Coucou ! Voilà le troisième chapitre de fugitifs qui retraverse l'Atlantique et retrouve Cécile et Harry sur leur île isolée. En espérant que vous l'aimerez...

Chapitre 3 : Jour 2, Accident...

-          Mmmh Haz, qu’est-ce que tu fais ?

-          Chut, garde les yeux fermés encore deux minutes s’il-te-plait

Je le sens passer quelque chose autour de mon poignet sans réussir à définir ce que c’est.

-          Voilà c’est bon tu peux ouvrir.

J’ouvre les yeux et regarde mon poignet, j’arbore maintenant un fin bracelet en fils colorés.

-          Merci Hazza.

-          En fait, t’aurais du l’avoir hier mais j’ai zappé. Du coup aujourd’hui t’as droit à ça 

Il me donne une petite boîte dont je me saisis. Avant de l’ouvrir je dis :

-          Pourquoi ?

-          Douze jours avant ton anniversaire, douze cadeaux, un par jour…

-          C’est trop mignon.

Je l’embrasse doucement et ouvre la boîte.

-          Ooooooh Hazza c’est trooop chou !!!

Je sors le collier de la boîte et il me l’attache. Au bout d’une fine chaîne en argent un pendentif en forme de cœur, gravé avec nos initiales.

-          Merci bébé, je t’aime tu sais ?

-          Oui je le sais, tu le marmonnes en dormant…

Il éclate de rire et je rougis. Je parle en dormant ? Faites que je n’ai rien dit de compromettant.

-          Rougis pas, c’est mignon. Tu viens déjeuner ? Je t’ai fait du bacon et des œufs

-          J’arrive.

Je me dépêche de passer à la salle de bain, je me brosse les dents, arrange un peu ma coiffure, enfile une culotte et un t-shirt à mon copain puis vais le rejoindre dans la cuisine. Il ne porte qu’un short de bain et est grave sexy. Sur la table m’attend une assiette avec du bacon et des œufs, Harry me tend une fourchette et je commence à engloutir mon petit déjeuner.

-          Ça te dit qu’on profite un peu de la plage aujourd’hui ?

-          Avec plaisir…

-          Tes parents ont encore essayé de t’appeler je ne sais combien de fois cette nuit

-          Pff… tant pis.

-          Niall a aussi essayé de t’appeler. Beaucoup.

Je déglutis avec difficulté, j’ai enfreint hier la règle qu’on s’était donnée avec Harry, j’ai parlé avec Niall, enfin je lui ai envoyé un message rassurant, parce que je le connais et je sais qu’il va fortement s’inquiéter.

-          Cécile ?

-          Je lui ai juste dit de pas s’inquiéter, qu’on allait bien…

J’ai fortement rougi et Hazza soupire.

-          Tu m’en veux ?

-          Non je ne t’en veux pas ma puce, dit-il, je trouve ça trop mignon que tu tentes de le rassurer par quelques mots. Mais il est vraiment inquiet tu sais…

-          Je sais. Ils doivent tous l’être. On a disparu Haz. Disparu, sans laisser de traces.

-          Oui. Mais il le fallait, t’en es consciente ?

-          Oui oui bien sûr, je sais que c’est mieux pour nous et tout ça, mais je n’aime pas cacher des choses aux garçons, surtout Louis et Niall.

-          Oui je comprends. Moi je n’aime pas cacher des trucs à ma mère ou à Gemm’. Quoiqu’elle ne devait pas être à la maison ce week-end, il paraît qu’elle devait aller chez un peut-être futur petit copain.

Je souris, le peut-être futur petit-copain c’est en fait Niall. Il me l’a confié il y a quelques jours.

-          Et dire que je pensais qu’elle en pinçait pour Niall…

Harry a chuchoté ça mais je l’ai bien entendu et ça me fait beaucoup rire.

-          Et t’aurais dit quoi si ça avait été Niall ?

-          Je l’aurais tué. La sœur d’un pote c’est sacré, on n’y touche pas.

