Je sais pas ce que j'ai en ce moment mais j'écris beaucoup. en fait je crois que laisser mes peronnages dans une telle attente est intenable pour moi. Bref voilà le chapitre 2 de The End of the Night. Juste quelques petites précisions : la numérotation des jours se fait à partir du jour de l'accident, et ils viendront rythmer les chapitres, pour que vous puissiez vous situer. Sinon j'attends bien évidemment vos réactions une fois que vous aurez lu le chapitre.

 

 

Chapitre 2 : I need your arms, baby…

    JOUR 1

Je n’ai pas pu fermer l’œil. J’ai revu la scène de l’accident dans ma tête. Encore et encore. Des centaines des fois. Et des centaines de fois aussi j’ai réentendu le cri de désespoir de Zayn dans mon crâne. Je n’en peux plus, je suis encore plus extenué qu’il y a une heure et demie. 

Je n’ai pas fermé l’œil. Mais je n’en ressens pas le besoin. Dans ma tête je me suis repassé toute mon histoire avec Perrie, de notre première rencontre à ma demande en mariage, il y a seulement quelques heures. Les larmes ont coulé silencieusement sur mes joues, mais je voulais me repasser ces images, je devais me les repasser. Mais maintenant je déprime, je sais que je ne la reverrai plus, je sais qu’elle ne me sourira plus jamais, qu’elle ne m’enverra plus jamais de vidéos drôles d’elle quand elle est loin de moi, je ne sentirai plus jamais ses douces lèvres sur les miennes, je ne sentirai plus jamais ses mains froides sur mon corps bouillant. Elle n’est plus là, et elle ne le sera plus jamais. Et si j’allais la retrouver ? Et si je cessais tout simplement de vivre ? De toute façon vivre sans elle m’est intolérable, je ne saurais pas comment faire. J’ai besoin d’elle près de moi. Chaque jour de ma vie. Sans vraiment réfléchir je me lève et me dirige vers la salle de bain de Liam. Je récupère une vieille lame de rasoir qui traîne sur le bord du lavabo et la presse contre mon poignet. Lorsque je la bouge légèrement je vois un filet de sang couler le long de mon bras, je souris et continue.

J’ai entendu du bruit dans la salle de bain et je me suis levé précipitamment.

-          PUTAIN ZAYN LACHE CA !

Il sursaute et la lame pleine de sang tombe sur le carrelage dans un bruit glaçant. Il me regarde l’air désemparé. Du sang coule le sang de son bras.

-          Putain Zayn…

Je l’oblige à s’assoir sur le bord de la baignoire et je sors une trousse à pharmacie de mon placard. Sa blessure est superficielle, mais son geste n’est pas anodin. Je commence par essuyer le sang avec un papier absorbant, puis je désinfecte et protège sa plaie avec un bandage épais.

-          Tu me refais plus jamais ça hein ?

-          Je ne peux pas vivre sans elle…

-          Tu dois apprendre. Tu vas apprendre. Elle n’aurait pas voulu que tu fasses ça.

-          Tu crois ?

-          J’en suis sûr Zayn.

On sonne à la porte et nous allons ouvrir. C’est Tricia, la mère de Zayn. Je lui fais rapidement la bise et la laisse avec son fils, pendant que je vais préparer du thé dans la cuisine. 

Je serre ma mère dans mes bras du plus fort que je le peux. Ça me fait du bien, elle est le rocher auquel je vais pouvoir m’accrocher. Elle passe doucement sa main dans mon dos, elle me connaît bien, elle sait que je ne parlerai pas tout de suite. Après de très longues minutes je la laisse entrer dans le salon et je referme la porte de l’appartement de mon ami. Ma mère a enlevé sa veste et s’est assise dans le fauteuil, je prends place sur le canapé. Je la regarde mais je ne peux articuler un mot, comment pourrais-je lui annoncer ça d’ailleurs ?

-          Y’a un problème avec Perrie ?

J’approuve de la tête.

-          Elle a dit non ?

Je la regarde sans vraiment comprendre.

-          Zayn, tu m’as dit hier que t’allais la demander en mariage

-          Elle a dit oui…

-          Qu’est-ce qui se passe alors mon cœur ?

