Chapitre 4 : Une partie des réponses…

 

 

Qu’est-ce qu’on est bien dans ce lit… J’ouvre doucement les yeux et regarde autour de moi. Les garçons sont  assis en cercle par terre et mangent de la pizza. Mon mal de crâne a presque disparu et je parviens à me souvenir presque clairement de la soirée d’hier.  Nous avons ingurgité une très grosse quantité de bière et d’alcools en tout genre, d’où mon état de ce matin.

-          Je crois qu’elle est réveillée, dit Niall en me souriant

Je m’assois péniblement dans le lit. J’espère que les garçons ont trouvé des informations sur comment je suis arrivée là. Les questions tournent toujours dans ma tête, mais c’est plus supportable qu’avant.

-          Bien dormi ?, demande Harry

-          Bof. J’ai dormi combien de temps ?

-          A peu près cinq  heures

-          Il est quelle heure ?

-          Quinze heures trente

-          Ok.

Quinze heure trente. Je n’ai aucun souvenir d’hier à la même heure. J’étais peut-être en territoire extraterrestre, au mains d’un violeur, ou tout simplement à me balader dans les rues bondées de New-York… Pourquoi est-ce que je n’ai aucun souvenir bon sang ? On n’efface pas comme ça 24h de sa vie !

-          Cécile ?

-          Mmmh ?

-          Nan t’avais l’air perdue dans tes pensées et c’est assez flippant quand on te voit comme ça, dit Harry

-          Vous avez trouvé des infos sur mon arrivée ici ? Racontez-moi…

-          Tu veux pas un morceau de pizza avant ?, dit Niall

-          Euh non c’est bon ça ira…

Après le mal de tête j’avais droit aux nausées. En même temps il fallait bien que je paye le prix fort pour ma soirée d’hier. Tant pis. Je saurais que l’alcool ne me réussis pas.

-          J’ai téléphoné à l’aéroport de Boston, dit Harry, ils ont vérifié et tu étais bien enregistrée sur le vol arrivé avant-hier soir matin. Et tu étais dans l’avion…

Donc je suis arrivée à Boston il y a presque 48h ? Comment se fait-il alors que je sois à New-York maintenant ? Pourquoi n’étais-je pas allée au rendez-vous avec les garçons à Boston ? La tête me tourne soudain et je respire profondément avant de regarder les garçons. Ils semblent inquiets pour moi mais aucun d’eux n’a bougé. Tout se bouscule dans ma tête.  J’ai peur de savoir, mais je veux savoir !

-          Autre chose ?, dis-je d’une voix anxieuse

-          Tu es arrivée devant l’hôtel vers 21h hier soir, les yeux hagards, tu t’es assise sur le trottoir et tu as commencé à pleurer, dit Louis, quand on est arrivés deux heures plus tard tu étais toujours là, et en larmes…

Tout cela me semble vraiment pathétique. Pleurer pendant deux heures ? Impossible. Et pourtant les portiers de l’hôtel avaient dû me voir. Mais pourquoi cet hôtel ? Comment-y-suis-je arrivée ? Etait-ce un hasard que ce soit l’hôtel des boys ?

-          Tu devrais réfléchir à voix haute, des fois ça aide, dit Liam

-          Je pense que ça vous embrouillerai encore plus, dis-je platement

-          T’as pensé à appeler tes parents ?, ajoute le jeune homme

-          Pour leur dire quoi ? Que je me suis réveillée dans un lit qui n’est pas le mien après une nuit trop arrosée et que avant ça je ne me souviens de rien ? Mauvaise idée Liam…

Il me regarde en grimaçant. Prévenir mes parents est une mauvaise idée… Et pourtant il faudra que j’en passe par là. A moins que je retrouve la mémoire subitement. C’est très mal parti. Mais qu’est-ce que je fous dans cette galère ? Je sens les larmes me monter aux yeux. Je me mets à sangloter doucement. Comprenant que la situation leur échappe les garçons se décident à partir. Seul Harry reste. Il s’assoit à côté de moi et passe doucement sa main dans mon dos.

Mais pourquoi est-ce que je continue à pleurer ? Est-ce que je n’ai pas déjà assez pleuré ? Mais bordel qu’est ce qui m’arrive ?

-          Tu devrais aller prendre une douche et te changer… Ce soir on sort…

-          On sort ? Vous avez pas de concert ?

-          Nan pas avant après-demain soir …

-          Ok… Tu veux bien venir avec moi dans la salle de bain au cas où ?

-          Oui.