Mais oui bien sûr Hazza… Je souris et l’embrasse avant de terminer mon petit-déjeuner. Je mets l’assiette et les couverts dans le lave-vaisselle et me dirige vers la salle de bain pour mettre mon maillot de bain. J’enfile mon bikini archi échancré, ça c’est une surprise que je réserve à Harry, il ne sait pas que je possède un tel maillot. Je ressors de la salle de bain et sors sur la terrasse où Harry m’attends. Il ne peut retenir un sifflement admiratif en me voyant.

-          T’es sûre que c’est raisonnable de porter un tel maillot ?

-          Je savais que ça te ferais cet effet-là.  Enlève-moi mon collier je ne veux pas le perdre où l’abîmer.

Il m’enlève mon collier et j’enlève mon bracelet, il va les poser à l’intérieur, sur la table de la cuisine. J’en profite pour entrer dans l’eau turquoise, chaude et agréable. Il vient m’y rejoindre et se colle à moi en m’embrassant dans le cou. On passe ensuite un long moment à nager, doucement, en restant proches de la plage. Après plus d’une heure et demie dans l’eau on sort et on va se poser sur l’une des banquettes de la terrasse, dans les bras l’un de l’autre.  Sa bouche a retrouvé le chemin de mon cou, il sait que j’adore ça.

-          Haz, arrête s’il-te-plaît, sinon ça va encore déraper.

-          T’en as pas envie ?

-          C’est pas ça, mais on ne peut pas se sauter dessus tout le temps.

-          T’as raison. Dis, je me demandais un truc en observant les messages du blondinet ce matin, est-ce que t’aurais aimé coucher avec lui ?

-          Haz, je t’ai ps trompé.

-          Je sais, enfin non je ne savais pas mais je te faisais confiance pour ça.

-          On a failli coucher Niall et moi…

-          Quand ça ?

-          Tu te souviens de comment j’ai rencontré ta sœur la première fois ? La veille on était brouillés toi et moi, et Niall a essayé de me mettre dans son lit, mais je l’ai stoppé avant, et il a compris, il a lui-même reconnu que c’était stupide. 

-          En rentrant je le tue d’accord ?

-          Non. Tu touches à un cheveu de Niall je te quitte. Quoiqu’il arrive et quelles que soient tes prétendues bonnes raisons je t’interdis de l’engueuler ou de le frapper.

-          D’accord… sauf s’il sort avec ma sœur, là je te jure que je lui fous mon poing dans la gueule.

-          Qu’est-ce qui te dérangerait dans une telle situation ? Si ta sœur est heureuse… C’est l’essentiel non ?

-          Non. Gemm on n’y touche pas. C’est ma sœur et personne n la touche sans mon accord.

-          Hazza, soit pas jaloux, elle a le droit de vivre sa vie, elle est grande, elle est belle, et si elle plaît à un mec laisse-la sortir avec, même si ce mec ne te plaît pas. Tu lui dois bien ça.

-          Hmmm

Il semble un peu énervé. Mais je n’ai pas pu m’en empêcher, il fallait que je le dise.  Je sais que ça va déclencher un véritable torrent de fureur en lui quand il le saura.

-          On mange quoi à midi ?

-          Des pâtes et du jambon avec de la crème ça te va ?, me répond mon boyfriend

-          D’accord… A une condition…

-          Laquelle ?

-          Mmmh, je voudrais un dessert… particulier.

Je lui fais un clin d’œil et il comprend le message.

-          On cuisine ensemble ?

-          Avec joie !

On rentre dans la villa, Harry me remet mon collier et mon bracelet puis on s’attelle à la cuisine. Je fais cuire les pâtes et chauffer la crème pendant qu’Harry coupe le jambon en petits morceaux. On mélange ensuite le tout dans un grand plat et par flemme ou par habitude on mange directement dans le plat, en y piquant chacun notre tour avec notre fourchette. Sauf qu’on se fait mutuellement manger. On passe un agréable moment en amoureux, il en profite pour caresser doucement mon dos, me créant des milliers de frissons. Une fois qu’on a fini il pose tout dans l’évier, entrelace doucement ses doigts aux miens et me guide jusqu’au salon.

