Tu devrais aller te reposer.

-          Viens-là. Coupe l’eau.

Je coupe l’eau et m’approche du bord de la douche. Elle glisse ses doigts doucement sur mon sexe bien dressé. Wow. Elle me branle doucement et je sens l’excitation monter encore plus en moi.  

-          Putain Dan’…  C’est trop bon…

Elle accélère le rythme, et excité comme je suis cinq minutes plus tard je suis au bord de la jouissance.

-          Stop, je vais en foutre partout sinon. Vaut mieux que je jouisse dans la douche…

-          Oui t’as raison

Je l’embrasse doucement et je me retourne. Je termine de me branler et éjacule dans la douche. Je me dépêche de me rincer pour sortir me sécher.  Danielle est toujours dans la salle de bain, elle m’attend en souriant.

-          Ça y est il est calmé mon chaud bouillant petit ami ?

-          Oui. Merci.

Je l’embrasse longuement avant de m’habiller.

-          J’suis vraiment désolée, j’ai dix minutes de retard mais j’ai du déposer Lily à l’école, et elle a trainé avec Zayn au petit-déjeuner. Mais ça se reproduira plus c’est promis.

-          Eh, détends-toi, me dit Simon, tout va bien. Merci pour le planning que tu m’as envoyé hier soir, il est vraiment bien. J’ai besoin que tu me fasses l’accueil aujourd’hui, je devrais recevoir du monde. Oh et j’ai ça pour toi aussi, ajoute-t-il en me tendant une pochette blanche

-          C’est quoi ?

-          Regarde.

J’ouvre la pochette et découvre un post-it écrit de la main de Simon.

« Voilà le dossier qu’il faut que tu remplisses pour t’inscrire administrativement à l’auto-école où je t’ai booké des heures d’avance. Je paye jusqu’à ce que tu l’ai »

J’en reste sur le cul. Il me paye le permis. C’est vrai qu’il faut que je le passe, ça fait des années que j’y songe, mais je n’ai clairement pas les finances pour.

-          Merci Simon. C’est vraiment sympa.

-          Je fais ça surtout pour te faciliter la vie. T’habites assez loin et les bus c’est pas pratique.

-          Je vais emménager chez Zayn en fait, dis-je, mais c’est tout récent, on a décidé ça hier ensemble.

-          C’est génial. Mais le permis te sera quand même utile. Allez file, j’ai besoin de quelqu’un en bas.

-          Merci Simon.

Je prends mon fils sur mes genoux et prends une feuille et un crayon.

-          Bon mon bonhomme, je vais t’expliquer ta famille d’accord ?

-          Oui papa.

Je dessine à mesure que je parle pour qu’il comprenne.

-          Alors là c’est toi et moi, moi je suis ton papa. Ta maman c’est Perrie, mais comme je te l’ai déjà expliqué elle est au ciel.

-          Oui.

-          Ensuite on a Jenny et Lily. Jenny c’est la maman de Lily, et c’est ma nouvelle compagne.

-          Ta nouvelle quoi ?

-          Ma nouvelle amoureuse si tu préfères.

-          D’accord. Donc Lily c’est ma sœur ?

-          Ta demi-sœur.

-          Et Jenny ?

-          Ta belle-mère.

-          D’accord.

-          T’as compris maintenant ?

-          Oui, enfin je crois…

Il pose son doigt sur sa bouche et réfléchit un moment avant de dire :

-          Tu va faire des bébés avec Jenny ?

-          Hahah, non mon cœur, pas tout de suite en tout cas.

-          D’accord.

Je l’embrasse sur le front et l’emmène jusqu’à sa chambre pour qu’il puisse jouer.

On vient d’arriver au laboratoire et je prends la main de Jade dans la mienne pour la rassurer avant qu’on entre.

-          Quoiqu’il arrive on est ensemble d’accord ?

-          Oui Niall. Je t’aime.

On entre et on est accueillis par une infirmière immédiatement :

-          Bonjour, vous devez être le jeune couple qui a pris rendez-vous hier dans la soirée pour des tests de fertilité c’est bien ça ?

-          Oui c’est nous, dit Jade d’une voix tranquille

-          Bien. Mademoiselle on va vous faire une prise de sang pour commencer, vous en êtes où de votre cycle ?

-          Euh mes règles se sont finies y’a quatre jours.

-          Parfait. Monsieur on vous fait un test de sperme évidemment…

-          Euh…

-          Vous vous attendiez à quoi ?, me dit l’infirmière, tenez, je veux plein de semence dans ce petit flacon, la salle c’est la numéro 1, juste derrière vous, y’a des magazines pour vous aider.

Je prends le flacon, embrasse la joue de ma copine et me dirige vers la salle qu’on m’a indiqué. Je m’installe sur le fauteuil et chope le premier magazine, c’est un magazine gay. Je le repose en grimaçant et en attrape un deuxième. Je le feuillette longuement, mais l’excitation ne vient pas.

Les garçons, Louis et Harry sont dans ma chambre, et discutent de tout et n’importe quoi, je leur en veux tellement. Non seulement ils couchent ensemble mais en plus ils se sont tapés une fille cette nuit. Une certaine Océane. Je ne sais même pas qui c’est. Je leur en veux à mourir. En plus ces connards ont pris leur pied comme jamais. Le jour où je me réveille je foutrai une énorme baffe à Louis. Une dont il se souviendra toute sa vie. Il ne me mérite pas. Et pourtant il fait comme si de rien était et a entrelacé ses doigts aux miens.  Je voudrais pouvoir retirer ma main, je voudrais pouvoir ouvrir les yeux, ouvrir la bouche et lui hurler à la gueule qu’il n’est qu’un connard et que je ne veux plus le voir.

-          Au fait haz, je t’ai pas dit mais Océane a accepté d’être la marraine de Pierre.

-          Oh. C’est cool.

QUOI ? IL SE TAPE LA MEUF ET LUI DEMANDE D’ETRE LA MARRAINE DE MON FILS ?!? NON NON NON, Y A PAS MOYEN !! RHAAAAA ! POURQUOI EST-CE QUE JE SUIS DANS LE COMA BORDEL !!! ET EN PLUS HARRY TROUVE CA « COOL ». Je les hais ! Je les hais définitivement !

-          N’importe quoi Ruth ! Je te dis que c’était rien, elle a juste des nausées le matin, comme toute les femmes enceintes.

-          Faites gaffe quand même.

-          Mais oui.

-          Vous avez déjà réfléchi à ce que vous ferez quand le bébé serait là ?

-          Non.

-          Va falloir y réfléchir tu sais Liam, un gosse c’est des énormes responsabilités.

-          Je sais.

-          Vous allez garder l’appartement ou déménager pour quelque chose de plus grand ?

-          On le garde.

-          Et vous avez pensé à poussette, voiture, bouffe, couches, qui va le garder, comment vous allez le nourrir et …

-          Stop stop stop. C’est sa première échographie. On a le temps pour réfléchir à ça.

-          Oui t’as raison, mais faudra bien y songer à un moment où un autre.

-          Oui oui. Bon allez, je dois te laisser, elle m’attend.

-          Profites en bien. Et je veux tout savoir dès que vous sortez.

-          Promis.

Je rigole et raccroche.  Ma copine me regarde en souriant, j’avais mis le haut-parleur et elle a tout entendu.

-          Elle est plus angoissée que nous…

-          Oui. Mais elle a un peu raison.

-          On a le temps Liam. Pour le moment je veux qu’on profite ensemble de ce merveilleux bébé qui grandit en moi.

-          Oui. On lui fera une chambre dans le bureau.

Elle me sourit et je vais l’embrasser en enroulant mes bras autour de son cou.

Je n’ai toujours pas réussi à m’exciter assez pour éjaculer dans le flacon qui reste désespérément vide à côté de moi. Les magazines n’y font rien. Soudain on toque à la porte.

-          Niall ? C’est moi, je m’inquiètes…

-          Entre.

Jade entre dans la pièce et regarde le flacon.

-          T’attends quoi pour le remplir ?

-          J’y arrive pas. Les magazines pornos ça m’excite pas assez.

-          Oh. Tu veux de l’aide ?

-          Oui si ça te dérange pas.

-          Enlève ton jeans et ton caleçon.

Je m’exécute et elle se met à genoux par terre devant moi. Quasiment instantanément je sens mon sexe commencer à se raidir. Jade passe ses doigts doucement dessus et il continue à se raidir.

-          Yes, ça marche, dis-je à voix basse, merci Jade

-          Chut. Profites, et oublie pas que tu dois remplir le flacon, pas ma bouche.

Elle prend mon membre en bouche et commence à me pomper de manière assez sensuelle. L’excitation monte rapidement et au bout de dix minutes j’interromps Jade. Elle prend le flacon et le présente au bout de mon sexe. Je me finis à la main et éjacule dedans, inondant le flacon de ma semence.

-          Et bah tu vois quand tu veux tu peux !

Elle éclate de rire. Je rebouche le flacon, m’essuie le sexe avec un mouchoir et me rhabille. On sort ensuite de la salle tous les deux.

-          Et bah c’est qu’il lui faut du temps pour jouir au jeune homme, dit l’infirmière en récupérant mon flacon, on aura les résultats ce soir, vous passerez les chercher ?

-          Oui.  Merci. A ce soir.

Je lève la tête vers les trois hommes qui viennent d’entrer.

-          Bonjour ! Vous voulez quoi ?

-          On a rendez-vous avec Monsieur Cowell.

-          Vos noms ?

-          Smith, Wesson, et James.

-          Effectivement, vous pouvez monter, Monsieur Cowell vous attend.

-          Merci.

Deux montent et le troisième, le nommé Wesson, reste et s’appuie sur le bureau.

-          Je ne savais pas que Simon avait d’aussi jolies secrétaires…

-          Laissez-tomber. De un votre technique de drague est pourrie et de deux mon cœur est pris. Dépêchez-vous de monter sinon je vous fous dehors.

Il semble déçu mais ne dis rien et se dépêche de monter. N’importe quoi. Je me fais draguer sur mon lieu de travail maintenant.

-          Bonjouuuuur !

Putain c’est qui lui encore ?

-          Vous êtes qui et vous venez pour quoi ?

-          Dites, il paraîtrait que Zayn Malik a une petite amie, il a été vu hier en compagnie d’une jeune femme, mais de très loin, vous pourriez peut-être m’en dire plus vous ne croyez pas ?

Il s’est approché et me tend un billet de 100 livres.

-          Non. Dépêchez-vous de déguerpir d’ici.

-          Vous êtes sûre ?

Il me tend maintenant 200 livres. Je saisis les billets et dit :

-          Oui il a une copine. Maintenant vous sortez ou j’appelle Monsieur Cowell, il est en rendez-vous et il ne va pas être content si je le dérange.

Il semble furieux mais je lui fais mon plus beau sourire et il s’en va. Lui il est bredouille. Et moi j’ai gagné 200 livres.

-          Papaaaaaaaa ?

Je me précipite dans la chambre de mon petit garçon qui me montre tout fier l’immense tour de lego qu’il vient de construire.

-          Wow. Bravo Henry !!

Je suis si fier de lui. Et il semble fier de ce qu’il a accompli aussi.

-          Hein papa qu’elle est la plus belle ma tour ?

-          Oui. La plus belle et la plus grande de tous les tours que j’ai jamais vue.

-          Et c’est moi qui l’ai fait ! Tout seul !!

Il plie son bras et me montre son petit biceps tout fier.

-          Wow. T’es un garçon très fort toi. Un petit champion. Et tu sais ce qu’il font les petits champions ?

-          Non, ils font quoi ?