Il se saisit d’un grand sac de voyage posé au pied du lit et me le donne. Je suppose que ce sont les affaires que les garçons m’ont acheté. Je me dirige en titubant vers la salle de bain. Là je me déshabille, entre sous la douche et tire le rideau. Je mets l’eau à couler. Elle est bouillante et moi glacée. Je voudrais tant sortir de ce cauchemar…

J’entends Harry entrer dans la salle de bain. Je vois son ombre à travers le rideau de douche. Il s’assoit par terre et commence à me raconter…

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-          Tout à l’heure tu m’as demandé ce qui s’était passé entre nous. Je vais essayer de te le raconter… Hier quand Zayn t’as trouvé devant et qu’on t’a fait monter tu ne voulais pas lâcher ton téléphone. Une fois qu’on a réussi à te le faire lâcher ton portable on a vu que t’avais écrit un mot dessus. Mon prénom. Et quand on a essayé de savoir ce qui t’était arrivé le seul mot que tu as réussi à prononcer c’est encore une fois mon prénom… Du coup j’ai pris le relai de Zayn et Niall et j’ai réussi à te calmer… Une fois que tu étais devenue calme on a décidé de remettre à plus tard l’interrogatoire et de profiter que tu sois là. Du coup Liam a amené un pack de bière, et l’alcool aidant on a fini par s’embrasser… Je ne suis pas sûr que tu le voulais mais en tout cas moi j’ai adoré… Et comme je te l’ai dit ce matin, j’aurais aussi aimé qu’on couche ensemble… Voilà je t’ai dit tout ce qu’il y avait à dire, je te laisse terminer de prendre ta douche et t’habiller.

Je le vois sortir de la salle de bain et refermer la porte. Woaoh… Que de révélations ! Pourquoi est-ce que je m’étais autant accrochée à lui hier ? Est-ce qu’il a vraiment aimé notre baiser ? me considère-t-il simplement comme sa nouvelle conquête d’un soir ? Pourquoi Harry et pas un autre ? Toute ces questions sur Harry en viennent presque à éclipser toute les autres. Je ne suis quand même pas en train de tomber amoureuse d’Harry ?

Je me lave rapidement avec le gel douche fourni par les garçons puis je sors et m’essuie dans ma toute nouvelle serviette de bain, trouvée elle aussi dans le sac. Je m’habille ensuite avec des sous-vêtements simples ( mis dans le sac par les garçons avec deux autres ensembles de lingerie beaucoup plus affriolants ), un short en jean ( ils avaient aussi prévu un jean et un legging ), un polo blanc pas trop échancré ( j’avais eu droit à quatre polos : un bleu un blanc un rouge et un vert ainsi qu’un sweat noir ). Avant de sortir de la salle de bain je réfléchis à tout ce que m’a dit Harry. Il faut que je règle ce problème avant de me préoccuper de mon « amnésie » qui commençait à m’inquiéter sérieusement.

-          Bon écoute j’apprécie ce que tu as dit. Je sais que pour toi je ne suis qu’une de tes conquêtes d’un soir que tu mets dans ton lit et que tu ne rappelles jamais mais c’est pas grave. J’ai envie de tenter l’expérience avec toi…

Mais qu’est-ce qui m’a pris de dire ça ? Harry me regarde avec des yeux étonnés, puis il finit par sourire. Je m’approche de lui et l’embrasse. Mais qu’est-ce que je fais ? Pourquoi est-ce que je suis en train de l’embrasser ?  Je ne peux pas être amoureuse de lui. C’est impossible. Pourtant ce baiser me fait avoir des milliers de frissons. Je ne comprends pas. Je n’ai plus l’impression d’être moi-même. Et si c’était ça la clé du mystère ? Si pendant ces 24h de blanc on m’avait tout simplement fait subir un lavage de cerveau ? Pour qui est-ce que je me prends à embrasser Harry Styles, comme ça, après même pas une journée ?

Harry interrompt notre baiser après plusieurs minutes. Il me sourit, je lui souris, et, incapables d’échanger un mot, nous mettons en silence nos chaussures. Puis il m’invite à sortir dans le couloir de l’hôtel pendant qu’il ferme la porte. Enfin un lieu différent ! Et pourtant je peine à le reconnaître. Ce couloir ne m’est pas familier, pire que ça, je me sens oppressée. Voyant que je commence à chanceler Harry me prend la main et m’entraîne en rigolant dans les escaliers. Nous descendons rapidement et retrouvons les garçons dans le hall, sauf Zayn qui fume dehors.

Nous marchons alors pour sortir de l’hôtel. A peine la porte franchie la dure réalité de New-York parvient à moi. L’hôtel donne sur une immense rue où des centaines de voitures circulent. Des voitures. Des centaines de voitures… Et là, d’un seul coup, la mémoire me revient…