-          Ça te dérange de prendre ton dessert sur le canapé ? Je pense qu’on y sera mieux que sur le lit…

-          Je m’en fous, si t’as pas peur de tacher le canapé ça me va.

-          J’ai une petite amie à la langue experte qui pourra nettoyer tout ça.

Je souris et lui vole un baiser.  A peine est-il assis sur le canapé que je me mets à califourchon sur ses genoux et que je caresse son torse bouillant. Je sens la bosse se former petit-à-petit entre ses jambes, mais je continue, attendant qu’il me supplie de lui enlever son short pour le faire. Ça m’amuse beaucoup de le voir fermer les yeux et se mordre la lèvre inférieure.

-          Bébé, s’il-te-plaît, murmure-t-il

Je l’embrasse sur les lèvres avant de me laisser glisser à terre, à genoux devant le canapé, entre ses jambes que je lui ai fait écarter. Je lui enlève son short de bain et m’aperçois qu’il est déjà bien excité comme il faut. Je souris, lui embrasse l’intérieur des cuisses en remontant jusqu’à son sexe que je prends complètement en bouche. Il laisse échapper un long râle de plaisir et je sais qu’il va dorer ce que je lui fais. Vingt minutes plus tard son jus chaud inonder ma bouche et j’avale le tout en souriant. J’adore ce genre de desserts !! Harry a la tête renversée en arrière, les yeux clos, la bouche entrouverte. Je nettoie son membre en quelques coups de langue avant de me poser sur le canapé à côté de lui.

-          Merci, murmure-t-il

-          De rien Haz, j’adore faire ça et tu le sais… Je vais prendre une douche, je te rejoins après mon cœur.

Je l’embrasse doucement sur les lèvres et lui donne son short avant de partir pour qu’il se rhabille. Je me dirige vers la salle de bain avec pour idée de prendre une bonne douche pour me relaxer et me sentir mieux, prête à replonger dans l’océan ! J’entre et ferme la porte coulissante derrière-moi. Je m’apprête à détacher mon haut de maillot quand je repère du coin de l’œil une tache noire sur le mur de la douche. Je regarde d’un peu plus prêt et me met à hurler en sortant en courant de la salle de bain. Harry, alerté par mes cris accourt et me demande ce qui se passe. Je me colle à lui, saute dans ses bras et enroule mes jambes autour de sa taille en sanglotant sur son épaule.

-          Eh… chut mon bébé… Il se passe quoi ?

Je n’arrive pas à lui répondre et il caresse longuement mon crâne jusqu’à ce que je parvienne à articuler quelques mots.

-          Araignée… douche… énorme…

Je repars dans de longs sanglots et mon copain me calme avant de m’ordonner de rester dans le salon pendant qu’il va voir. Je me pose sur le canapé, les genoux repliés, la tête dans mes bras. Je suis arachnophobe, et je n’en avais jamais vu d’aussi énormes et velues.

-          Elle est morte mon cœur, dit Harry, et j’ai fermé la fenêtre pour qu’une de ses copines ne fasse pas le même voyage.

-          Merci.

Il vient se poser à côté de moi et je me blottis contre lui.

-          Je ne savais pas que t’en avais autant peur.

-          C’est un truc qui me poursuit depuis que je suis toute petite. Désolé, mais elle était vraiment énorme.

-          Bah, c’était une mygale quoi…

Je frissonne et Harry passe doucement ses doigts dans mes cheveux.

-          Désolé… ça va aller maintenant.

Je hoche la tête en silence.

-          Je te protège Cécile. Je te protègerai toujours.

-          Vraiment ?

-          Bien sûr.

Il m’embrasse sur le front et s’empare de la télécommande sur la petite table, il allume l’écran plat et regarde distraitement les infos pendant que je me calme.  Une fois que j’ai retrouvé un rythme cardiaque à peu près normal je dis à Harry :

-          On peut aller ensemble à la douche ?

hazza

-          Un jacuzzi plutôt ?

-          Ouais.

Il me sourit et on s’embrasse langoureusement avant de filer dans la salle de bain.  Harry fait couler l’eau dans le jacuzzi et la met à chauffer, pendant ce temps il me plaque contre le mur et laisse courir sa langue sur mon corps tout entier. Il sait qu’il me rend dingue en faisant ça.