Mon fils me regarde avec ses grands yeux, complètement captivé.

-          Les grands garçons ils vont se laver les mains et ils viennent à table manger de la viande de grand et beaucoup de légumes pour être très fort.

Jade n’arrête pas de se foutre de ma gueule pour mon manque d’excitation. J’encaisse sans rien dire, elle me fait plaisir à sourire comme ça. Elle a l’air d’aller mieux. Beaucoup mieux. Du moins en apparence.

-          Et si on faisait des jumeaux ?, me dit-elle soudain

-          QUOI ?

Heureusement que ce n’est pas moi qui conduit sinon on aurait pilé net.

-          Bébé, un gamin c’est déjà bien, dis-je

Elle me regarde longuement avant d’éclater de rire.

-          Ça va je déconnais Niall. Je veux juste un bébé de toi pour le moment.

-          Moi je voudrais qu’on se marie.

-          QUOI ?

Ah ce coup-ci ce n’est pas moi qui ai crié.

-          Après le bébé. Après le bébé je veux qu’on se marie. Je veux pas d’un grand mariage, enfin sauf si tu le veux évidemment, mais un petit truc intime suffira.

-          Oh. J’y avais pas pensé.

-          Moi j’y songe depuis un bout de temps.

Je lui souris mais elle me regarde un long moment, encore incrédule.

On vient de finir de manger, il faut qu’on file à la clinique. Danielle est un peu nerveuse, et pour cause, c’est sa première échographie. La toute première. Je prend doucement sa main dans la mienne et on descend jusqu’à la voiture.

-          T’es anxieuse ?, dis-je en prenant le volant

-          Un peu, me répond-t-elle en portant doucement la main à son ventre, mais ça va bien se passer, j’ai juste hâte de voir notre enfant…

-          Trop mignon.

On échange un baiser et je met le contact, direction la clinique.

On a décidé de s’accorder un petit resto en amoureux avec Louis. Un truc simple mais qui nous fera du bien. On entre dans une pizzeria et le patron, un ami de Louis, nous installe dans un coin un peu à l’écart pour qu’on puisse être tranquilles. A peine assis Louis me dit :

-          Je pense qu’il est temps de dire à mes fans que mon fils est né, tu ne crois pas ?

-          Je sais pas Louis, tu vas être sollicité pour je ne sais combien d’interviews, et tu vas être poursuivi par des hordes de photographes, c’est pas très… cool.

-          Oui, mais elles ont le droit de savoir.

-          Exact.

-          Je pensais mettre une des photos que j’ai prise hier avec Pierre dans tes bras, comme ça je dis par la même occasion que t’es son parrain.

-          Si tu veux Louis.

-          Tu veux bien ?

-          Oui. Je suis prêt à tout par amour pour toi.

-          Oh t’es trop mignon.

Je lui souris et il me sourit en retour. On a bien évolué dans notre relation, on sait qu’on se doit d’être là l’un pour l’autre dans la joie comme dans l’épreuve et que rien ni personne ne pourra changer ça.

Mon fils vient de finir de manger et je le mets à la sieste. Il est encore petit, il a besoin de repos, surtout si on veut sortir acheter un lit pour sa demi-sœur cet après-midi. Je referme doucement la porte de sa chambre et vais m’installer avec mon ordinateur portable sur le canapé, dans le salon. Je commence par regarder rapidement mes notifications Twitter, rien de bien intéressant. Je lance ensuite une vidéo que j’ai sauvegardée dans un dossier caché, une vidéo de Perrie, une vidéo un peu hot de Perrie, une de celles qu’elle avait planqué dans le studio. Dessus on la voit se trémousser très sensuellement le long d’une barre de pole dance. J’aime cette vidéo, c’est Pezz’ telle qu’elle était au naturel : belle, rieuse et sensuelle. La vidéo a pour don de m’exciter beaucoup surtout qu’elle se finit par un gros plan sur le décolleté de Perrie au moment où elle coupe la caméra. Je sens mon membre grossir et enfler dans mon caleçon. Et merde. Je cherche dans un autre dossier crypté une vidéo beaucoup plus personnelle et intime, une sextape que Perrie et moi avions fait, et qu’on avait gardé pour nous. Personne ne sait que cette vidéo existe et personne ne doit le savoir. Je vais chercher des écouteurs, je me réinstalle et lance la vidéo en mettant la main dans mon jeans. Je me caresse d’abord par-dessus le tissu de mon caleçon, puis j’y enfonce ma main et prend mon membre raidi entre mes doigts. C’est tellement bon…

On attend dans la salle d’attente que l’heure de notre rendez-vous arrive. Encore trois minutes. J’ai entrelacé mes doigts à ceux de Danielle et attends nerveusement.

-          Mademoiselle Peazer ?, dit un jeune médecin, c’est votre tour.

Danielle et moi nous levons, serrons la main au jeune homme et entrons dans la salle. On commence par s’assoir sur deux chaises, face à son bureau.

-          Bien, dit-il, je suppose que vous devez être Monsieur Liam Payne, le père du bébé ?

-          Oui c’est ça, dis-je

-          Mademoiselle Peazer, c’est bien votre première échographie ?

-          Oui, dit ma copine

-          Vous en êtes à combien de semaines ?

-          13 

-          Vous êtes sûre d’être enceinte ?

-          C’est ce que mes analyses de sang disent clairement en tout cas.

-          Je vois. On va passer à côté pour l’échographie. Je vais vous demander d’enlever tout de suite votre pull si ça ne vous dérange pas.

-          Je peux venir ?, dis-je alors que Danielle se débarasse de son pull

-          Evidemment, me répond le médecin

On passe dans la salle d’examen et Danielle s’allonge sur la table d’auscultation. Le médecin dépose une généreuse couche de gel sur son ventre avant d’y poser la sonde. L’écran est tourné vers lui et on ne peut pas le voir.

-          Dans un mois ou deux, dis-je à Danielle, quand on saura si c’est une fille ou un garçon on pourra commencer à lui faire sa chambre…

Elle me sourit et le médecin dit :

-          Va falloir prévoir une grande chambre alors.

Je regarde Danielle sans comprendre. Le médecin tourne l’écran vers nous et dit :

-          Félicitations mademoiselle, vous attendez des triplés.

-          QUOI ?

Danielle et moi on a crié en même temps. On se regarde les yeux écarquillés, sans savoir si l’on doit rire ou pleurer. Après un long moment de silence elle me dit :

-          Pfff Liam t’abuses, t’as des spermatozoïdes trop efficaces.

-          En fait non, corrige le médecin, c’est plutôt vous qui êtes très efficace mademoiselle.

-          Comment ça ?, demande Danielle

-          Vous voyez, juste là (il nous montre sur l’écran), on distingue deux poches. Donc vous aviez produit deux ovules le mois-là, et les deux ont été fécondés. Celui de droite a donné des jumeaux, celui de gauche un seul bébé.

-          Oh la vache, dis-je à voix basse, le truc de dingue…

-          Liam, respire t’es tout blanc…

-          Désolé je… euh… excuse-moi Danielle, j’ai besoin de prendre l’air deux minutes.

Je l’embrasse sur le front et ressors dans la salle d’attente.  Des triplés. Trois bébés au lieu d’un. Putain…. Dans quoi est-ce qu’on s’embarque là ? Aie aie aie…

Jade est en train de cuisiner, et j’ai Louis au téléphone. Je viens de voir la photo qu’il a postée sur Twitter.

-          …pensais qu’il était grand temps de tout révéler à mes fans.

-          Je te comprends. C’est trop mignon. Et Hazza est tout mignon avec son filleul.

-          Oui.

-          Dis, je me demandais, est-ce que ce petit ange a une marraine ?

-          Oui. Elle s’appelle Océane.

-          Océane ? C’est qui ?

-          Une euh… amie. C’est l’infirmière qui s’occupe de Pierre depuis de sa naissance.

-          Et tu dis que c’est devenu une amie ? Il en pense quoi Haz ?

-          Bon écoutes Niall, on se l’est tapée hier, donc oui c’est une amie, et je suis heureux qu’elle ait accepté d’être la marraine de mon fils.

-          Oh putain…

-          Quoi ?

-          Tu t’es tapé une autre meuf qu’Eleanor ?!? Putain Louis là t’as merdé. T’as grave merdé…

-          Niall, je te remercierai de ne pas juger de ma vie sexuelle, je fais encore ce que je veux de ma bite…

-          Euh… ouais. Bon je te laisse, faut que je mange. Ciao.

Je raccroche sans lui laisser le temps de répondre.  

-          PUTAIN QUEL IDIOT !!!

-          Eh, doucement bébé, dit Jade en me prenant dans ses bras, laisse-le faire ce qu’il veut. C’est pas moral, c’est dégueulasse pour Eleanor je le sais, mais je pense qu’il pète un peu les plombs en ce moment.

-          C’est trop injuste. Sa meuf est clouée sur un lit d’hôpital et lui il couche avec n’importe qui. Rhaaaaaaa… Il est vraiment trop con…

-          Niall, c’est pas nos histoires d’accord ? Je suis entièrement de ton avis, mais on ne peut rien dire. Alors concentre toi plutôt sur moi, sur nous, et tout ira bien.

Je fais nerveusement résonner mes doigts sur la table.  Niall m’a énervé. Harry est parti aux toilettes et le serveur est trop occupé pour nous encaisser.

-          Désolé bébé, je rencontre des fans même aux toilettes maintenant, me dit Harry en revenant, ça va pas ? t’as l’air enervé…

-          J’en ai juste marre qu’on me fasse la morale sur ce que je fais.

-          Comment ça ?

-          Rien, laisse-tomber, je veux juste profiter du temps avec toi. Je peux te proposer un truc ?

-          Je t’écoutes.

-          Je paye, ensuite on va se faire un ciné en amoureux, et on ne retourne à l’hôpital qu’en fin d’après-midi. On ira voir Pierre et savoir si Océane veut encore passer la nuit à la maison.

-          Ça me va. Un ciné en amoureux… C’est trop mignon…

Je range mon sexe dans mon caleçon et dans mon jeans, et je coupe la vidéo. Je me suis fait du bien, mais ça suffit maintenant. Je jette un coup d’œil à ma montre, il est presque quatorze heures trente déjà, le temps passe si vite. Dans une demi-heure Jenny finit son travail et récupère Lily avant de rentrer. J’éteins mon ordi et je vais me préparer du thé dans la cuisine. Je réfléchis à tout ce qui va changer ici, et dans ma vie, si Jenny vient s’installer ici.  Ça ferait beaucoup de changement, et moins d’un an après la mort de Perrie je ne sais pas si je suis prêt. J’en ai terriblement envie bien évidemment, je suis fou amoureux de Jenny, mais j’ai peur des qu’en dira-t-on. Je sais que c’est idiot, je ne me suis jamais intéressé à ce qu’on pourrait dire sur moi. Mais je ne veux pas ternir l’image de Perrie.  Perrie était… ma petite amie, ma fiancée, la femme que j’ai chéri et que je chérirai toujours. Mais désormais mon cœur est aussi tourné vers Jenny. Je l’aime, et je voudrais réussir à lui accorder la place qu’elle mérite dans ma vie.

-          Papa ? Je veux plus dormir…

Henry baisse les yeux et fixe le sol, craignant sûrement que je le dispute.

-          Viens mon cœur…

Il s’approche et je le prends dans mes bras.  Je le soulève et le serre très fort contre moi.

-          Papa, tu me fais mal.

-          Oups désolé mon cœur.

Je desserre un peu mon étreinte et lui dis :

-          Tu l’aimes bien Lily ?