-          Elle… elle est… elle est…

Je fonds en larme et n’arrive pas à prononcer ce mot. Morte. Je ne peux pas dire ce mot. Cela ferait s’imposer toute la réalité.

-          Elle est décédée hier soir, dit Liam qui revient à ce moment là

Le visage de ma mère traduit à la fois de la stupéfaction, de la tristesse, de l’inquiétude et de l’incompréhension. Elle vient me serrer très fort dans ses bras. Je sèche petit à petit mes larmes sur son épaule. J’ai déjà trop pleuré… 

J’ai très très mal dormi. La présence d’Eleanor me manque tellement. Je me lève, il est huit heures du matin, Niall et Harry dorment sur le canapé. Ils sont mignons. Mais c’est Zayn que je voudrais voir à cet endroit-là. Mon meilleur ami ne me parlera plus jamais. Jamais. A ses yeux je suis le meurtrier de sa fiancée. Et c’est ce que je suis. J’avais un peu trop bu, j’ai chahuté avec Eleanor. Je m’en veux tellement. J’aimerai pouvoir changer cela. Je voudrais tellement revenir en arrière.  Tellement tout effacer. Arrêter le temps, revenir en arrière d’une journée. Perrie ne serait pas morte et Eleanor serait bel et bien consciente. Je me dirige vers la cuisine de mon appartement pour préparer le petit-déjeuner. Je mets de l’eau à chauffer pour le thé. Sort du jambon et du fromage du frigo, puis prend la scie à pain pour en découper quelques morceaux. Je m’arrête net. Et si … ? Et si je le faisais… ?

 

-          Pose ça, dit Harry d’une voix très calme, n’y pense même pas…

 

-          Et pourquoi ? C’est moi qui aurais dû mourir, pas Perrie. Perrie elle avait rien demandé à personne, j’avais bu, c’est moi qui aurait dû y laisser ma vie. C’est de ma faute ! entièrement de ma faute…

 

Je pose la scie à pain contre mon bras.

 

-          Louis pose ça, s’il-te-plaît. Tu crois pas qu’on souffre déjà assez tous comme ça ?

 

-          Ça soulagera Zayn…

 

-          Louis, t’as pensé à Eleanor ? On lui dira quoi si elle se réveille ? Et ton enfant, votre enfant, tu voudrais qu’il grandisse sans père ?

 

Je pose la scie à pain sur le buffet et baisse la tête. Il a raison. Je suis condamné à vivre avec ma culpabilité. Condamné à me dire, chaque jour, que je suis un assassin.

Je me suis approché de lui et j’ai doucement pris ses mains dans les miennes. On a toujours eu une certaine proximité, et pour cause, ça fait bientôt trois ans que je suis amoureux de lui. Il le sait mais il aime Eleanor et je l’accepte. Parce que je veux le voir heureux. Alors nous restons amis. Mais des amis très proches. Il me sourit et je le prends dans mes bras. Il va avoir besoin de soutien. Autant que Zayn. Peut-être même plus.

-          Ça va je vous gêne pas trop ?

Niall nous a fait sursauter et je m’éloigne de Louis tout en gardant ma main dans son dos que je caresse doucement. 

Nous avons discuté longtemps avec ma maman des circonstances de la mort de Perrie. Liam nous a écouté, silencieusement.

-          Est-ce que tu as prévenu Déborah ?

Je nie d’un signe de tête.

-          C’est à toi de le faire Zayn. Toi et Perrie vous étiez fiancés…

-          Elle ne le savait même pas. Perrie devait l’appeler aujourd’hui pour lui dire.

-          C’est d’autant plus important que ce soit toi qui le fasse alors

Je me tourne vers Liam pour solliciter son avis. Il approuve de la tête.

-          Tu dois le faire Zayn. Maintenant, me dit ma mère

Je sors mon téléphone et compose le numéro de la mère de Perrie.

-          Allô Zayn ?

-          …

-          Zayn ?

-          Oui oui je suis là…

-          Qu’est-ce qui se passe ? Y’a un problème ? T’as pas l’air en forme…

-          Je… Je sais pas comment dire ça putain !