-          Haz, doucement s’il-te-plaît. On fera ça ce soir si tu veux.

-          D’accord…

Il me prend dans ses bras et me porte pour me déposer dans le jacuzzi. Il prend ensuite place à côté de moi et prend ma main dans la sienne. Il la caresse doucement et se met à fredonner ses chansons, leurs chansons. Je fredonne moi aussi et on finit par enchaîner les duos. On passe un vrai moment, toutes les chansons du groupe y passent, entrecoupées de longs baiser langoureux. A la fin de What Makes You Beautiful, une chanson qu’on adore tous les deux, il s’arrête, me regarde un long moment puis dit :

-          Tu penses quoi du mariage ?

-          Hein ? Pourquoi tu me demandes ça ?

-          Je sais pas, ça vient de me passer par la tête.

-          Bah je pense que c’est un passage inévitable pour tout couple. Mais on est encore jeunes, on a largement le temps…

-          Et avoir des enfants ?

-          Ça viendra quand la Nature le voudra Haz, on a le temps.

-          D’accord.

-          T’en veux combien ?

-          De quoi ?

-          Des enfants.

-          J’aimerais bien en avoir deux ou trois… Je les emmènerai courir dans le jardin, jouer au foot, faire de la musique, toi tu les emmènerai sur mes tournées, à mes concerts, et ils seraient fiers de leur papa.

-          C’est chou. Promis on en aura. Mais peut-être pas tout de suite tout de suite hein ?

-          Oui oui t’inquiètes pas.

Il m’embrasse tout doucement, du bout des lèvres.

-          On va vraiment vivre ensemble à notre retour ?, dis-je en interrompant notre baiser

-          Bien sûr.

-          Où ?

-          Tu verras. Laisse-moi gérer tout ça.

-          Haz, j’en ai marre que tu gères tout, j’aimerais pouvoir moi aussi te surprendre, mais j’ai aucune ressource, aucun diplôme, pas de travail, plus de famille…

-          Stop.

Il a posé son doigt sur ma bouche pour me faire taire.

-          Je me fous de tout t’offrir alors que tu ne peux rien me donner en échange. Ton amour me suffit.

-          Vraiment ?

-          Oui. Je ne te demande que ton amour, en échange laisse-moi t’offrir une vie. Une vraie vie.

-          Merci. Je t’aime Hazza, je t’ai aimé au premier regard tu sais ?

-          Je sais ouais.  Ça a été pareil pour moi. Je me souviendrais toujours de l’état dans lequel on t’a retrouvée. Tu pleurais toutes les larmes de ton corps, et tu ne voulais que moi.

-          Oui.  Ça remonte à tellement loin déjà…

-          Presque deux ans.

-          Cinq jours après mon anniversaire oui.

-          J’ai jamais été aussi amoureux que je ne le suis aujourd’hui. Tu me rends complètement dingue.

-          Pareil pour moi. Avec toi j’ai découvert ce que ça voulait dire de vivre et d’aimer…

-          Et tu t’es épanouie comme jamais.

-          Exact. Surtout sur le plan sexuel.

Il rigole et je glisse ma tête dans son cou. Je viens lécher tout doucement le suçon que je lui ai fait hier, le faisant frissonner.

-          Il te fait pas mal ?

-          Non non ça va.

-          Ok cool. J’ai le droit de te l’accentuer encore ?

-          Fais en plutôt un autre à côté, me répond Harry, ça m’excite terriblement les suçons

-          Oui bah t’excites pas trop… Je ne veux pas qu’on se saute dessus encore une fois.

-          Mon cœur, dit-il en remettant une mèche de cheveux derrière mon oreille, pourquoi tu te freine autant ?

-          Je veux qu’on ait une vie normale…

-          Tu ne voudrais pas arrêter ça ? On a douze jours à vivre à fond, douze jours rien que pour nous. Après on aura  une vie normale sans se sauter dessus tout le temps mais pour le moment, je t’en supplie, laisse-toi aller….