-          Oh oui ! Elle est trop chouette !!!

J’éclate de rire et l’embrasse sur le front.

-          Bébé ? Bébé dis quelque chose s’il-te-plaît.

-          J’ai peur.

Je suis assis sur un des sièges de la salle d’attente, la tête dans mes mains.

-          On va gérer…

-          Danielle, un bébé c’est déjà beaucoup de boulot, mais trois ?!? C’est pas possible. Toi tu n’y arriveras pas toute seule, et moi je vais être obligé de faire une pause dans ma carrière.

-          Liam, regarde-moi. 

Je lève doucement la tête vers Danielle.

-          Je veux ces enfants. La Nature, ou Dieu, nous les as donnés, et je les veux, mais si tu ne te sens pas que je les garde on peut en discuter.

-          Danielle, de toute façon c’est trop tard pour avorter, et je les veux aussi, j’ai juste extrêmement peur de ce qui va se passer. Trois enfants c’est pas rien.

-          Mais tu le veux toujours ? Tu veux qu’on fonde cette famille ensemble ? J’ai besoin d’être sûre…

-          Oui je le veux. Je t’aime Danielle. Et je veux qu’on fasse ça ensemble. Je suis juste, sous le choc.

-          Je comprends. Je le suis aussi, mais j’essaye d’encaisser…

-          On va y arriver ?

-          Oui.

Nos lèvres se joignent dans un long baiser. Ça fait du bien.

-          On va annoncer la bonne nouvelle à Zayn ?

-          Si tu veux, me dit Danielle, mais d’abord on appelle tes parents.

-          Oula.

-          Il le faut Liam.

-          Oui.

Elle sort son téléphone et compose le numéro de mes parents. Elle met le haut-parleur et pose le téléphone sur mes genoux. On est seuls dans la salle d’attente en ce début d’après-midi, donc on est tranquilles.

-          Allô ?

Je reconnais la voix de mon père.

-          Coucou papa. C’est moi, enfin c’est nous.

-          Y’a un problème ? T’as une voix bizarre fiston…

-          En fait, dit Danielle, on doit vous dire un truc. Est-ce que votre femme est là ?

-          Oui oui, elle écoute, dit mon père

-          On sort de la première échographie de Danielle, dis-je

-          Ça s’est mal passé ?, dit ma mère

-          Non, dit Danielle, ça s’est excellemment bien passé. Mais…

-          T’attends des jumeaux ?, dit mon père

-          Pire, dis-je, des triplés.

-          Oh putain ! s’exclame mon père, c’est une blague les jeunes ? C’est une blague hein ?

-          Non papa, dis-je, c’est pas une blague.

-          C’est super les enfants, dit ma mère, on est heureux pour vous…

Je me dépêche de sortir de chez Simon,  je suis ravie de ces mercredis après-midi où je finis plus tôt. J’arrive en quelques minutes devant l’école de Lily. Ma fille sort dans cinq minutes. Pour une fois je suis à l’heure. Mon dossier pour le permis est bien rangé dans mon sac, je suis tellement heureuse. En plus j’ai regardé les heures que Simon m’a réservées, elles sont toutes sur mes heures de travail, je n’aurais donc pas à trouver de moyen de garde pour Lily.

-          Mamaaaaaan !!!

Lily se jette dans mes bras en rigolant. Je la serre contre moi très fort. C’est notre petit rituel quand je viens la récupérer : on se fait un gros câlin jusqu’à ce que tout le monde soit parti. Ensuite on rentre.  Une fois que tous les parents sont partis je repose ma fille au sol, prend sa main et on prend le chemin de l’appartement de Zayn.

-          Dis ma puce, qu’est-ce que tu dirais si on habitait définitivement chez Zayn ?

-          Troooooop cooooooooool !!

-          Je prends ça pour un oui alors ?

Elle hoche la tête en souriant.

-          Super ma puce.  Cet après-midi on va avec Zayn t’acheter un vrai lit d’accord ?

-          Oh ouiiii !!

Ça vient de sonner à la porte.  Je fronce les sourcils et vais ouvrir, avec mon fils dans les bras. Il a du chocolat plein la bouche, on était en train de goûter.

-          Coucou !

-          Oh ! Debbie, quelle bonne surprise !!

Je serre ma belle-mère dans mes bras et lui confie Henry pendant que je serre la main de Jonnie.

-          Comment ça va ? Et comment ça se fait que vous soyez là ?

-          On s’est dit que comme t’étais rentré hier, on pourrait passer dire bonjour et voir un peu Henry.

-          Oui je comprends, dis-je, vous avez bien raison, Henry t’as dit bonjour au moins ?

Je suis interrompu par la porte qui s’ouvre à nouveau.

-          Coucou c’est nous, dit Jenny, on est rentrés mon cœur.

Debbie me regarde, les yeux écarquillés, puis elle se tourne vers Jonnie qui ne semble pas y croire non plus. Ma belle-mère pose Henry par terre et file sans un mot.

-          Merde.  Jenny, garde Henry cinq minutes, c’est la mère de Perrie, il faut que je la rattrape.

Je me lance à la poursuite de ma belle-famille dans les escaliers et les rattrape alors qu’ils s’apprêtent à monter dans leur voiture.

-          Attendez ! On peut parler au moins ?

Debbie se retourne vers moi, les yeux baignés de larmes.

-          J’arrive pas à croire que t’as remplacé ma fille après seulement quelques mois…

-          Debbie, je ne l’ai pas remplacée. J’aime toujours Perrie, et je l’aimerais toujours. Crois-moi. Mais Jenny est spéciale et ça m’est un peu tombé dessus sans prévenir. J’aurais voulu vous le dire mais j’avais peur de ce genre de réaction. Mais s’il-vous-plaît. J’ai besoin de vous deux.

J’attends un long moment avant que Jonnie dise à sa mère :

-          Maman ? Il a raison. On peut pas exiger de lui qu’il se comporte en moine. D’après ce que j’ai vu Jenny est très jolie, et j’ai déjà croisé sa fille Lily une fois, et je sais que Zayn tient à elle. Et je ne pense pas qu’il ait oublié Perrie, d’ailleurs il porte toujours sa bague de fiançailles autour du cou.

-          Viens-là, me dit Debbie

Je m’approche d’elle et elle me serre contre elle. Un long moment. Un très long moment.

-          Je suis désolée Zayn, mais j’ai vraiment eu l’impression que tu avais remplacé Perrie.

-          C’est pas grave. J’aurais dû te le dire il y a longtemps Debbie. Désolé.

-          On dérange ? dit une voix féminine dans mon dos

Je me retourne et voit Liam et Danielle.

-          Non bien sûr que non, vous êtes toujours les bienvenus. Montez, Jenny est en haut avec les petits. Debbie ? Jonnie ? Vous montez aussi ? ça me permettra de vous expliquer qui est vraiment Jenny.

-          Je euh…, hésite Debbie

-          J’ai une meilleure idée, allez faire un tour et revenez ici à dix-neuf heures pour le dîner, on sera au calme, en famille, et on vous expliquera tout d’accord ?

-          Oui, dit Jonnie, on va faire comme ça.

-          Génial !

On entre dans l’appartement de Zayn, où Jenny est là avec les petits.  On dit bonjour à tout le monde et je prends Henry dans mes bras. Il semble se demander où est son papa mais il sourit quand Zayn passe la porte.

-          Ils viennent manger ce soir Jenny, il est temps qu’on leur dise pour toi et moi.

-          Oui, répond la jeune femme avant d’embrasser son petit-ami sur les lèvres, Liam ? Danielle ? Café ou thé ?

-          Thé, dit Danielle

-          Café pour moi, dis-je

-          Moi papa il a dit que j’avais droit à un chocolat chaauuuuud, dit Henry en rigolant

-          Super petit bonhomme…

Je l’embrasse sur le front et on se dirige tous vers la cuisine.

-          En fait, il faut qu’on vous dise un truc, dit Danielle à pein après s’être assise, on sort de ma première échographie et…

-          Et quoi ?, dit Zayn en souriant, il va bien le bébé ?

-          Excellement bien, dis-je, mais Danielle est enceinte de…

-          Jumeaux ? dit Jenny

-          Triplés, corrige Danielle

-          Non ?!? s’exclame Jenny

-          Pas possible, ajoute Zayn

-          Et pourtant, dit Dan’, c’est la vérité. J’ai trois bébés dans mon ventre…

On est interrompus dans notre conversation par une question très spontanée de Lily

-          Comment on fait les bébés ?

On se regarde tous un long moment avant d’éclater de rire. C’est trop mignon.

-          Je t’expliquerai plus tard, dit Jenny

Le film va commencer, et je pioche du popcorn dans le paquet que Louis tient sur ses genoux. Il est captivé par les bandes annonces, mais moi je ne regarde que lui. Il a passé son bras derrière mon épaule qu’il caresse tout en douceur. J’adore ça. On est un vrai couple. Mes yeux se posent sur la chevalière que je porte toujours, avec les initiales de mon copain dessus, j’en suis fier, et je la porterais le plus possible. Je veux montrer au monde que j’aime Louis. Et qu’il m’aime en retour. J’y crois de plus en plus, je pense de plus en plus que quoiqu’il arrive on restera soudés comme personne.

-          Haz ‘ ?

-          Oui mon cœur ?

-          Tu penses que c’est mal ce qu’on fait avec Océane ?, me demande-t-il à voix basse

-          Non, dis-je, c’est uniquement sexuel, t’as pas de sentiments pour elle hein ?

-          Non non, c’est juste mon amie, et la marraine de mon fils.

-          Alors pourquoi ça serait mal ?

-          Vis-à-vis d’El’, dit-il

-          Louis, t’es bi ok ? T’as besoin de sexe avec les mecs, donc moi, et aussi avec les femmes. On fait rien de mal, c’est juste notre plan cul.

-          Sûr ?

-          Louis, arrête de te poser 36 000 questions. Profites du moment.  S’il-te-plaît.

-          Désolé, c’est Niall qui m’a retourné le cerveau.

-          Comment ça ?

-          Rien, j’ai laissé échapper qu’on avait couché avec Océane, et il m’a à moitié engueulé.

-          En même temps lui il a fait venir sa copine en Australie juste pour la baiser donc…

-          Hein ? Comment tu sais ça ?

-          Je les ai entendus.

On éclate de rire et on reçoit les regards noirs de nos voisins parce que le film commence. Louis leur tire la langue avant de m’embrasser.

Je berce doucement Jade qui somnole dans mes bras.  On a beaucoup discuté de l’histoire de Louis et Harry avec la mystérieuse Océane, et elle a réussi à me convaincre que ça ne me regardait pas.  Elle n’a pas totalement tort. Je sursaute en sentant mon téléphone vibrer dans ma poche. Je m’en saisis et regarde le sms que je viens de recevoir.

A Niall : Juste pour te dire, Danielle attends des triplés, je voulais que tu le saches. Libre à toi de le dire à Jade ou pas mais elle finira par le savoir un jour. Gros bisous à vous deux       Liam

-          C’est qui ?, dit Jade à moitié réveillée

-          Liam. Ils sortent de l’échographie de Danielle.

-          Ça s’est bien passé.

-          Oui. Ecoute Jade, je veux à tout prix éviter que tu pètes les plombs comme hier mais… Danielle est enceinte de triplés…

-          Oh la vache… Elle le prend comment ?

-          Je sais pas, j’ai juste eu un sms de Liam.

-          On les appelle ? Je veux m’excuser pour hier, et puis comme ça on saura.

-          D’accord.

Je compose le numéro et met le haut-parleur. Liam répond au bout de deux tonalités.