A nouveau je fonds en larmes. Quel jeune homme d’une vingtaine d’années serait préparé à annoncer à la mère de sa fiancée que sa fille est morte ? Personne. Parce qu’à vingt ans ce n’est pas le genre de chose que l’on fait…

-          Zayn, y’a un problème avec Perrie ?

-          Elle… elle… je… je suis désolé Deborah mais elle a eu un accident et elle est morte.

J’ai entendu Déborah fondre en larmes à l’autre bout du téléphone. Après un long, un interminable moment je dis :

-          Déborah ? Viens, s’il-te-plaît. J’ai besoin de toi aussi.

-          Oui j’arrive. Je suis là dans deux heures.

-          On peut se retrouver à l’hôpital central de Londres dans deux heures ?

-          Oui Zayn, dit-elle entre deux sanglots, sois fort en attendant.

-          Je vais essayer.

Je raccroche, la mort dans l’âme. Annoncer à une mère que sa fille est morte, je ne voudrais jamais avoir à le refaire. 

Zayn est complètement effondré, et je le comprends.

 

-          Tu devrais aller prendre une douche, te raser et te changer Zayn, dit sa mère, moi je vais aller me prendre une chambre d’hôtel et m’arranger pour faire venir tes sœurs.

 

-          Oui. Merci d’être venue maman…

 

-          De rien Zayn. Je me dois d’être là dans ces moments-là. On se retrouve à l’hôpital dans deux heures…

 

Son fils la serre dans ses bras, et elle vient me faire la bise, elle en profite pour me dire :

 

-          Merci d’être là pour mon fils, Liam

 

-          C’est normal, c’est mon ami.

Harry et moi sommes restés pour aider Louis à préparer le petit-déjeuner. Nous nous sommes installés à la table de la cuisine pour manger un peu. Louis semble soucieux, pensif et inquiet. Il n’a pas dit un mot depuis que je suis entré dans la cuisine. Harry me fait comprendre qu’il m’expliquera plus tard. Aujourd’hui nous devons retourner à l’hôpital. Enfin, Louis doit y retourner, mais je trouve impensable de ne pas l’accompagner. Il va retrouver sa petite amie. Enfin plutôt devrais-je dire qu’il va la voir, allongée sur un lit d’hôpital, dans le coma. 

Louis s’est isolé dans la salle de bain et je me suis assis contre la porte, à l’affut du moindre bruit suspect. J’en profite pour pianoter sur mon téléphone, et je demande des nouvelles de Zayn à Liam

A Liam : Comment il va Zayn ?

A Harry : Du mieux qu’un homme ayant perdu sa fiancée peut aller

A Liam : Dis-lui que je le soutiens, et que Niall aussi pense à lui (Louis aussi mais ça l’énervera plus qu’autre chose de le savoir)

A Harry : Comment il va Louis ?

A Liam : Il a juste failli se trancher les veines ce matin…

A Harry : Zayn a fait la même chose, j’ai dû lui bander le poignet

A Liam : Je pense qu’ils se ressemblent plus qu’on ne le pense, et plus qu’ils ne le pensent eux-mêmes

A Harry : Je pense aussi. 

Liam m’a prêté sa salle de bain après en avoir enlevé tous les objets coupants qui pouvaient s’y trouver. Il m’a filé un drap de bain, et un jean et une chemise (c’est l’avantage de faire la même taille). Je me suis glissé nu sous la douche, l’eau brûlante fais du bien à mon corps fatigué. En me savonnant je passe mes doigts sur le tatouage représentant Perrie et qui couvre la moitié de mon bras. Tout le monde a critiqué ce tatouage, mais désormais il sera la marque visible de ce deuil que je porterai à jamais. Perrie. Ma très chère Perrie. Je sens mes doigts se crisper sur ma peau et je me force à me calmer et à ne pas me faire de mal. Pourtant j’en ai envie. Je sors de la douche et m’enroule dans la serviette moelleuse. Je me regarde alors dans le miroir, j’ai les traits tirés, le visage émacié, très pâle…  Je m’habille rapidement et ressors.

-          Liam ?

-          Oui ?

-          Tu voudrais bien m’aider à faire une liste de toutes les choses que je dois faire ?

-          Si tu veux. 