-          Hazza, c’est pas… bien…

-          On s’en fout.  Je me fous de ce qui est bien ou pas, je t’aime et tu sais que la meilleure des façons que j’ai de l’exprimer c’est de te le montrer physiquement…

J’abandonne toute résistance et m’emploie à lui faire un suçon énorme dans le cou. Il penche sa tête sur le côté et me laisse faire. A nouveau je sens la bosse se former dans son short de bain. C’est un véritable étalon de compétition ! Tout doucement il vient défaire mon haut de maillot et prend mes seins en bouche. Il les tète doucement alors que la bosse continue d’enfler. Je glisse tout doucement mes doigts dans son short et caresse son membre raide et chaud. Wow. Ça m’excite beaucoup. Il fait tout doucement glisser mon bas de maillot le long de mes jambes,  et je fais de même avec son short de bain.  Nos sexes entre en contact et je gémis de bonheur. Oh mon Dieu. On fait l’amour aisni, dans le jacuzzi, pendant près d’une heure avant qu’Harry laisse de longues giclées de sperme s’écouler en moi. 

-          Oh la vache…

Il reprend son souffle doucement. Ça a été torride, et mon dos me fait mal, à l’endroit où Harry a appuyé ses mains.

-          Hazza, dis-moi voir si j’ai des marques dans le dos

-          Oups désolé bébé, dit-il, t’as deux grosses marques rouges.

-          C’est pas grave Haz. Tu sais que je marque vite de toute façon.

-          Exact. A force j’ai l’habitude.

On sort du jacuzzi après avoir complètement récupéré, puis Harry dit :

-          Ça te dit qu’on aille pique-niquer en haut de la falaise ce soir ? C’est la meilleure vue pour le coucher de soleil.

-          Ouais j’adorerai…

-          Alors il faut qu’on prépare à manger tout de suite, pour ne pas monter trop tard.

-          Quelle heure il est ?

-          Déjà presque seize heures.

-          D’accord.

Il s’éloigne en direction de la cuisine, une serviette nouée autour de sa taille, mais je m’arrête dans ma chambre pour regarder mon téléphone. J’ai un certain nombre d’appels manqués, et ça me fait un peu mal de me dire que mes amis et ma famille s’inquiètent pour moi et que je ne peux rien leur dire.  J’aimerai pouvoir passer un coup de fil à Louis, lui dire que je vais bien, qu’il ne faut pas s’inquiéter. Mais ça mettrait en péril notre fuite et notre tranquillité.

-          Ma puce, pose ce téléphone. C’est pas une bonne idée…

-          Désolé.

Je pose mon téléphone sur ma table de nuit et vais rejoindre Harry dans la cuisine. Il fait cuire des œufs pour qu’ils soient durs et pendant ce temps je prépare une salade de riz avec thon, maïs, tomates. Harry sort aussi un paquet de chips et de mini saucissons. Il prépare aussi deux bouteilles d’eau.  Il met tout le repas dans des boîtes et empile les boîtes dans son sac à dos. On en a pour presque deux heures de marche et d’escalade normalement.

-          Hazza, faut qu’on s’habille avant de partir.

-          Oui.

On va dans la chambre et on sort de quoi s’habiller.  Je sors un short de ma valise ainsi qu’un débardeur que j’enfile sans rien en-dessous. Seulement je n’arrive pas à fermer le bouton de mon short. J’essaye, mais c’est comme si j’avais pris du poids.

-          Putain fais chier !

Harry lève la tête et hausse un sourcil en guise d’interrogation.

-           J’arrive pas à fermer mon short. A tous les coups j’ai grossi.

-          Non, ça doit être le short qui a rétréci.

-          Mouais.

Je regarde mon ventre, j’ai peut-être un peu grossi, mais pas tant que ça. A force de manger des cochonneries…

-          Bon bah faut que j’en prenne un autre alors.

Du coup je me décide pour un pantacourt. Harry a enfilé un short et un polo gris. Il est archi canon comme ça.

-          Hazza… je vais te bouffer si tu restes habillé comme ça.