-          Hay, salut ! ça va ?

-          Oui et toi ?

-          Oui, t’as eu mon message ?

-          Justement, dit Jade, je voulais m’excuser pour ma réaction d’hier, c’était puéril et idiot. Evidemment je suis vraiment ravie pour vous.

-          Je te comprends Jade, intervient Danielle, à ta place j’aurais aussi pété les plombs. Niall t’as dit que j’attendais des triplés ?

-          Oui, c’est vraiment génial pour vous…

Liam et Danielle sont au téléphone, à la cuisine, et je suis en train de prendre les mesures de l’espace dans la chambre d’Henry avec ma copine, pour qu’on puisse acheter un lit pour Lily.

-          Ok c’est bon, merci Jenn’.

Elle me sourit et se rapproche de moi. On a collé les petits devant la télé et elle vérifie qu’ils ne regardent pas dans notre direction avant de poser ses deux mains à plat sur mon torse et de presser ses lèvres contre les miennes. Je passe mes mains dans son dos et on reste un long moment à s’embrasser comme ça. On profite juste du moment.

-          Je t’aime Zayn… Je t’aime tellement, me dit-elle

-          Moi aussi je t’aime. Dis, je me demandais quelque chose, tu penses emménager définitivement ici quand ?

-          Le plus tôt possible.

-          Avant qu’on reparte ?

-          Vous repartez quand déjà ?

-          Dans deux semaines.

-          Ok.  Lily et moi on emménage avant.

-          C’est juste une impression ou tu te mets toi-même au défi de faire ça ?

-          Un peu. Je veux me prouver que je suis capable de le faire.

-          Je comprends.

Je l’embrasse sur le front un long moment en souriant.

-          Eh les amoureux, dit Liam en passant sa tête dans la chambre, Danielle et moi on va filer, on vous laisse en famille. J’espère que ça se passera bien avec Debbie et Jonnie ce soir.

-          J’espère aussi, dit Jenny en entrelaçant ses doigts aux miens.

On dit au revoir à Liam et Danielle qui se dépêchent de filer et je dis aux enfants.

-          Prenez votre veste, on va acheter  un lit pour Lily.

J’en profite pour sortir le gros dossier blanc qui prend de la place dans mon sac à main et je le pose sur la table du salon.

-          C’est quoi ?, me demande Zayn

-          Le permis. Tout frais payés par Simon.

-          Nan ? Sérieux ?

-          Oui. Il est génial ce mec. Vraiment.

-          Faudra que je pense à le remercier la prochaine fois que je le verrais pour tout ce qu’il fait pour toi.

-          Oui, allez, on file, si on doit encore cuisiner après, faut qu’on file maintenant.

-          Attends, mets ta capuche avant de sortir, et Lily aussi faut qu’elle la mette.

-          Oh, j’ai zappé de te le dire mais j’ai laissé échapper à un journaliste que t’étais en couple, mais sans dire avec qui évidemment.

-          Il t’a payé pour ça ?

-          Evidemment. 200 livres.  Il était vert de rage que je ne lui en dise pas plus…

Il éclate de rire et me vole un baiser avant d’empocher ses clés de voiture, de prendre son fils dans ses bras et d’ouvrir la porte pour qu’on descende.

On n’est pas rentrés à la maison, on a filé directement chez les parents de Danielle, elle veut leur dire de vive voix. Du coup ils nous ont invité à y dormir ce soir. Danielle se gare devant la maison de ses parents et me dit :

-          Ça va ? Tu te sens prêt à leur dire ?

-          Tu sais, après l’avoir dit à mes parents, je me sens prêt à le dire au monde entier.

Elle rigole et on s’embrasse longuement avant de sortir de la voiture. Elle entrelace ses doigts aux miens et avant qu’on ait pu aller sonner la mère de Danielle nous ouvre la porte et nous dit :

-          Je vous ai entendus arriver ! Venez là que je vous serre dans mes bras.

On s »’approche et la mère de ma copine nous prend tous les deux dans ses bras en même temps.

-          Maman ! Doucement, je suis enceinte je te rappelle.

-          Je sais, répond-t-elle en nous libérant

Elle nous fait entrer et je serre poliment la main du père de Danielle avant qu’il ne prenne sa fille dans ses bras.

-          Bon les jeunes, vous nous avez dit que vous aviez quelque chose à nous annoncer, on est impatients de savoir ce que c’est, dit son père

Je souris et réponds :

-          Vous devriez vous assoir avant qu’on vous dise quoi que ce soit…

-          C’est si choquant que ça ?, dit la mère de Danielle

-          Ça dépend ce que tu considères comme choquant maman, mais venez, on va s’assoir au salon, je veux vraiment vous le dire maintenant, je n’arriverais pas à garder le secret plus longtemps.

On prend place au salon, les parents de ma chérie su le canapé, Danielle assise sur le fauteuil, et moi sur l’accoudoir de ce dernier, la main glissée dans le dos de ma petite-amie.

-          Bon, commence Danielle, cet après—midi j’avais ma première échographie, et il s’avère que tout ne s’est pas exactement passé comme prévu …

Elle ménage le suspense et je souris. Ses parents sont avides de savoir ce qu’elle veut dire.

-          En fait, dit-elle, il n’y a pas qu’un seul bébé dans mon ventre…

-          Oh, t’attends des jumeaux ?, demande sa mère

-          Pas des jumeaux maman, des triplés.

S’en suit un long silence au cours duquel le père et la mère de Danielle se regardent un long moment en souriant.

-          C’est super pour vous ! Bon bien sûr trois bébés c’est énormément de boulot, mais c’est vraiment génial !!

Jade pianote sur notre ordi, et je bosse un peu avec ma guitare. Les garçons veulent se remettre à  composer, et il va falloir que j’y mette du mien à la guitare.

-          Bébé ?

-          Oui ma puce ?

-          On s’en prend encore plein la gueule sur les réseaux sociaux…

-          Tant pis, je t’aime et personne ne nous séparera.

-          Y’a des montages ignobles qui circulent à partir d’images de notre… vidéo.

-          Ouais je vois. Ça te choque ?

-          Bof. Je m’en fous à vrai dire. De toute façon c’est le prix de la célébrité.

-          Exact. Y’a aussi des rumeurs qui circulent sur une possible grossesse de Danielle, s’ils savaient.

-          Attends, comment ils ont pu savoir qu’elle était enceinte ?

-          Petit baby bump.

-          Oh.

-          Sinon Zayn à une copine, c’est avéré selon des sources sûres. Enfin c’est ce que j’ai lu.

-          J’aimerai bien savoir qui est la source qui a pu savoir pour lui et Jenny.

-          Je ne sais pas, dit Jade, c’est pas précisé. Mais faudra qu’il fasse gaffe, y’a une photo prise de très très loin l’autre jour à l’hôpital, et on voit clairement qu’il n’est pas tout seul.

-          Merde. Je hais les journalistes.

-          Moi aussi.

Je pose ma guitare et vais la rejoindre mais je suis stoppé par mon portable qui sonne.

-          Allô ?, dis-je en décrochant

-          Monsieur Horan ?

-          Oui c’est moi.

-          Vos résultats sont arrivés.

-          J’arrive. Merci.

Je raccroche et dit à Jade :

-          Nos résultats sont arrivés, je vais les chercher, tu veux venir ou pas ?

-          Vas y, je t’attend.

-          Sûre ?

-          Je veux pas savoir en fait, j’ai peur de ce que ça pourrait donner.

-          Jade, y’a aucune raison que toi ou moi on soit stériles. Pas à notre âge en tout cas.

-          Oui. Mais quand même…

-          Bon, je file, mais je te jure que tout va bien.

Harry prend doucement ma main et entrelace ses doigts avec les miens. Le film était cool, enfin pour ce que j’en ai suivi quand je ne profitais pas bêtement d’Harry m’embrassant dans le cou.  Il est doux et tendre avec moi. Et je l’aime. Je suis raide dingue de lui. Définitivement.

-          Haz ? On va voir Pierre ?

-          Oui on y va, me dit-il en me volant un baiser

-          Faudra aussi que j’aille récupérer un truc dans la chambre d’Eleanor, mais je ne m’y attarderai pas, de tout façon ça me déprime de la savoir dans le coma.

-          Je comprends.

On s’engouffre dans la voiture et Harry prend le volant, direction l’hôpital.

-          Hazza, tu te souviens quand on a parlé d’Eleanor à Noël et du cadeau que je comptais lui faire ?

-          La fameuse bague ouais…

-          Je ne vais pas l’épouser. En tout cas je ne la demanderais pas en mariage. Je ne peux pas me marier avec une femme que je n’aime pas  de tout mon cœur et je…

-          STOP ; Je ne veux pas en savoir plus Louis, s’il-te-plaît.

Il a crispé ses deux mains sur le volant et je comprends que j’ai un peu manqué de tact.

-          Désolé Haz’.

-          Pas grave, dit-il en me souriant, désolé mais je suis un peu sensible à tout ce qui touche El’.

-          Je sais. Désolé j’ai vraiment manqué de tact, mais je voulais juste te faire comprendre la place que t’as pris dans mon cœur et dans ma vie. 

On arrive à l’hôpital et il ne répond pas. Mais dès que je suis sorti de la voiture il me plaque contre la portière que je viens de refermer et m’embrasse sauvagement. Il mord légèrement ma lèvre inférieure et sa main s’est glissée sous mon pull. Après en avoir bien profité je le serre contre moi et dit :

-          Doucement Haz. On fera ça ce soir. Promis.

-          Louis, je suis dépendant de toi. Tu ne m’abandonneras jamais hein ?

-          Promis. Mais à une condition…

-          Laquelle ?

-          Tu ne m’abandonnes pas non plus.

-          Promis.

-          Génial.

On échange encore un très long baiser avant de monter vois mon fils.

Ça fait cinq minutes que j’attends, il faut que l’infirmière en chef signe la feuille avec les résultats de nos analyses avant que je puisse la prendre.

-          Et voilà Monsieur, dit une infirmière en me donnant une feuille

-          C’est des bons résultats ?

-          J’ai rien le droit de vous dire, vous regarderez par vous-même.

-          Merci.

J’empoigne la feuille et retourne jusqu’à ma voiture. Avant de prendre le volant je déplie la feuille et regarde. C’est négatif. On est tout les deux parfaitement en capacité d’avoir un enfant.  Génial ! C’est Jade qui va  être contente. Et je dois avouer que je le suis aussi. Je veux faire un enfant à Jade, je veux la voir heureuse. En plus ce qu’elle ne sait pas c’est que j’en ai parlé avec Jesy et leigh-Anne, et qu’elles sont totalement en faveur de cette idée. Elles veulent voir Jade heureuse, et il est temps pour elle d’être maman. J’ai conduit assez rapidement et j’arrive déjà à mon appartement. Je me dépêche de monter et de rentrer. Jade m’attend, assise sur le canapé, en train de se ronger les ongles.

-          Jade ? Tout va bien, tu peux avoir un bébé, et moi aussi.

-          Vrai ?

J’hoche la tête silencieusement et elle me saute au cou.

-          Henry ! Lily ! Venez ici et arrêtez de jouer sur les lits !!

Les deux gamins me regardent et éclatent de rire avant de continuer à jouer comme si de rien n’était.

-          Dézolé, dit Zayn en se tournant vers moi, tu veux que je m’énerve un coup ?

-          Laisse-les, ils ne font rien de mal. T’en es où avec le vendeur ?

-          Il est parti voir s’il a le rose en stock. S’il l’a on le prend. Sinon on prend l’autre qu’on a vu.