Nous nous sommes posés sur la table de mon salon, Zayn a pris un papier, un stylo et commence à noter ce qu’il va devoir faire durant ces prochains jours.

-          T’as marqué prévoir l’enterrement ?

-          Oui

-          T’as marqué prévenir les filles ?

-          Oh putain… Je peux pas faire ça…

-          Zayn, tu vas pourtant devoir le faire…

-          Je le marque sur ma liste alors.

-          Tu pourras pas éternellement repousser l’échéance.

-          Je sais. Faut aussi qu’on prévienne nos managements, et nos fans.

-          Oui. C’est peut-être ce qui va être le plus dur.

-          Oui Zayn. Mais tu vas y arriver. Tu sais, on croit pas au même Dieu mais je suis sûr que depuis là où elle est Perrie te regarde et elle est fière que tu aies réussi à tenir le choc.

-          C’est beau ce que tu dis.

-          J’y crois. Penses y, ça t’aidera à tenir. Dis-toi que ce que tu fais tu le fais pour elle.

-          Merci d’être là Liam.

-          C’est normal Zayn. Harry et Niall pensent aussi à toi.

-          Merci. On peut partir un peu en avance et passer voir Eleanor ?

-          T’es sûr de le vouloir ?

-          Eleanor a pas demandé à se retrouver dans le coma, et je l’aime bien. En plus elle est enceinte.

-          Ok on passera la voir.

-          Merci…

Je suis allé m’assoir à côté d’Harry, près de la salle de bain.

 

-          On va pas en sortir indemnes hein ?, dis-je

 

-          Non. Cette histoire va nous changer à tout jamais. Je sais pas si Louis s’en remettra. Zayn est fort et il finira par tourner la page, Louis je ne sais pas…

 

-          Il s’accrochera à Eleanor, et au bébé.

 

-          Tu penses qu’elle va s’en sortir ?

 

-          Bien sûr. Même si ça risque d’être très long…

 

-          Tu sais qu’elle peut rester dans le coma pendant des années ?

 

-          Oui. Et je ne le souhaite pas. Je sais pas si Louis saura attendre autant. 

Nous sommes interrompus dans notre conversation par mon téléphone qui sonne. Je décroche rapidement :

-          Ouais ?

-          C’est Liam. C’est juste pour vous dire qu’on est en route pour l’hôpital et que Zayn tient à passer voir Eleanor. Donc arrangez-vous pour pas qu’on croise Louis s’il-vous-plaît.

-          Oui oui. De toute façon il est à la douche là

-          Ouais mais je préfère être sûr. Je voudrais pas qu’il s’énerve surtout qu’après on va retrouver la maman de Perrie, et je suppose qu’il va descendre à la morgue.

-          D’accord. On va s’arranger pour qu’ils se croisent pas. Tu m’envoie un message quand vous quittez Eleanor ?

-          Pas de souci. Prenez soin de Louis, et faites lui un gros bisou de ma part…

-          On le fera.

Liam a raccroché et je range mon téléphone dans ma poche.

-          Zayn va passer voir Eleanor, dis-je à Niall

Il me regarde avec tristesse et pose sa tête sur mon épaule. Je crois qu’il pense la même chose que moi. 

Si seulement tout cela pouvait ne pas être arrivé. Si seulement on pouvait être tous les cinq posés sur un canapé, en buvant des bières et en parlant de la grossesse d’Eleanor, ou du futur mariage de Zayn et Perrie. Mais non, tout a volé en éclat cette nuit. Tout. Et j’ai peur que le groupe vole en éclats aussi à cause de ça…  

 

 

 

Voilà voilaà, maintenant j'ai besoin de votre avis : la douleur de Zayn ? la douleur et la culpabilité de Louis ? La tentative de suicide de Zayn ? Louis qui songe à se taillader les veines ? Harry qui empêche Louis de faire une connerie ? Les sentiments d'Haz pour Louis ? L'intervention de la mère de Zayn ? Zayn qui annonce à Déborah, la mère de Perrie, que sa fille est morte ? Les doutes et interrogations de Liam, Harry et Niall ? Vous pensez qu'à l'hôpital ça va se passer comment ? Dites-moi tout !