-          Je croyais qu’on ne devait pas se sauter dessus tout le temps ?

Je lui tire la langue et lui prend la main. Il récupère son sac à dos et on file sur l’ile. On part dans le sens inverse de celui d’hier, main dans la main, en fredonnant des grands classiques de la pop anglo-américaine.  Lorsque nous arrivons aux immenses rochers à escalader je réclame une pause pour boire un coup. Après m’être un peu rafraîchie avec de l’eau on entreprend d’escalader ces rochers. Harry est soit devant, soit derrière-moi, selon la manière dont il peut le mieux m’aider à grimper. Lorsque nous arrivons en haut je m’assois par terre, un peu fatiguée. Harry pose son sac et s’assoit derrière-moi, en entourant ma taille de ses bras. 

-          Harry ? Pourquoi le Brésil ?

-          Je cherchais un endroit où je pouvais être tranquille, loin des endroits où on me voit habituellement.

-          C’est chou. Et pourquoi Rio ?

-          Tu vois la statue là-bas ?

-          Le Corcovado ?

-          Oui. Ça m’a toujours impressionné, et je me sens à l’aise ici, j’ai l’impression d’être sous sa protection.

-          J’adore cette statue.

-          On ira la voir avant de repartir si tu veux.

-          D’accord. Génial !! Et comment t’en es venu à acheter une île ici ?

-          T’es bien curieuse ce soir.

-          Je veux tout savoir de l’homme qui partage ma vie.

-          Tu ne veux pas manger pendant que je te raconte ?

-          Si tu veux.

On déballe notre pique-nique et on commence à grignoter pendant qu’Harry me raconte.

-          La première fois que je suis venu au Brésil c’était quelques mois avant de te rencontrer,  j’étais venu ici un peu sur un coup de tête, parce que j’en avais marre d’être poursuivi par des hordes de paparazzis. Et là j’ai rencontré Gustavo, tu sais le jeune homme qui t’as amené ici. Il a bien compris que je voulais être au calme et m’a proposé de me prêter son île quelques jours. Et j’y ai passé un temps tellement merveilleux que je lui ai demandé si y’avait pas moyen d’acquérir l’île. Et il m’a dit que justement il cherchait à la vendre.  On a conclu l’affaire en quelques heures et l’île était à moi.

-          C’est cool. Et la villa ?

-          Elle était déjà sur l’ile. Gustavo l’avait fait construire pour la louer à des gens fortunés. Et c’est lui qui remplit le frigo à ras bord avant que je vienne.

-          C’est vraiment cool.

-          Ouais. C’est un petit coin de paradis rien qu’à moi… Rien qu’à nous…

-          Oui. Quand la pression se fera trop forte on viendra se ressourcer ici.

-          Je ne sais pas si tu as vu mais y’a une deuxième chambre dans la villa. Donc on pourra même venir avec nos enfants quand on en aura.

-          Tu veux vraiment en avoir ?

-          Oui. Mais pas maintenant, on est bien d’accord là-dessus.

Je souris et l’embrasse doucement. On continue à manger en silence, le soleil commence à s’abaisser à l’horizon, et le Christ Rédempteur, cette fameuse statue très impressionnante, se teinte de couleurs rose orangées.

-          C’est trop beau, dis-je à voix basse pour moi-même

-          On pourra venir tous les soirs si tu veux.

-          Oui.

Harry me sourit, il a trouvé le truc romantique au possible. On finit de manger en silence, en admirant le spectacle des couleurs changeantes. On finit notre repas au moment où la nuit prend le pas sur le jour. Les étoiles commencent à briller dans le ciel. Je m’allonge sur le dos et observe les étoiles pendant qu’Harry range les boîtes qui contenaient notre repas. Il s’allonge ensuite à côté de moi, couché sur le flanc et joue du bout des doigts avec mes cheveux.

-          Tu crois que ça ressemble à ça le paradis ?

-          J’en sais rien. Mais mon paradis terrestre c’est toi mon ange…

-          Pareil pour moi.

-          Tu regardes quoi dans les étoiles ?

-          Je cherche les constellations.

-          Tu les trouve ?

-          Oui.