-          Excusez-moi, on l’a en stock, je vous l’ai fait mettre de côté.

-          Merci beaucoup.  Henry ! Lily ! On y va !

Nos enfants courent vers nous et je prends mon fils dans mes bras.

-          C’est bien, t’as presque été sage, allez, on doit payer, on récupère le lit de ta demi-sœur et après on s’en va.

-          Oui papa.

J’embrasse mon petit garçon sur le front et on se dirige vers les caisses.je m’arrête net en entendant une voix féminine derrière-moi dire :

-          Oh putain ! Oooooh putain !

Je fais signe à Jenny et Lily de m’attendre plus loin et je me retourne vers la fille en protégeant par reflexe le visage d’Henry.

-          Oh putain, t’es vraiment…. ?dit une jeune fille d’environ quinze ans.

-          Zayn Malik ? Oui c’est moi.

-          Oh je suis trop trop heureuse, je suis une grande fan, est-ce que je peux prendre une photo avec toi ?

-          Oui, dis-je attends deux secondes, Henry, tu vas rejoindre Jenny, dis-je à l’oreille de mon fils

Je le pose par terre et je vois la jeune fille le suivre du regard. Je comprends alors mon erreur. Trop tard.

-          C’est ta nouvelle copine ?

-          On ne devait pas prendre une photo toi et moi ?, dis-je pour détourner l’attention de la fille

Je me prête au jeu de faire deux ou trois selfies avec elle et elle m’interroge à nouveau après.

-          C’est ta copine ?

-          Ça ne te regarde pas, dis-je un peu sur la défensive

-          Elle est jolie.

-          Merci. Je peux y aller maintenant ?

-          Oui.

Je fais un petit signe de la main et la fille et je file rejoindre Jenny et les petits. Je les pousse vers les caisses, je ne veux pas que quelqu’un d’autre mette notre secret en danger, je veux garder Jenny et Lily secrètes pour le moment. Tout le monde penserait que j’ai remplacé Perrie et ce n’est pas du tout le cas.

Danielle est en train de discuter avec ses parents dans la cuisine et je me suis isolé pour envoyer un message à Simon. Il faut le prévenir. Je me ravise au dernier moment et préfère l’appeler plutôt que de lui envoyer un simple message.

-          Allô ?, dit-il après trois tonalités

-          Salut Simon, c’est moi.

-          Ah Liam, justement il fallait que je t’appelle. Ta copine a été repérée ces derniers jours avec un petit baby bump alors qu’elle sortait du studio de danse, et des gens affirment vous avoir vus à la clinique aujourd’hui, donc la rumeur enfle sur internet.

-          Il est prévu qu’on leur dise de toute façon.  Moi j’ai autre chose à t’annoncer. En fait, Danielle est enceinte de triplés.

-          De triplés ? Vraiment ?

-          Oui. C’était une vraie surprise, elle ne le savait pas du tout.

-          Oh. Et toi t’en penses quoi ?

-          Que ça va être vraiment compliqué mais qu’on va gérer. On le veut. On veut vraiment fonder une famille, même si c’est assez tôt dans note relation c’est une chose à laquelle on a beaucoup réfléchi.

-          C’est trop mignon…

Zayn charge le lit en kit dans la voiture et je suis chargée de surveiller Henry et Lily qui sont surexcités et font les quatre cent coups ensemble.

-          Tu vas y arriver ?, dis-je à mon copain

-          Oui oui t’inquiètes, il me reste un carton à charger et c’est fini on peut y aller.

-          Tu sais déjà ce que tu vas faire à manger ce soir ?

-          Lasagnes. J’ai de la viande hachée dans le congélateur et je dois bien avoir de la sauce tomate quelque part.

-          D’accord.  Lily ! Henry ! Venez ici on s’en va !

Les deux petits arrivent et on les installe dans la voiture avant de prendre place à l’avant. Zayn met le contact direction la maison. Sa maison. Notre maison bientôt.

J’attends Louis dans le couloir. Je lui ai laissé un peu de temps seul à seul avec son fils. Je pense qu’il en a besoin. J’en profite pour regarder les réactions à la photo que Louis a postée. Comme d’habitude, comme pour tout ce qu’on fait d’ailleurs les avis sont mitigés. Tant pis.  Je m’en fous.

-          Salut Harry, ça va depuis ce matin ?, dit Océane en passant devant moi

-          Oui super. Dis, on peut reparler de… ?

-          Ouais si tu veux.

Elle me prend par le bras et m’attire dans un coin plus reculé.

-          Ecoutes Harry, j’ai vraiment adoré, c’était cool, j’étais en manque et ça m’a fait du bien, mais si je deviens la marraine de Pierre on ne va pas pouvoir continuer.

-          Je sais. Je te comprends t’inquiètes pas… Et puis je veux préserver ce lien que Louis et moi on a avec toi.

-          T’es vraiment un gars bien Harry !!

Elle me serre dans ses bras et on est interrompus par Louis.

-          Dis Océane, je peux te poser une question ?

-          Euh oui.

-          Tu penses qu’il pourra sortir quand Pierre ?

-          Je ne sais pas. Je ne peux pas te dire encore.  Ça va dépendre de comment il grossit.

-          Ok. Mais grosso modo ?

-          Dans un bon mois je pense. Peut-être un peu plus. D’ailleurs il faudrait que je te parle à ce propos.

-          Tu veux venir à la maison ce soir ? On aura le temps de discuter si tu veux…

-          Si tu veux, répond Océane en souriant, je finis à la même heure qu’hier.

-          Génial, dit Louis, Haz, tu viens avec moi ? Je voudrais passer voir Eleanor.

-          J’arrive, dis-je

Je fais un petit bisou sur la joue d’Océane et je file dans les escaliers en rejoignant Louis.

-          Henry vient là !

Mon fils s’approche et je lui donne les nouveaux oreillers de sa demi-sœur à monter, je confie mes clés à Jenny et dis :

-          Monte avec les petits, je vais décharger la voiture, carton par carton.

-          Si t’as besoin d’aide tu m’appelles.

-          T’inquiètes pas, ça devrait aller.  Par contre sort la viande hachée du congélateur s’il-te-plaît et regarde si tu trouves de la sauce tomate.

-          D’accord.

On s’embrasse doucement et elle monte avec les petits pendant que je commence à sortir les cartons de la voiture.

Danielle est allongée sur le dos, sur son lit, et elle caresse doucement son ventre.

-          Le médecin m’a expliqué un truc tout à l’heure mon cœur, me dit-elle, viens t’asseoir que je t’explique.

Je m’assois à côté d’elle et laisse mes doigts errer sur son ventre.

-          J’ai encore pas un ventre proéminent, pourtant j’attends des triplés, en fait c’est normal, j’étais dans le déni, dans le déni que c’était des triplés, du coup mon corps s’est développé comme si j’attendais un seul bébé. Donc dans les deux trois prochains jours je devrais avoir un vrai ventre de femme enceinte de triplés. Et je ne pourrais plus le cacher.

-          C’est rapide comme transformation ?

-          Le médecin m’a dit que ça arriverait sûrement pendant la nuit. Mon ventre va se tendre et s’arrondir. Il m’a montré ce à quoi ça doit ressembler à treize semaines, et c’est bien plus gros que maintenant.

-          Je vois. Tu sais qu’il va falloir le révéler au monde entier ?

-          Oui. Je veux d’ailleurs qu’on le fasse maintenant. J’ai eu une idée.

-          Je t’écoute.

-          Je voudrais que tu publies sur twitter la photo de l’échographie, celle où on voit clairement les trois embryons. Et pour seule légende tu mets «  Baby 1, Baby 2, Baby 3 »

-          Très bonne idée ma puce. Je ferais ça ce soir, en attendant j’aimerais juste profiter de toi.

-          Oui.

Je m’effondre sur le lit à côté de ma partenaire. On se regarde et on éclate de rire. On en a bien profité. On a fait l’amour comme jamais. Ça fait du bien. Et on l’a fait parce qu’on s’aime et parce qu’on voulait chacun le corps  de l’autre. Pas parce qu’on veut un bébé. Après de longues minutes à rigoler on reprend notre souffle et Jade me dit :

-          Je t’aime. A la folie.

-          Moi aussi je t’aime, dis-je, et je suis heureux qu’on soit ensemble. Même si j’aurais adoré que Perrie  voie ça.

-          Moi aussi, elle m’aurait dit quelque chose comme «  Franchement Jade, pourquoi tu te tapes un blondinet comme lui ? Il est tout mignon je te l’accorde, mais vise plus mature ! » et puis elle aurait éclaté de rire et m’aurais dit qu’elle plaisantait et qu’elle t’adorait. Après elle serait venu te dire de prendre soin de moi sinon t’aurait à faire à elle.

-          Exact.

On repart dans une crise de fou rire. On est ensemble et heureux.

J’ai récupéré la bague que je comptais offrir à El’. Je ne suis pas prêt à ça. Je ne peux pas m’engager avec elle alors que je me pose des questions, et que je ne suis pas sûr de l’aimer encore.  Harry est parti à la cafétéria, faire je ne sais quoi. Je sais que c’est pour lui une excuse pour ne pas voir Eleanor. Il a encore du mal, il aura toujours du mal. Mais je voudrais passer à la vitesse supérieure avec lui. Eleanor n’est pas prête de se réveiller, elle ne se réveillera peut-être jamais, et je suis devenu complètement accro à Harry. Eleanor est et sera toujours la mère de mon fils, mais elle ne sera sûrement plus rien d’autre par la suite.  Je suis presque sûr de moi. Presque.

-          Oh Louis, on ne voulait pas te déranger, on ne savait pas que tu serais là.

Je reconnaîtrai cette voix entre mille, c’est celle de mon père. C’est cool que Louis soit confronté à mes parents. J’ai hâte de savoir ce qu’il va leur dire.

-          C’est pas grave, je pars dans vingt minutes de toute façon, répond Louis, ça va vous ?

-          Ça irait mieux si notre fille n’était pas clouée sur un lit d’hôpital, dit ma mère

Yes ! Bien joué !

-          Désolé, dit Louis

-          Ça va toi ?, lui demande mon père

-          Oui, répond-t-il, j’essaye de m’en sortir.

-          On a vu ça, dit ma mère, c’est pas vraiment moral mais bon, NOUS au moins on sera là pour Eleanor quand elle se réveillera.

Bim ! 2-0 pour mes parents.

-          Et qui a été là pour Pierre quand il est né ? Vous n’êtes même pas passés le voir une seule fois… Vive les grands-parents.

Quoi ? Non, je suis sûre qu’ils sont allés le voir.

-          Notre fille était plus importante que ce gosse, dit mon père, tu sais qu’on n’était pas pour qu’elle le garde quand elle est tombée dans le coma.

Oh. Je n’en reviens pas. Pierre est mon fils, la chair de ma chair, et ils n’en ont rien à foutre ? Ça par contre je ne pourrais pas leur pardonner. Ce que l’on ne peut pas enlever à Louis c’est qu’au moins il s’occupe de Pierre. C’est un bon père c’est indubitable.

-          C’est bien dommage, votre petit-fils serait ravi de vous voir. Mais comme vous ne semblez pas préoccupés par lui je vais m’arranger pour qu’il vous soit interdit de le voir au cas où vous changeriez d’avis.  Vous venez de renier votre petit-fils, l’enfant que votre fille a mis au monde. Bravo, bel esprit de famille !

J’entends une porte claquer et j’en déduis qu’il est parti.

-          Laisse, dit ma mère en retenant je suppose mon père, laisse ce petit con. On en a déjà parlé. De toute façon on a dit qu’on venait voir Eleanor, et que quoiqu’il arrive Louis ne comptait plus.

Et Pierre ? Putain je les déteste. C’est mon fils. MON FILS !! Je voudrais leur hurler à la tête qu’ils ne peuvent pas le renier comme ça, mais j’en suis incapable. Bordel de merde !

Louis a fondu en larmes dans mes bras sans que je sache pourquoi. Océane vient de nous rejoindre et Louis pleure toujours sans que je parvienne à le calmer.

-          Louis ?, dis-je doucement, il s’est passé quoi ?

-          Ses parents…

-          Les parents de qui ? Eleanor ?

-          Oui. Je les hais. Ils viennent de renier Pierre, ils n’ont jamais été le voir, ils se foutent totalement de lui.

-          Oh.

-          Et ils me détestent aussi pour ma relation avec toi Haz. Mais ça je m’en fous. Je fais ce que je veux.  Océane ?, ajoute-t-il en se tournant vers elle, y’a moyen de leur interdire l’accès à la chambre de Pierre ?

-          Oui bien sûr. Je vais laisser des consignes à mes collègues, je reviens.

Elle l’embrasse sur le front et s’éloigne. Je ne connais pas les parents d’Eleanor mais je les hais déjà.  On se croisera peut-être un jour, et ce jour-là ils vont regretter d’avoir fait pleurer l’homme que j’aime.

Je regarde les réactions que l’annonce de la grossesse de ma copine a provoquées. Finalement ça va. Je m’attendais à plus de rage. Bien sûr il y en a, il y aura toujours des filles jalouses de Danielle, mais la plupart de mes fans le prennent bien et nous félicitent.

-          Liam ?

Je lève la tête vers la mère de ma copine qui me regarde en souriant

-          Désolé j’ai pas écouté ce que vous avez dit, vous pouvez répéter ?

-          Je voulais savoir si vous alliez garder l’appartement que vous occupez actuellement ou si vous alliez déménager pour quelque chose de plus grand.

-          Oh. A la base on pensait le garder, mais c’est vrai qu’avec des triplés… Il est probable qu’on change, mais on n’en a pas encore discuté Danielle et moi.

-          Discuté de quoi ?, dit Danielle en débarquant dans la cuisine

-          Du futur endroit où vous allez vivre et élever vos enfants.

-          Oh. On a un peu de temps pour y réfléchir heureusement.  Je viens d’avoir Simon au téléphone Liam,  je dois signer mon congé maternité demain. Il refuse de prendre le moindre risque et m’accorde une année, payé mi- salaire, le temps que j’accouche et que je les élève un peu.

-          Oh. Il est vraiment sympa. J’ai pas souvenir qu’il ait fait ça pour quelqu’un d’autre.

-          Faut croie qu’il m’aime bien.

-          Oui.

Je l’embrasse assez langoureusement, malgré ses parents  juste à côté.

J’ai monté tous les cartons dans la chambre d’Henry, je compte bien monter le lit de Lily dès que le plat de lasagnes sera au four. Les petits sont devant la télé, ça reste le meilleur moyen de les occuper. Lorsque j’entre dans la cuisine je m’aperçois que Jenny a déjà presque fini de préparer les lasagnes.

-          Merci mon cœur, ça me fera un peu moins de boulot, dis-je en lui volant un baiser

-          De rien. Tu veux bien aller demander à Lily si elle a fait ses devoirs ?

-          Oui j’y vais.

Je retourne dans le salon et m’approche de la petite fille.

-          T’as fait tes devoirs Lily ?, me demande Zayn

-          Euh… Oui !

Je lui fais un grand sourire mais il me dit :

-          Je te crois pas. Montre-moi.

Zut. Je ne les ai pas fait. Je vais me faire disputer

-          Je les ai pas fait, dis-je en baissant les yeux

-          Allez zou, au boulot. Tu vas bosser dans la chambre pendant que je monte ton lit, comme ça je te surveille.

-          Oui Zayn.

Il me prend dans ses bras et m’emmène jusqu’à la chambre. Je récupère mon sac d’école et m’installe sur le bureau pour faire mes devoirs. Zayn s’est assis par terre et déballe tout les cartons qui contiennent mon lit.

-          Je voudrais m’excuser auprès de Louis pour avoir jugé sa conduite tout à l’heure, tu crois qu’on peut s’inviter à diner ?

-          Téléphone-lui et tu sauras, me répond Jade

-          Non, il m’en veut il va trouver un moyen de se défiler. Habille-toi on y va directement.

-          Comme tu voudras.

Elle s’habille rapidement et je réfléchis. Oui bien sûr j’en veux à Louis pour avoir couché avec une autre meuf, mais je sais qu’en ce moment il déraille beaucoup et que c’était sûrement un coup d’un soir. Quoique c’est aussi la marraine du petit. Bref, on verra. Je veux en savoir plus. Et m’assurer que Louis va bien. Harry aussi.

On vient de se garer en bas de l’appartement. C’est Harry qui a conduit vu ma nervosité. Mais maintenant je suis calme. J’ai occulté mon engueulade avec mes beaux-parents, je l’ai sortie de mon esprit.

-          Ça va mieux Louis ? me demande Océane

-          Oui oui, ils sont cons c’est tout. Allez on monte, je veux passer une bonne soirée. Et puis je veux passer voir si Zayn est là aussi.

-          Zayn c’est … ?

-          Mon meilleur ami et mon voisin, lui il a perdu sa copine dans l’accident.

-          Oh.

On monte et je toque à la porte de l’appartement de Zayn. C’est Jenny qui vient ouvrir.

-          Eh ! Coucou vous deu… ah non trois. Ça va ?

Elle nous serre rapidement dans ses bras et nous fait entrer.

-          J’suis dans la chambre des petits, dit Zayn

-          Avec moi, ajoute Lily

-          Et Henry il est où ?, demande Harry

-          Lààààà ! s’exclame le petit garçon assis sur le canapé en levant ses deux bras en l’air

Harry va rejoindre Henry en rigolant et j’entraîne Océane vers la chambre dans laquelle Zayn se trouve.

-          Salut, dis-je, oula, qu’est-ce que tu fais ?

-          Je monte le lit de la petite. Ça va toi ? Et euh…

Il regarde Océane semblant se demander qui c’est.

-          Zayn je te présente Océane, une amie, et la marraine de Pierre.

-          Oh. Enchanté, dit-il en se levant et en prenant Océane dans ses bras, vous vous êtes connus comment ?

-          Je suis l’infirmière en charge de Pierre, dit Océane, et je suis devenue une bonne amie de Louis et Harry.

-          Je vois, répond-t-il

-          Bon, on va te laisser, t’as l’air d’avoir du boulot.

-          Oui, répond Zayn, en plus y’a Debbie et Jonnie qui viennent manger ce soir. Dans une demi-heure à peu près.

-          Ok. On sera à côté, dis-je

Je lui tape dans la main et on se dépêche de filer.

Je tourne la tête vers Lily, elle est toujours en train de faire ses devoirs, et elle s’applique. Beaucoup. 

-          T’en es où ma puce ?

-          Je dois encore remplir une fiche d’anglais et après j’ai fini. Enfin je crois…

-          Comment ça tu crois ?

-          J’ai… perdumoncahierdetextes, dit-elle dans un souffle.

-          Quoi ?

-          J’ai perdu mon cahier de textes.

-          Oh Lily !!

-          S’il-te-plaît le dis pas à ma maman, elle va me disputer. C’est le troisième que je perds…

Elle a baissé la tête et rougi.

-          Bon, d’accord. J’espère que t’aura tout fait dans les temps alors. Demain je viendrais te chercher à l’école et on ira t’en acheter un nouveau d’accord ?

-          Oui. Merci.

-          Viens me faire un câlin et après tu finiras.

Elle vient me serrer très fort dans ses bras.

Je suis sur le canapé, avec Henry dans mes bras. L’intermède avec Louis et Harry m’a permis d’aller vérifier dans le four que tout cuisait correctement.  J’ai éteint le four et laissé le plat dedans, il finira de cuire avec la chaleur accumulée.

-          Jenny ?

-          Oui mon bonhomme ?, dis-je à Henry qui vient de m’interpeller

-          Je t’aime bien.

-          Moi aussi je t’aime bien mon bonhomme.

-          T’es gentille avec moi. Et puis mon papa il t’aime. Et il sourit. Et il est plus gentil quand t’es là.

-          Génial ! C’est bien mon cœur.

Je l’adore ce gosse. Il est excellent. Trop sympa. Je commence à le chatouiller et il rit aux éclats.

-          Eh bah, je vois qu’on s’amuse bien, dit Zayn en arrivant avec ma fille dans les bras.

-          Ouiiiii, dit Henry entre deux éclats de rire.

-          Maman, est-ce que je pourrais aller me coucher un peu plus tard ?, demande Lily

-          Euh… oui. Mais à dix heures maximum tu vas au lit.

-          Ouaaaaiiiiiis !!

On est en train de prendre l’apéro, comme hier. Mais on a prévu de rester raisonnables. Océane a décidé de mettre les choses au point tout de suite avec Louis.

-          … adoré mais on ne peut pas faire ça tout le temps. Une fois de temps en temps je ne dis pas non, vous êtes tous les deux largement doués au lit. Genre, si vous voulez le faire ce soir, je vous dirai oui, mais à la condition que ça ne soit pas tout les jours comme ça.  Et je voulais aussi te dire que je suis vraiment honorée que tu m’ai choisie pour être la marraine de Pierre. Je l’adore, il est trop mignon…

-          En tant que parrain, dis-je, je dois concéder à Océane qu’il est effectivement trop mignon. Moi je fonds littéralement en le voyant.

Ils sont trop mignons. Et c’est vrai que mon fils a déjà un charme fou, même à tout juste deux mois.

-          Coucou, désolé de nous incruster mais il fallait que je te parle Louis.

Je lève la tête vers Niall qui vient de rentrer dans l’appartement avec Jade.

-          J’ai rien à te dire Niall, dis-je

-          Attends, laisse-moi au moins l’occasion de m’expliquer.

-          Ok viens.

Je me lève et l’entraîne vers la cuisine pendant que Jade salue Harry et commence à interroger Océane sur qui elle est. Il ferme la porte de la cuisine, croise les bras et me dit :

-          Je t’écoute.

-          Je suis désolé de m’être un peu emporté tout à l’heure. Tu fais ce que tu veux de ta vie et tu mets qui tu veux dans ton lit. Même si c’est pas moral.

-          Ravi de te l’entendre dire.

-          Louis, t’es mon pote et je m’inquiète pour toi. Mais je te fais confiance pour maîtriser ce que tu fais.

-          Tu t’inquiètes vraiment ?

-          Evidemment. T’as pas une vie facile Louis et…

Je m’interromps parce qu’il vient de me prendre dans ses bras. Il me serre fort contre lui et me glisse à l’oreille :

-          Désolé. J’avais besoin de sexe, Harry aussi, on a sauté sur l’occasion.

-          C’est le cas de le dire.

On éclate tous les deux de rire et on va rejoindre les autres dans le salon. La jeune demoiselle que je ne connais pas doit être Océane. Je ne vois pas qui cela pourrait être d’autre.

-          Enchanté, dis-je, je suis…

-          Niall Horan, me complète-t-elle, je suis Océane la marraine de Pierre.

-          Ravi de te rencontrer.

Je vais rejoindre ma copine sur le canapé en souriant.

-          On peut rester manger avec vous ?, demande Jade

-          Evidemment, répond Harry, vous êtes toujours les bienvenus ici. Ça à l’air d’aller mieux toi Jade.