Il s’allonge sur le dos et je lui montre la grande ourse et le W de Cassiopée. Il sourit et m’embrasse sur le front en me murmurant des mots doux à l’oreille. J’apprécie le moment, je profite d’être avec lui dans un lieu si paradisiaque.

-          Ma puce ? Faut qu’on rentre. On en a pour une heure et demie en marchant bien, et je ne veux pas le faire dans la nuit noire.

-          D’accord.

Une petite heure de descente dans la colline aux rochers, puis une grosse demi-heure de marche sur la plage, au bord de l’eau. Harry reprend son sac à dos et me prends la main et nous descendons. Il a sorti une lampe de poche du sac et éclaire le chemin, et les endroits où je dois poser mes pieds. Trop mignon. Il m’aide à descendre et je suis soulagée d’arriver en bas. En descendant du dernier rocher je dérape et me retrouve assise par terre, dans le sable. Je me suis de nouveau écorché la jambe, je l’ai senti.

-          Ça va ?

-          Bof, dis-je, ma jambe pisse le sang.

Il éclaire ma jambe et on s’aperçoit que ma plaie d’hier s’est rouverte et que le sang coule le long de mon mollet. A voir autant de sang je sens ma tête tourner et dis :

-          Hazza, je ne me sens pas bien.

-          Respire, je te cherche un sucre et un peu d’eau dans le sac.

Quelques secondes plus tard il dépose dans ma main  un morceau de sucre et me donne dans l’autre une bouteille d’eau.

-          Laisse le sucre fondre sur ta langue et boit un peu d’eau après. Je cherche la trousse de secours dans le sac.

-          Tu l’as pas Hazza, tu l’as sortie pour pouvoir rentrer le paquet de chips.

-          Merde.

-          C’est bon Haz ça va aller.

Je prends le sucre et un peu d’eau puis je rends la bouteille à Harry et essaye de me lever. Je prends appui sur le rocher à côté de moi et gémis en posant le pied au sol.

-          Haz ?

-          Oui ?

-          Tu vas me tuer, je ne peux pas poser mon pied par terre, j’ai dû me tordre la cheville.

-          Merde merde merde.

Dans la pénombre je le vois remettre son sac à dos, puis il s’approche de moi, me prend dans ses bras et m’embrasse sur le front avant de me soulever du sol, une main dans mon dos, une sous mes genoux. Je passe mes bras autour de son cou et le laisse me porter. Il ne cesse pas de m’embrasser sur le front mais cela n’atténue pas ma douleur. Je sens ma cheville enfler et chauffer, et le sang coule toujours le long de ma jambe.

-          Mon cœur… ça va aller… On va arriver et je vais te soigner d’accord ?

-          Oui Hazza. Merci. Et désolé.

-          Je t’aimerais pas autant si t’étais pas aussi maladroite.

-          Ah oui ?

-          Ça te donne un charme fou, et j’ai l’impression de prendre soin de toi en soignant tes plaies.

-          Trop chou.

Je l’embrasse sur la joue et on termine le chemin en silence. On soupire tous les deux en apercevant notre villa. Harry me sourit et me porte jusqu’au lit dans notre chambre, là, à la lumière il peut observer ma cheville. Il m’enlève ma chaussure et la chaussette courte maculée de sang.

-          Hazza, c’est l’autre cheville.

-          Désolé.

Il enlève mon autre chaussure et on s’aperçoit vite que ma cheville est très enflée.

-          Merde !

Il m’embrasse sur le front et farfouille dans mon sac pour en sortir ma trousse de secours, il récupère aussi la sienne sur sa table de nuit et me dit :

-          Je vais commencer par essuyer le sang qui coule de ta jambe qu’on puisse voir ta plaie, a mon avis va falloir que je la désinfecte, et que je te fasse un bandage plus épais que celui que je t’avais fait hier.

-          Ok. Je te fais confiance.

Je pose ma tête bien sur l’oreiller et le laisse faire. Il éponge et nettoie tout le sang avec un coton et de l’eau, tout doucement, pour ne pas me faire mal, puis il me regarde et dit :

-          Prends ma main, et serre aussi fort que tu peux, ça risque de piquer un peu quand je vais mettre le désinfectant.