-          Oui, répond ma petite-amie, on a fait des tests, on peut tous les deux voir des enfants, on n’a aucun problème de ce côté-là, et ça me rassure. On devrait pouvoir y arriver.

-          C’est trop mignon, dit Louis, mais un bébé c’est beaucoup de boulot.

-          Trois encore plus, dit Jade

-          Hein ? s’exclame Louis

-          Quoi ? ajoute Harry

-          Bah… dit Jade en me regardant, vous n’êtes pas au courant ? Danielle attend des triplés…

Wow. Des triplés. Louis et moi on se regarde en souriant. C’est génial pour eux, mais le boulot va être terrible. Trois bébés au lieu d’un. Ils ne vont jamais s’en sortir.

-          Et bah, finit par dire Louis, ils ont du courage.

-          Oui, intervient Océane, trois bébés d’un coup c’est vraiment un bouleversement énorme.

-          Ils n’ont pas vraiment le choix, dis-je, mais on les aidera hein ?

-          Evidemment, dit Niall, je nous vois mal ne pas les aider.

Zayn est retourné terminer le lit de Lily. Il a du mal mais par fierté il refuse de demander de l’aide. Moi je regarde la télévision avec les petits. Lily est collée à Henry, elle lui fait un gros câlin. Ils feront des demi-frère et demi-sœur très proches. Tant mieux. Et puis ils n’ont que cinq ans d’écart. C’est peu.  Ça sonne à la porte et Zayn dit depuis la chambre :

-          Henry, va ouvrir à ta mamie s’il-te-plaît.

Le petit garçon se lève et va ouvrir la porte en se mettant sur la pointe des pieds.

Je sors de la chambre et vais accueillir nos invités. Je prends mon fils dans mes bras et fais la bise à Debbie avant de serrer la main de Jonnie.

-          Entrez, je vous en prie. Lily ma puce, viens dire bonjour s’il-te-plaît. Jenny viens aussi que je te présente.

Lily s’approche et dit poliment bonjour puis file à nouveau sur le canapé avec Henry que je viens de poser par terre. Jenny hésite à avancer, elle semble un peu intimidée.

-          Debbie, Jonnie je vous présente Jenny, ma euh… ma nouvelle petite-amie.

-          Enchantée, dit Jenny en tendant la main à Debbie, je voulais juste vous dire que mon but n’est en aucune façon de prendre la place de votre fille, c’est juste que ça nous est tombé dessus, comme ça.

Debbie serre la main de Jenny en souriant et Jonnie fait de même.

-          Désolé pour notre réaction de tout à l’heure, dit-il, mais ça nous as pris au dépourvu.

-          C’est pas grave, répond Jenny, je pense que j’aurais réagi pareil dans une telle situation. Allez, entrez, ne restez pas là, on va s’assoir et boire un coup en discutant.

-          Tu m’excuses, dis-je en l’embrassant sur le front, mais j’ai un lit à terminer de monter.

-          Tu veux de l’aide ? lui demande Jonnie

-          Ouais je veux bien.

Je souris et laisse les garçons s’éloigner. J’emmène Debbie jusque dans la cuisine où je lui sers un grand verre d’eau (comme elle me l’a demandé).

-          C’est un bon garçon Zayn, tu l’as bien choisi.

-          Je l’ai pas vraiment choisi. On s’est connus comme ça. Et on est tombés amoureux presque immédiatement.

-          Vous vous êtes rencontrés comment ?

-          Au cimetière. Il était devant la tombe de Perrie, et j’allais avec ma fille voir celle de David…

-          David ?

-          Mon compagnon. Il est décédé quelque mois avant votre fille.

-          Oh. J’en suis navrée.

-          C’est le passé. J’ai besoin d’aller de l’avant. Pour ma fille surtout.

-          Je comprends.

On n’a pas fait original, on a commandé des pizzas. On discute de tout et de rien en les mangeant, ça fait vraiment du bien. Mais le sujet qui revient le plus sur le tapis c’est quand même les futurs triplés Peazer-Payne.

-          Mais vous imaginez genre trois fois plus de couches à changer ? Trois fois pls de biberons à faire ? Etre réveillé trois fois dans la nuit au lieu d’une ? commence Niall

-          En fait non, le coupe Océane, les triplés ont tendance à avoir faim en même temps. Donc ils risquent de se réveiller les uns les autres au milieu de la nuit en réclamant leur biberon.

-          Tu t’y connais dis-donc, dit Jade

-          Je suis infirmière en néo natalité donc oui. D’ailleurs est-ce que vous savez si c’est des vrais triplés ou des faux ?

-          Aucune idée, dit Niall, mais si tu peux déterminer ça à partir d’une échographie je peux te montrer la photo que Liam a mise en ligne tout à l’heure.

-          Vas-y montre-moi.

Je me connecte à twitter sur mon portable et cherche la photo que Liam a publiée il y a quelques heures. Je la montre à la jeune femme et elle sourit :

-          C’est des faux triplés.

-          Comment ça des faux ?

Elle nous montre sur la photo à mesure qu’elle explique.

-          Si vous regardez bien là on voit bien qu’il y a deux poches. Une avec des jumeaux, des vrais jumeaux pour le coup, et une avec un seul embryon.

-          Comment c’est possible ?, demande Harry

-          Elle a produit deux ovules le mois-là. Tout simplement.

-          C’est possible ça ?, dit Jade

-          Oui oui, c’est rare mais ça arrive, répond Océane

-          Donc le troisième bébé ne va pas ressembler autant aux deux autres que ces deux-là vont se ressembler ?, demande Louis

-          Y’a des chances en effet.  Vu que c’est des vrais jumeaux ils vont être ressemblants trait pour trait. Le troisième sera un peu différent. Il se peut même qu’il soit du sexe opposé.

-          Concrètement ça va donner quoi ?, dit Harry

-          Soit trois filles dont une paire de jumelles, soit trois garçons avec une paire de jumeaux, soit deux garçons jumeaux et une fille, soit deux jumelles et un garçon.

-          Intéressant, dit Jade, en tout cas ça sera une belle expérience pour eux.

-          La plus belle expérience qui soit, dit Louis, un bébé ça change une vie.

Je souris en regardant Jade. Il est complètement gaga de son fils, ça se voit.

Plus que trois vis et on a fini de monter le lit de la petite princesse. Jonnie m’a bien aidé. A quatre mains on va plus vite.

-          Tu sais, dit Jonnie, on a beaucoup parlé de ça avec maman cet après-midi et on s’est dits que tu devais à tout prix vivre. On est encore trop dans le souvenir de Perrie, on le sait, mais on va s’en sortir. Toi t’as réussi à faire ton deuil, et tant mieux.

-          J’ai pas fait mon deuil Jonnie. C’est juste que Jenny et moi on a vécu les mêmes choses. Elle aussi elle a perdu son copain dans des circonstances tragiques. On a vécu les mêmes choses, on se comprend elle et moi.

-          Je vois. En tout cas elle est très jolie. Et elle à l’air très gentille.

-          Elle l’est. Jolie et gentille. Et sa fille est adorable.

-          J’imagine bien. Je peux te poser une question ?

-          Oui.

-          Est-ce que tu penses finir ta vie avec elle ?

-          Je ne sais pas. Je pense que oui. Mais on ne sait jamais ce qui peut arriver dans une vie, et ça on en est bien conscients. Mais on veut aller de l’avant. Elle va s’installer ici avec Lily. Ça sera plus pratique pour elles et plus simple pour notre relation.

-          D’accord. T’as l’air heureux mec. Et c’est cool de te voir heureux.

Il me sourit au moment où on termine enfin de monter le lit.

-          YES ! Enfin fini ! ça fait une heure et demie que je suis dessus, j’en peux plus.

-          Allez, viens Zayn, on va se boire un coca pour fêter ça.

J’éclate de rire et on va rejoindre les filles dans la cuisine.

On a décidé d’aller se coucher tôt pour être bien reposés. Danielle va en avoir besoin de repos ces prochains mois. En attendant qu’elle revienne de la douche je pianote sur mon téléphone, je regarde à quoi est censé ressembler un ventre de femme enceinte de triplés. C’est… énorme.  Elle va prendre du poids très vite, et son ventre va gonfler rapidement. Ça va la changer énormément. Mais elle est capable d’assumer. Enfin j’espère.

-          Tu fais quoi ?, me demande-t-elle en entrant dans la pièce, simplement couverte d’une petite serviette blanche nouée au-dessus de sa poitrine et qui lui descend jusqu’à mi-cuisse

-          Wow. Je euh…

Je suis troublé par sa tenue, par sa beauté et je ne parviens plus à réfléchir.

-          Je regardais à quoi tu ressembleras à la fin de ta grossesse, finis-je par dire

-          Oh. Je serais énorme.

-          Oui mais bon… Tu portes mes enfants…

-          Exact.

Je me redresse dans le lit, pose mon portable sur la table de nuit et la fait s’approcher du lit. Je pose ma tête contre son ventre, et elle caresse doucement l’arrière de mon crâne. J’ai placé mes mains à l’arrière de ses cuisses et je remonte doucement.

-          Vas-y doucement quand même, me dit-elle, mis fais toi plaisir. Et fais-moi plaisir surtout.

-          C’est pas risqué avec tes parents à côté ?

-          Non. De toute façon ils sont pour le moment en train de regarder la télé.

Je me lève et l’embrasse fougueusement, je mordille ses lèvres, je les dévore, je caresse sa langue de la mienne. Mes doigts sont venus se poser au bord de sa serviette et je viens lui enlever. Elle est complètement nue en-dessous. Si elle cherchait à me rendre dingue c’est plutôt réussi.

Pour changer, nos discussions ont dérapé et on est assis au milieu du salon, à jouer au jeu de la bouteille. Evidemment, Niall et Jade ont beaucoup bu, Océane semble plutôt sobre et Louis et moi on est dans un état d’entre-deux. Autant en profiter tant qu’on est jeunes. Niall a pris sa bouteille de bière vide et s’apprête à la faire tourner. On le regarde tous faire et il éclate de rire quand elle s’arrête sur Jade. Pff, c’est trop facile. Il l’embrasse langoureusement sous nos regards amusés puis Jade reprend la bouteille et la fait tourner. Elle s’immobilise devant moi. Jade se penche et presse ses lèvres contre les mienne. Elle est la première fille que j’embrasse depuis des mois. Et ça me rend complètement dingue. Je passe mes doigts à l’arrière de son crâne et intensifie notre baiser. Elle se laisse faire et quand je vois le regard noir de Niall je mets fin à notre baiser. Elle me sourit puis éclate de rire. Je fais tourner la bouteille qui s’arrête sur Océane. Je ne sais pas pourquoi mais je demande d’abord la permission à Louis qui m’encourage du regard. Je me penche alors et fais basculer Océane pour qu’elle soit allonger par terre. Je me place doucement au-dessus d’elle, et les yeux dans les yeux on se regarde un moment avant que je ne presse mes lèvres contre les siennes.

On vient de finir les lasagnes et je retourne en cuisine chercher le dessert. Le repas était excellent, Zayn est un vrai cordon bleu, et il m’apprend souvent à faire de bons petits plats. La mère de Perrie est vraiment une femme sympa et Jonnie m’adore. On a énormément discuté ensemble, et le courant passe bien. Je sais qu’ils font des efforts pour m’accepter, et je sais que j’ai le mauvais rôle, qu’ils pensent que je vais remplacer leur fille. Mais ce n’est pas le cas.

-          Jenny ?

Je me retourne vers Henry qui me sourit de ses petites dents blanches.

-          Oui mon bonhomme ?