Ouïe. Ça va faire très mal. J’attrape sa main libre et il vaporise du désinfectant sur ma plaie. Je me mords la lèvre pour ne pas crier,  et serre très fort sa main. Il désinfecte en tamponnant avec un coton et place des compresses dessus et les fixe avec plusieurs bandes qu’il enroule autour de ma jambe. Il fixe le tout avec un sparadrap avant de dire dans un léger éclat de rire :

-          Je pense que tu peux arrêter de serrer ma main

-          Zuuut ! Désolé, j’ai dû te broyer les doigts.

-          Un peu. Mais je comprends. On va passer à l’autre jambe maintenant.

-          Ne la touche surtout pas, sinon attends toi à ce que je hurle.

-          Ça te fait mal ?

-          Oui.

-          C’est surtout hyper enflé.

-          Tu t’es fait une grosse entorse ma puce, il faudrait immobiliser ta cheville, et éventuellement mettre de la crème pour faire baisser l’enflure.  Sauf que j’avais pas prévu ça et que j’ai rien ici pour soigner ça.

-          Liam, appelle Liam. Lui saura.

-          Non. Bébé… On avait dit quoi ?

-          On avait dit qu’on ne l’appellerait pas mais j’ai trop mal putain !!! Appelle le je t’en supplie !

Il réfléchit un long moment mais cède parce que je suis au bord des larmes.

-          Ok. Mais pas plus de deux minutes.

-          Génial.

Il prend son téléphone, compose le numéro et mets le haut-parleur.

-          Allô ?

-          Liam ?

-          HARRY ! PUTAIN T’ES OU ? ET CECILE ? ELLE EST AVEC  TOI ???

-          Une entorse ça se soigne comment ?

-          Harry, dis-moi où tu es, je viens t’aider si tu veux…

-          Réponds-moi ! C’est urgent…

-          Ok, faut mettre quelque chose de glacé dessus pour faire désenfler, et immobiliser au moins deux jours, selon si c’est une grosse ou une petite entorse.

-          Merci beaucoup

-          Harry dis-moi où tu es !

-          Je peux pas. Désolé.

Il raccroche et soupire. Je sais que c’est aussi dur pour lui.

-          Je vais te chercher des glaçons, et je fais un aller-retour rapide jusqu’au continent pour trouver une attelle.

-          Non. Hazza, reste ici. Je ne peux pas dormir sans toi et tu le sais…

-          T’es trop mignonne. T’as interdiction de bouger, je vais chercher les glaçons.

Il dépose un doux baiser sur mes lèvres puis file dans la cuisine. Il revient cinq minutes plus tard avec un sac congélation plein de glaçons.

-          Haz, ça va fondre et foutre de l’eau plein le lit…

-          Non. C’est des glaçons en plastique, y’a que l’intérieur de glacé.

-          Ah ok. Génial.

Il l’applique doucement sur ma cheville puis s’allonge à côté de moi. Il se couche sur le flanc, tout contre moi, et glisse sa tête dans mon cou.

-          Harry, je suis désolée. A cause de mes conneries on risque de passer des sales vacances.

-          C’est pas grave. C’est comme ça que je t’aime.

-          Vrai ?

-          Oui.  Allez ma puce, dors… Tu vas en avoir besoin…

Je l’embrasse une dernière fois avant de sombrer dans un sommeil réparateur.

 

 

Alors ? L'idée d'un cadeau par jour pendant douze jours ? La matinée à la plage ? Le repas en amoureux ? Le "dessert" de Cécile ? le passage sur l'araignée ? Le jacuzzi ? La discussion sur le mariage et les enfants ? Le pique-nique en haut de la falaise ? L'explication d'Harry sur la façon dont il a acquis l'île ? Le retour mouvementé avec Cécile qui se blesse ? Harry qui prend soin d'elle comme jamais et soigne ses blessures ? Cécile qui le supplie d'appeller Liam ? L'appel à Liam ? La manière dont les amoureux s'endorment l'un contre l'autre ?