-          J’ai faim !!

Je souris et lui confie les yaourts à ramener à la salle à manger pendant que je reviens avec le sucre et les cuillères. Il y a beaucoup de bruit dans l’appartement de Louis, j’en déduis qu’ils doivent passer un bon moment, aussi nombreux qu’ils sont.

-          J’en peux plus, dit Zayn en se levant

Il tape un grand coup dans la cloison qui sépare les deux appartements et crie :

-          LOUIS ! TA GUEULE !!!

On entend un énorme éclat de rire de l’autre côté du mur et c’est Harry qui répond :

-          Désolé Zayn !!!

-          Je déconne pas, reprend mon copain, on a des  petits qui vont aller au lit donc mollo sur le bruit !

Nouvel éclat de rire de l’autre côté du mur.

-          Au moins j’aurais essayé, dit Zayn en se laissant tomber sur la chaise à côté de moi, c’est pas grave. Henry, fais doucement tu vas en mettre partout. Debbie, est-ce que tu pourrais aider ton petit-fils s’il-te-plait ? Je suis trop loin.

-          Pas de problème, répond Debbie en souriant, j’adore m’occuper de ce petit bout. Il est trop mignon.

On a décidé de filer avant que le jeu ne dérape trop. La température est sérieusement montée entre nous cinq et il est temps pour Jade et moi de rentrer.

-          Bébé ?, dit-elle en montant dans la voiture, qu’est-ce que tu dirais d’une petite virée en boîte ?

-          T’es sûre que c’est une bonne idée ? T’as trop bu…

-          Justement.

-          Okay, comme tu veux. Mais pas longtemps.

-          Promis…

Elle m’embrasse dans le cou et je mets le contact.

Océane a calmé le jeu. Et elle a bien raison. On ne peut pas coucher avec la marraine de mon fils. Par contre elle a accepté de rester dormir sur le canapé.  On boit une dernière tasse de thé avant d’aller au lit.

-          Louis, tu vas faire comment quand ton fils pourra sortir de l’hôpital ?

-          J’en sais rien J’y ai pas réfléchi du tout.

-          Il faudrait que tu y songes, me dit Océane, ça va arriver et tu ne seras pas prêt.

-          Elle a raison, dit Harry en glissant ses doigts dans mes bouclettes, faut qu’on se prépare. Je ne te laisserais pas tomber.

-          Je pense que je pourrais avoir dix jours de congé, dis-je, mais après on devra repartir sur les routes.

-          Tu te sens d’assumer un gosse en tournée ? il fera pas ses nuits, il aura faim tout le temps, il faudra être tout le temps avec lui, lui changer ses couches et tout ce qui va avec.

-          J’ai pas le choix. C’est mon fils. Il faudra bien que je m’en occupe.

-          Tu seras pas tout seul, me dit Harry, je t’aiderais. Je suis son parrain. Et ton petit-ami.

-          Merci Haz’. Océane, tu m’apprendras comment on change les couches et comment on baigne un bébé ?

-          Avec plaisir. Mais t’inquiètes pas, c’est assez naturel chez un père de faire ce genre de choses.

-          Vraiment ?

-          Louis, tu vas y arriver. T’es pas tout seul.

-          Merci. Heureusement que vous êtes là avec moi.

Je fais la bise à Debbie et serre la main de Jonnie avant de les laisser partir. On a passé une bonne soirée et ça m’a donné l’occasion de leur expliquer pourquoi je sors avec Jenny, si peu de temps après la mort de Perrie. Et je pense qu’ils l’ont plutôt bien pris.

-          Lily, Henry, au lit maintenant. Vous allez vous laver les dents pendant que Jenny et moi on fait le lit de Lily et après dodo.

-          Oui papa !

-          Oui Zayn !

Jenny et moi regardons nos enfants filer vers la salle de bain en souriant. Avant qu’on aille faire le lit de Lily elle me vole un long, très long baiser et me glisse à l’oreille.

-          Finalement ça s’est bien passé. Je t’aime.

-          Je t’aime aussi, dis-je en prenant sa main pour l’accompagner jusqu’à la chambre des enfants

On déballe les nouveaux draps qu’on a achetés pour Lily et on fait son lit. Je tends l’oreille, ça s’est calmé à côté, tant mieux. Par contre dans la salle de bain les petits rient aux éclats et ça m’intrigue beaucoup. Dès que le lit est fait je m’approche de la porte restée entrouverte, suivi par Jenny et on observe nos enfants se faire des grimaces l’un l’autre dans la glace ce qui les fait rire aux éclats.

-          Ne rêve pas trop, un jour ils se taperont dessus, comme tous les gosses, me glisse Jenny à l’oreille, mais je suis contente qu’ils s’entendent bien.

-          Moi aussi je suis ravi. T’imagine qu’on puisse être une vraie famille un jour ?

-          On l’es déjà Zayn, je te jure qu’on l’est déjà.

-          Fais-moi penser que je te demande un truc après, mais d’abord on les met au lit.

-          Oui.

Je m’effondre, complètement épuisé à côté d’elle.

-          Wow, c’était... dis-je dans un souffle

-          Terriblement agréable, ajoute-t-elle en reprenant elle-aussi son souffle, merci Liam, j’en avais besoin je crois.

-          Merci à toi. Tu me crois si je te dis que t’as pris du ventre depuis ton échographie ?

-          C’est pas possible Liam, pas en aussi peu de temps.

-          C’est mon esprit qui doit me jouer des tours maintenant que je sais que t’attends des triplés.

-          Possible. Tu sais, me dit-elle,  je me demandais si on ne devrait pas chercher une maison. Parce qu’à cinq dans l’appartement c’est juste pas possible.

-          Dan’ ? Tu me laisse m’occuper de ça okay ? C’est mon rôle de pourvoir aux besoins matériels de la famille.

-          On peut même pas en parler ?

-          On peut en parler si tu veux. Mais je m’occupe de tout.

-          T’es trop gentil.

-          C’est normal, je t’ai foutue enceinte, de triplés en plus, alors je gère financièrement.

-          Tu sais, Simon me paye bien. J’ai un bon boulot, j’ai un salaire décent.

-          Oui mais t’es en congé à partir de demain.

-          Je suis à mi-salaire Liam. C’est plus que ce que gagne le commun des mortels.

-          Bref, tu veux vraiment qu’on compare nos salaires ? Parce que je te bats à plate couture.

-          Oui je sais.

Elle m’embrasse doucement dans le cou et passe son bras autour de ma taille.

-          Je t’aime Liam. Et je te fais confiance pour notre prochain lieu de vie. Je suis d’accord avec tout ce que tu voudras.

-          Vrai ?

-          Oui, dit-elle en commençant déjà à s’endormir.

On s’est mis au lit et on discute un peu avant de dormir.

-          Tu voulais me demander quoi ?, dis-je à mon copain

-          Est-ce qu’un jour, pas tout de suite évidemment mais disons dans un an ou deux, est-ce que tu concevrais éventuellement de… nan laisse tomber.

-          Dis-moi.

-          Est-ce qu’un jour tu voudras bien essayer d’avoir un bébé avec moi ?

-          Oh Zayn…

-          Tu ne veux pas hein ? Désolé, c’était idiot et précipité.

-          Non, c’est pas ça c’est juste que… j’y ai pensé aussi. Bien sûr c’est pas pour tout de suite, mais dans un an ou deux pourquoi pas. Je t’aime et je veux faire ça avec toi.

-          Vraiment ?

-          Oui.

Il sourit et me regarde tendrement. Je pose ma main sur son torse et joue avec l’anneau qu’il a autour du cou. Sauf que ce soir il n’y a pas d’anneau.

-          Zayn, où est-ce que tu l’as mis ?

-          Quoi ?

-          La bague. La bague de Perrie, celle que tu portes toujours autour du cou.

-          Sur ma table de nuit. J’estime que je dois m’en séparer de temps en temps. Pour pouvoir avancer. Ça veut pas dire que je l’oublie où quoi que ce soit, juste que je dois passer à autre chose.

-          Dans ce cas-là…

Je me redresse et ôte ma bague de fiançailles que je dépose sur ma table de nuit.

-          Attends, je t’oblige pas Jenny je…

-          Chut, dis-je en le coupant, ça fait un moment que je pensais à le faire, j’avais juste pas le courage.

On vient de se mettre au lit. Louis a fermé les yeux mais il est nerveux et se tourne et se retourne dans le lit. Je le regarde faire, me demandant si je dois intervenir. Je finis par poser doucement ma main sur son épaule et il sursaute. Il se tourne vers moi et dit :

-          Quoi ?

-          Louis, ça va ?

Il me regarde un long moment droit dans les yeux avant de dire :

-          Je t’aime Haz’. Je suis juste un peu paumé en ce moment. J’ai beaucoup de choses qui tournent dans ma tête. Mais je suis sûr d’une chose : je t’aime. A la folie. Et je veux t’épouser…

 

 

Alors ? Le retour à Londres avec les filles qui les attendent dans les voitures ? La manière dont Louis a découvert pour les coups de fil en soirée entre Harry et Océane ? La manière dont Zayn a annoncé qu'il était le père d'Henry ? La visite à l'hôpital ? La révélation de la grossesse de Danielle ? Jade qui pète littéralement les plombs ? Louis qui fond en larmes ? L'apéro Simon-Danielle-Liam ? La violente dispute Jade-Niall ? Zayn qui s'occupe de sa petite famille ? Jenny qui planifie de s'installer avec Zayn ? Louis et Harry qui montent voir Pierre et croisent Océane ? La proposition de l'inviter à dîner ? Niall qui rassure Jade et prend soin d'elle ? La mini-crise d'Henry bien gérée par Zayn le soir ? Les confessions entre Jenny et Zayn ? Le "dérapage" Louis-Harry avec Océane ? Zayn et Jenny qui se retrouvent (enfin) au lit ? 

Pour le deuxième jour je vais le faire par couple ça sera plus simple :

- Zayn et Jenny : le petit-déjeuner en famille ? Le permis payé par Simon ? Jenny qui révèle à un journaliste que Zayn a une copine mais sans lui dire qui ? Zayn qui galère a expliquer à son fils qui est jenny ? Zayn qui ratrappe de justesse ses beaux-parents et qui les invite à diner ? La virée chez Ikea et leur couple en danger ? Le repas du soir en famille ? Les petits qui s'entendent super ultra bien ? Les confessions nocturnes des deux amants ?

- Liam et Danielle : la matinée qui commence pas super bien pour Danielle ? Liam en manque de sexe ? L'échographie et LA big révélation ? Liam qui panique complètement ? L'annonce aux parents respectifs et aux amis ? Simon et le congé maternité de Danielle ? Leur début de nuit très hot ? 

- Niall et Jade : Jade qui veut se faire pardonner de son attitude ? Les tests à la clinique et Niall qui n'arrive pas à bander ? Niall qui pète les plombs en apprenant pour Louis-Harry-Océane ? Jade qui le rassure ? Les résultats des tests ? Leur incrustation chez Louis et Harry pour que Niall s'excuse ? Le jeu de la bouteille ? La fin de soirée en boîte ? 

- Harry et Louis : le réveil un peu brutal ? les activités en amoureux ? Les doutes sur ce qu'ils ont fait avec Océane ? La confrontation entre Louis et les parents d'Eleanor ? Ce qu'Eleanor pense à ce moemnt là ? Louis qui s'inquiète pour la sortie de son fils ? Le jeu de la bouteille ? La fin de soirée raisonnable ? Louis très nerveux le soir ? Sa dernière phrase ? (oui désolé fallait bien que je vous laisse un peu de suspense)